December 21, 2018 / 3:02 AM / 3 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 03H00 GMT (21/12)

CARLOS GHOSN DE NOUVEAU ARRÊTÉ AU JAPON

TOKYO - Le parquet de Tokyo a de nouveau placé Carlos Ghosn en état d’arrestation vendredi, accusant l’ex-président de Nissan d’avoir fait passer dans les comptes du constructeur japonais des pertes sur des investissements personnels de plus de 1,8 milliard de yens (14,1 milliards d’euros).

Cela signifie que le PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan pourrait être maintenu en détention pendant une nouvelle période de dix jours.

Le tribunal de district de Tokyo avait annoncé jeudi qu’il refusait de prolonger la détention de Carlos Ghosn, un coup de théâtre qui laissait envisager que Ghosn pourrait être libéré sous caution après avoir passé un mois en prison pour des malversations financières présumées.

Citant l’avocat de Carlos Ghosn, la chaîne de télévision japonaise NHK rapportait un peu plus tôt vendredi que Ghosn a juré de rétablir son honneur en justice.

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LE DJIHADISTE FRANÇAIS PETER CHÉRIF ARRÊTÉ À DJIBOUTI

PARIS - Un des djihadistes français les plus recherchés, Peter Chérif, visé par un mandat d’arrêt international, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti, a-t-on dit jeudi soir à Reuters de source proche du dossier, confirmant une information de Marianne.

Proche des frères Chérif et Saïd Kouachi, les auteurs de l’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015, cet homme de 36 ans, ancien délinquant converti à l’islam radical au début des années 2000, a notamment fait partie de la filière dite des Buttes-Chaumont, à Paris, avant de rejoindre Al Qaïda en Irak. Il est soupçonné d’avoir contribué à la préparation de l’attentat contre Charlie.

Selon l’hebdomadaire Marianne, qui cite une source gouvernementale, Peter Chérif est entre les mains de la police française et en attente de son extradition.

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USA: DÉMISSION DU SECRÉTAIRE À LA DÉFENSE JIM MATTIS

WASHINGTON - Le secrétaire américain à la Défense, l’ancien général des Marines Jim Mattis, a présenté sa démission et quittera ses fonctions fin février, a déclaré jeudi Donald Trump, au lendemain de l’annonce par le président américain du retrait des troupes présentes en Syrie.

Jim Mattis a fait part de sa volonté de démissionner après s’être entretenu en tête à tête avec Donald Trump dans le bureau Ovale, une discussion lors de laquelle les deux hommes ont exprimé leurs désaccords, a dit un haut représentant de la Maison blanche.

Le choix de retirer les forces américaines de Syrie a constitué un énième point de désaccord entre Mattis et Trump, de même que le possible retrait d’une partie des troupes présentes en Afghanistan, une hypothèse dont ont fait part jeudi à Reuters deux représentants américains.

Dans sa lettre de démission, Jim Mattis a expliqué qu’il préférait laisser la place à un secrétaire à la Défense qui partagera davantage la vision du chef de la Maison blanche.

Le chef du Pentagone dit sa conviction que “les Etats-Unis doivent conserver des alliances fortes et respecter leurs alliés”, une critique à peine voilée envers Donald Trump et ses politiques isolationnistes.

ENCADRE-Les principaux départs au sein de l’administration Trump:

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LE CONGRÈS AMÉRICAIN TENTE D’ÉVITER UN “SHUTDOWN”

WASHINGTON - La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi soir un texte destiné à éviter le blocage de l’administration fédérale (“shutdown”), en prévoyant dans le budget les crédits réclamés par le président Donald Trump pour construire un mur à la frontière avec le Mexique, et l’a transmis au Sénat.

Si le texte venait à ne pas recueillir suffisamment de voix au Sénat, une hypothèse très probable, le financement de plusieurs administrations, dont les départements de la Sécurité intérieure, de la Justice et du Commerce, ne sera plus assuré à partir de ce vendredi à minuit.

Le Sénat avait adopté mercredi en urgence un texte garantissant le financement de l’administration fédérale jusqu’au 8 février, mais sans y inclure les fonds nécessaires à la construction du mur à la frontière mexicaine.

Donald Trump a annoncé plus tôt jeudi qu’il ne signerait pas cette version du texte, exigeant du Congrès qu’il finance la construction du mur, promesse la plus emblématique de sa campagne présidentielle en 2016.

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LE TRAFIC AÉRIEN DEMEURE SUSPENDU À LONDRES-GATWICK

LONDRES - Des militaires britanniques ont été appelés jeudi en renfort après le survol par des drones de l’aéroport international de Gatwick, près de Londres, où le trafic aérien suspendu depuis mercredi soir le restera jusqu’à vendredi à 06h00 GMT, ont annoncé les autorités.

Le ministère de la Défense a déclaré que du matériel spécialisé avait été déployé aux abords du deuxième aéroport du pays après celui de Heathrow, à 50 km au sud de Londres.

Pour les autorités, il s’agit d’une action délibérée en vue de perturber le trafic aérien, mais “rien n’indique qu’il y ait un lien avec le terrorisme”. Des dizaines de vols ont été déroutés vers d’autres aéroports européens.

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YÉMEN-VOTE DU PROJET DE RÉSOLUTION DE L’ONU SUR LA TRÊVE À HODEÏDA

NATIONS UNIES - Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter vendredi un projet de résolution visant à soutenir la trêve conclue entre belligérants yéménites dans la ville portuaire de Hodeïda, entrée en vigueur mardi, et à mettre en place une équipe pour superviser cette trêve, ont déclaré jeudi des diplomates.

Les miliciens houthis, alignés sur l’Iran, et le gouvernement yéménite du président Abd-Rabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition de pays arabes sunnites, sont convenus jeudi dernier, au terme d’une semaine de pourparlers de paix sous l’égide de l’Onu en Suède, de cesser le feu à Hodeïda et d’en retirer leurs combattants.

La Grande-Bretagne a fait circuler le projet de résolution lundi aux Nations unies, avant que les Etats-Unis, qui souhaitent que le rôle de l’Iran soit condamné dans le texte, émettent leur propre projet de résolution jeudi.

D’après des diplomates, les 15 membres du Conseil de sécurité voteront seulement le projet de résolution britannique, s’attendant à ce que Washington ne soumette finalement pas son texte au vote.

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L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE REPOUSSÉE D’UNE SEMAINE EN RDC

KINSHASA - Le scrutin présidentiel prévu dimanche en République démocratique du Congo a été repoussé d’une semaine, a annoncé jeudi la commission électorale (CENI).

Cette élection, qui devait initialement se tenir en 2016, vise à désigner le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, atteint par la limitation du nombre de mandats.

La CENI a justifié sa décision par l’incendie qui a détruit la semaine dernière des milliers de machines à voter et d’urnes à Kinshasa, l’épidémie de fièvre Ebola dans l’est et des violences ethniques qui ont éclaté cette semaine.

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LAREM-EXCLUSION D’UN DÉPUTÉ QUI A VOTÉ CONTRE LE BUDGET 2019

PARIS - Un député de La République en Marche, l’élu de Haute-Garonne Sébastien Nadot, a voté jeudi contre le projet de loi de finances pour 2019, un comportement qui a valu à ce “frondeur” son exclusion immédiate du parti majoritaire.

Le budget, revu pour intégrer une partie des concessions consenties par le gouvernement au mouvement des “Gilets jaunes”, a été définitivement adopté par 182 voix contre 52.

Dans un communiqué intitulé “Pourquoi j’ai voté contre le budget 2019”, Sébastien Nadot explique que le PLF 2019 ne lui “paraît pas en mesure d’atteindre les objectifs fixés, particulièrement en ce qui concerne le quotidien d’une majorité de Français et la nécessaire transition écologique.”

Le chef du groupe LaRem à l’Assemblée nationale, Gilles Legendre, a immédiatement décrété jeudi soir son exclusion.

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