December 21, 2018 / 10:03 AM / in a month

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 10H00 GMT (21/12)

DEMISSION DU SECRETAIRE AMERICAIN A LA DEFENSE, JIM MATTIS

WASHINGTON - Le secrétaire américain à la Défense, l’ancien général des Marines Jim Mattis, a présenté sa démission et quittera ses fonctions fin février, a déclaré jeudi Donald Trump, au lendemain de l’annonce par le président américain du retrait des troupes présentes en Syrie.

Le choix de retirer les forces américaines de Syrie a constitué un énième point de désaccord entre Mattis et Trump, de même que le possible retrait d’une partie des troupes présentes en Afghanistan, une hypothèse dont ont fait part jeudi à Reuters deux représentants américains.

Dans sa lettre de démission, Jim Mattis a expliqué qu’il préférait laisser la place à un secrétaire à la Défense qui partagera davantage la vision du chef de la Maison blanche.

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LA CROISSANCE FRANÇAISE REVUE EN BAISSE A 0,3% AU T3

PARIS - La croissance de l’économie française au troisième trimestre a été revue en baisse à 0,3%, soit 0,1 point de moins qu’annoncé précédemment, selon les données publiées vendredi l’Insee dans sa troisième et dernière estimation pour la période.

Ce rythme, bien que revu en baisse, marque une légère accélération par rapport à la cadence de 0,2% observée au premier et au deuxième trimestres, mais cette reprise ne devrait être que temporaire avant une fin d’année pénalisée par les répercussions du mouvement des “Gilets jaunes”.

Comme dans les précédentes estimations, l’acquis de croissance pour l’ensemble de l’année 2018, à savoir l’évolution du produit intérieur brut (PIB) si l’activité stagnait complètement au cours des trois derniers mois de l’année, s’établit à 1,5%.

A ce niveau, le scénario d’une progression de 1,7% du PIB retenu par le gouvernement pour l’année en cours est largement compromis, puisqu’il nécessiterait, selon les calculs de Reuters, une progression de 0,8% du PIB au quatrième trimestre pour se réaliser.

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“GILETS JAUNES”-LES MESURES D’URGENCE ADOPTÉES

PARIS - L’exécutif et la majorité espèrent que les mesures d’urgence en cours d’adoption et la promesse du grand débat national permettront d’apaiser la crise des “Gilets jaunes”, à la veille d’un sixième samedi de manifestations en France.

Emmanuel Macron a directement répondu jeudi à une pétition signée par plus de 1,1 million de personnes sur Internet, en donnant raison aux signataires et en les invitant au dialogue.

“Vous avez subi de plein fouet la hausse des prix du carburant et avez décidé de réagir en signant cette pétition (...) vous avez raison”, a écrit le chef de l’Etat.

“Vous dénoncez l’écart qui s’est peu à peu creusé entre le peuple et ses dirigeants (...). À nous de trouver des solutions pour faire, ensemble et dans le dialogue, de cette colère une chance”, ajoute-t-il.

Des porte-parole autoproclamés des “Gilets jaunes” ont pour leur part confirmé vendredi leur intention de poursuivre le mouvement et appelé à de nouvelles manifestations samedi.

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CARLOS GHOSN DE NOUVEAU ARRÊTÉ AU JAPON

TOKYO - Le parquet de Tokyo a de nouveau placé Carlos Ghosn en état d’arrestation vendredi, accusant l’ex-président de Nissan d’avoir fait passer dans les comptes du constructeur japonais des pertes sur des investissements personnels de plus de 1,8 milliard de yens (14,1 millions d’euros) en 2008.

Cela signifie que le PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan pourrait être maintenu en détention pendant une nouvelle période de dix jours, après avoir déjà passé un mois en prison depuis son arrestation le 19 novembre pour des accusations de malversations financières.

La décision du parquet de Tokyo intervient au lendemain du refus d’un tribunal de district de la capitale japonaise de prolonger la détention de Carlos Ghosn, un coup de théâtre qui laissait envisager que Ghosn pourrait être rapidement libéré sous caution.

Un peu plus tôt vendredi, la chaîne de télévision japonaise NHK, citant l’avocat de Carlos Ghosn, rapportait que Ghosn avait juré de rétablir son honneur en justice.

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LE DJIHADISTE FRANÇAIS PETER CHÉRIF ARRÊTÉ À DJIBOUTI

PARIS - Un des djihadistes français les plus recherchés, Peter Chérif, visé par un mandat d’arrêt international, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti, a-t-on dit jeudi soir à Reuters de source proche du dossier, confirmant une information de Marianne.

Proche des frères Chérif et Saïd Kouachi, les auteurs de l’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015, cet homme de 36 ans, ancien délinquant converti à l’islam radical au début des années 2000, a notamment fait partie de la filière dite des Buttes-Chaumont, à Paris, avant de rejoindre Al Qaïda en Irak. Il est soupçonné d’avoir contribué à la préparation de l’attentat contre Charlie.

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LE CONGRÈS AMÉRICAIN TENTE D’ÉVITER UN “SHUTDOWN”

WASHINGTON - La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi soir un texte destiné à éviter le blocage de l’administration fédérale (“shutdown”), en prévoyant dans le budget les crédits réclamés par le président Donald Trump pour construire un mur à la frontière avec le Mexique, et l’a transmis au Sénat.

Si le texte venait à ne pas recueillir suffisamment de voix au Sénat, une hypothèse très probable, le financement de plusieurs administrations, dont les départements de la Sécurité intérieure, de la Justice et du Commerce, ne sera plus assuré à partir de ce vendredi à minuit.

Le Sénat avait adopté mercredi en urgence un texte garantissant le financement de l’administration fédérale jusqu’au 8 février, mais sans y inclure les fonds nécessaires à la construction du mur à la frontière mexicaine.

Donald Trump a annoncé plus tôt jeudi qu’il ne signerait pas cette version du texte, exigeant du Congrès qu’il finance la construction du mur, promesse la plus emblématique de sa campagne présidentielle en 2016.

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REPRISE PARTIELLE DU TRAFIC AERIEN A GATWICK

LONDRES - L’aéroport londonien de Gatwick a rouvert et les vols ont repris vendredi après avoir été interrompus jeudi par l’apparition de drones qui ont paralysé le trafic aérien, piégeant plus de 120.000 passagers à quelques jours des fêtes de Noël.

Sept cents avions devraient pouvoir décoller vendredi mais des retards et des annulations ne sont pas à exclure, ont prévenu les autorités.

L’armée et la police ont déployé des moyens technologiques pour surveiller le site et éviter le retour des drones qui ont perturbé le deuxième aéroport britannique.

“Il y a sur le terrain une combinaison de mesures afin de faire en sorte que la confiance revienne (...) Certains de ces moyens sont militaires”, a déclaré le secrétaire britannique aux Transports, Chris Grayling, sans entrer dans le détail.

Tous les vols ont été annulés jeudi et des dizaines de milliers de passagers ont dû patienter, tandis que la police tentait vainement de mettre la main sur les pilotes de ces drones qui sont réapparus à chaque fois que le trafic était sur le point de reprendre.

Les drones ont été repérés pour la première fois mercredi soir aux abords du deuxième aéroport britannique, qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au sud de Londres.

Selon les autorités, rien ne permet de privilégier la piste terroriste.

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YÉMEN-VOTE DU PROJET DE RÉSOLUTION DE L’ONU SUR LA TRÊVE À HODEÏDA

NATIONS UNIES - Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter vendredi un projet de résolution visant à soutenir la trêve conclue entre belligérants yéménites dans la ville portuaire de Hodeïda, entrée en vigueur mardi, et à mettre en place une équipe pour superviser cette trêve, ont déclaré jeudi des diplomates.

Les miliciens houthis, alignés sur l’Iran, et le gouvernement yéménite du président Abd-Rabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition de pays arabes sunnites, sont convenus jeudi dernier, au terme d’une semaine de pourparlers de paix sous l’égide de l’Onu en Suède, de cesser le feu à Hodeïda et d’en retirer leurs combattants.

La Grande-Bretagne a fait circuler le projet de résolution lundi aux Nations unies, avant que les Etats-Unis, qui souhaitent que le rôle de l’Iran soit condamné dans le texte, émettent leur propre projet de résolution jeudi.

D’après des diplomates, les 15 membres du Conseil de sécurité voteront seulement le projet de résolution britannique, s’attendant à ce que Washington ne soumette finalement pas son texte au vote.

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L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE REPOUSSÉE D’UNE SEMAINE EN RDC

KINSHASA - Le scrutin présidentiel prévu dimanche en République démocratique du Congo a été repoussé d’une semaine, a annoncé jeudi la commission électorale (CENI).

Cette élection, qui devait initialement se tenir en 2016, vise à désigner le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, atteint par la limitation du nombre de mandats.

La CENI a justifié sa décision par l’incendie qui a détruit la semaine dernière des milliers de machines à voter et d’urnes à Kinshasa, l’épidémie de fièvre Ebola dans l’est et des violences ethniques qui ont éclaté cette semaine.

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