December 31, 2018 / 3:01 AM / 16 days ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 03H00 GMT (31/12)

LA PRÉSIDENTIELLE EN RDC ÉMAILLÉE DE NOMBREUX INCIDENTS

KINSHASA - Files d’attente interminables, machines à voter en panne et pluies torrentielles dans la capitale Kinshasa ont perturbé l’élection présidentielle dimanche en République démocratique du Congo tandis que l’opposition dénonçait des irrégularités.

Aux moins deux personnes ont été tuées lors d’une altercation au sujet de la fraude électorale dans l’est du pays, où trois bastions de l’opposition étaient privés de vote. Les autorités ont annulé le scrutin dans ces circonscriptions en invoquant les risques liés à l’épidémie d’Ebola et aux violences ethniques.

Les bureaux de vote sont restés ouverts après l’heure de fermeture, prévue à 17h00 GMT, pour permettre aux électeurs qui patientaient en longues files de pouvoir voter. De nombreux bureaux avaient ouvert avec un retard de plusieurs heures.

Quarante millions d’électeurs étaient appelés à désigner le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis l’assassinat de son père, en 2001, et auquel la Constitution interdit de briguer un troisième mandat consécutif. Le scrutin pourrait donner lieu à la première alternance démocratique de l’histoire de la RDC.

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LE PARTI AU POUVOIR AU BANGLADESH REMPORTE LES LÉGISLATIVES

DACCA - Le parti de la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a remporté les élections législatives avec une majorité écrasante, a annoncé la Commission électorale lundi matin, des résultats rejetés par l’opposition qui considère que le scrutin est entaché de fraude.

Sheikh Hasina, qui est âgée de 71 ans, va ainsi entamer un troisième mandat à la tête du gouvernement.

L’alliance dirigée par le parti de Hasina, la Ligue Awami, a remporté 287 des 298 sièges pour lesquels les résultats sont officiels. Le Parlement compte 300 sièges.

Seuls six sièges ont été remportés par le principal parti d’opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), qui avait boycotté le précédent scrutin en 2014.

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SYRIE-UN ÉMINENT SÉNATEUR US RASSURÉ PAR CE QUE VEUT TRUMP

WASHINGTON - Le sénateur républicain Lindsey Graham a déclaré dimanche être rassuré sur le projet de Donald Trump de retrait des troupes américaines de Syrie après une rencontre avec le président dimanche à la Maison Blanche.

“Nous avons parlé de la Syrie. Il m’a dit des choses que je ne savais pas qui m’ont fait beaucoup mieux me sentir sur la direction que nous prenons en Syrie”, a-t-il déclaré devant les journalistes à l’issue de la réunion à la Maison blanche.

Lindsey Graham, dont la voix est influente en matière de sécurité nationale, a dit que le voyage en Irak effectué la semaine dernière par Donald Trump avait fait comprendre à celui-ci la nécessité de “finir le travail” contre le groupe Etat islamique, aussi connu sous le nom de Daech.

Avant sa rencontre avec le président, le sénateur de Caroline du Sud avait dit que le retrait de la totalité des forces américaines nuirait à la sécurité des États-Unis parce que cela permettrait à l’État islamique de se reconstruire. Un retrait total équivaudrait aussi à une trahison des Kurdes qui combattent les derniers éléments de Daech avec le soutien des Etats-Unis, avait ajouté Lindsey Graham.

L’IRAK POURRAIT ÊTRE PLUS ACTIF EN SYRIE APRÈS LE RETRAIT US

BAGDAD - Le Premier ministre irakien a annoncé dimanche que de hauts responsables de la sécurité avaient rencontré le président syrien Bachar al Assad à Damas et laissé entendre que l’Irak pourrait jouer un rôle accru dans la lutte contre l’État islamique avec le retrait des troupes américaines de Syrie.

“Cette affaire a beaucoup de complications”, a déclaré Adel Abdoul Mahdi à la presse, évoquant la récente annonce surprise faite par le président américain Donald Trump de retrait des forces spéciales américaines de la Syrie voisine.

“Si un développement négatif se produit en Syrie, il nous affectera. Nous avons une frontière de 600 km avec la Syrie et Daech est là”, a-t-il poursuivi.

Adel Abdoul Mahdi a ajouté que l’Irak cherchait à aller au-delà de son accord actuel avec la Syrie, dans le cadre duquel il mène des frappes aériennes contre les djihadistes de l’Etat islamique sur le territoire syrien. Il n’est pas entré dans les détails.

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UNE QUINZAINE DE DJIHADISTES TUÉS DANS LE SUD-OUEST DU NIGER

PARIS - La force française Barkhane et l’armée nigérienne ont tué une quinzaine de djihadistes dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière avec le Mali, lors d’une action conjointe dans la nuit du 27 décembre, a annoncé dimanche l’état-major français.

Une vingtaine de motos ont été saisies, ainsi que des armes et des munitions.

Le raid est intervenu près de Tongo Tongo, village du sud-ouest du Niger, à environ 175 km au nord de Niamey, où une patrouille de militaires américains et nigériens avait été la cible le 4 octobre 2017 d’une embuscade meurtrière de combattants de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

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L’ÉPOUSE DE CHÉRIF EXPULSÉE DE DJIBOUTI, ARRÊTÉE EN FRANCE

PARIS - L’épouse du djihadiste présumé Peter Chérif, placé en détention provisoire en France le 27 décembre, a été expulsée de Djibouti dans la nuit de samedi à dimanche et placée en garde à vue à son arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Elle était accompagnée de ses deux enfants, qui ont été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance.

Peter Chérif, alias Abou Hamza, 36 ans, était en fuite depuis 2011. Ancien délinquant converti à l’islam radical au début des années 2000, il est considéré comme un proche des frères Chérif et Saïd Kouachi, les auteurs de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015.

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BENALLA S’ENGAGE À RENDRE SES PASSEPORTS DIPLOMATIQUES

PARIS - Alexandre Benalla, au coeur d’une nouvelle controverse politico-judiciaire pour n’avoir pas restitué ses deux passeports diplomatiques après son licenciement de l’Elysée, assure dans Le Journal du Dimanche qu’il rendra les documents “dans les prochains jours” au ministère des Affaires étrangères.

Le parquet de Paris, saisi par le Quai d’Orsay, a ouvert samedi une enquête préliminaire contre l’ex-chargé de mission de la présidence pour “abus de confiance” et “usage sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle”, notamment.

Le Quai d’Orsay a précisé cette semaine avoir demandé par deux fois à Alexandre Benalla, le 26 juillet et le 10 septembre via lettre recommandée, la restitution de ses passeports, respectivement émis les 20 septembre 2017 et 24 mai 2018.

Selon Mediapart, Alexandre Benalla, qui affirme exercer désormais une activité de “consultant”, en Afrique notamment, aurait utilisé ce dernier document dans de récents déplacements, semble-t-il au Tchad et en Israël.

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UN DÉTENU S’ÉVADE DE LA PRISON DE FRESNES

PARIS - Un détenu est parvenu à s’évader dimanche après-midi de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en franchissant le mur d’enceinte malgré les tirs de surveillants, a déclaré le ministère de la Justice.

L’homme venait d’être condamné à trois ans de prison pour s’être évadé d’un tribunal, a précisé sur BFM TV Emmanuel Baudin, secrétaire général du Syndicat national pénitentiaire-Force ouvrière (SNPFO).

“Il a réussi à escalader le mur d’enceinte, il s’est blessé aux mains en franchissant les barbelés, les agents postés dans le mirador ont tenté de le stopper en utilisant leur arme, ça n’a pas réussi”, a-t-il dit.

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LA DÉTENTION DE CARLOS GHOSN AU JAPON PROLONGÉE DE DIX JOURS

TOKYO - Le tribunal de district de Tokyo a décidé de prolonger de dix jours la détention de Carlos Ghosn, arrêté au Japon le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières chez Nissan, rapporte lundi la chaîne de télévision Asahi.

L’actuelle période de détention de Carlos Ghosn s’achève ce lundi.

Le PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan a été de nouveau placé en état d’arrestation le 21 décembre sur la base de nouvelles accusations selon lesquelles il aurait fait passer dans les comptes du constructeur automobile japonais des pertes de 1,85 milliard de yens (14,5 millions d’euros) sur des investissements personnels.

A l’issue d’une première période de détention, Carlos Ghosn a été inculpé le 10 décembre pour n’avoir pas déclaré l’intégralité de sa rémunération chez Nissan de 2010 à 2015. Le même jour, l’enquête a été élargie aux trois années suivantes, ce qui avait entraîné immédiatement une nouvelle mise en détention.

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