January 1, 2019 / 3:34 PM / 3 months ago

L'opposition soudanaise demande la dissolution du gouvernement

KHARTOUM, 1er janvier (Reuters) - Plusieurs partis de l’opposition soudanaise ont annoncé mardi qu’ils allaient demander au président Omar al Bachir de dissoudre le gouvernement et de mettre en place une équipe de transition chargée d’organiser des élections.

Lundi, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes en direction de centaines de manifestants qui tentaient de marcher sur le palais présidentiel à Khartoum. La police a arrêté plusieurs dizaines de personnes, dont Zeïnab al Mahdi, la fille du président du parti Oumma, Sadiq al Mahdi.

Les partis d’opposition veulent remettre mercredi au chef de l’Etat une pétition demandant la dissolution du gouvernement et aussi l’ouverture d’une enquête sur les violences imputées aux forces de sécurité lors des manifestations de ces deux dernières semaines.

Cette pétition est notamment signée par le parti Oumma, le Mouvement pour la Réforme maintenant et le Parti démocratique unioniste.

Lundi soir, le président Bachir, âgé de 74 ans et au pouvoir depuis 1989, est apparu à la télévision nationale. Il a reconnu que le pays était confronté à des difficultés économiques auxquelles il comptait s’attaquer prochainement mais il n’a fait aucune allusion aux manifestations.

La colère provoquée par les hausses de prix, les pénuries de certaines denrées de base et de liquidités est à l’origine des manifestations qui se sont transformées progressivement en un mouvement anti-Bachir.

Militants et défenseurs des droits de l’homme accusent le régime soudanais de faire un recours excessif à la force.

Le bilan officiel des affrontements fait état d’au moins 19 morts, dont deux militaires. En début de semaine dernière, Amnesty International parlait quant à elle de 37 morts. Le ministre de l’Intérieur a déclaré à Reuters que 125 policiers avaient été blessés depuis le début de ces troubles.

Le pays est en proie à une crise économique profonde qui a débuté en 2011, après le référendum en faveur d’une sécession de la partie sud. L’accession du Soudan du Sud à l’indépendance a amputé l’économie nationale des trois quarts de ses revenus pétroliers. (Aidan Lewis; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français)

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