December 18, 2018 / 3:28 PM / 6 months ago

La date de la hausse de taux dépendra des données-Makuch (BCE)

BRATISLAVA, 18 décembre (Reuters) - Le moment choisi pour relever les taux d’intérêt dans la zone euro dépendra de l’état de l’économie, a déclaré mardi Jozef Makuch, gouverneur de la Banque de Slovaquie et à ce titre membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.

La BCE a réitéré jeudi, à l’issue de sa dernière réunion de politique monétaire de l’année, son engagement de maintenir ses taux directeurs inchangés au moins jusqu’à l’été 2019. Elle a aussi confirmé son intention d’arrêter définitivement à la fin du mois ses achats de titres sur les marchés mais elle s’est engagée à garder son stock de dette en réinvestissant le produit des obligations arrivant à maturité.

Interrogé, lors d’une conférence de presse, sur la réaction de la BCE à un possible ralentissement économique, Jozef Makuch a répondu qu’un tel scénario pourrait rendre nécessaire une reformulation de la communication avancée de la banque centrale.

“La date d’une future hausse de taux n’est pas qu’une question de calendrier mais dépendra de l’état de l’économie”, a-t-il dit. “Nous avons toujours besoin d’observer l’état de l’économie et, si cela se produit, nous devrons peut-être reformuler la communication avancée.”

Les entreprises de la zone euro terminent 2018 sur une note terne, la croissance de l’activité tombant à son plus bas niveau depuis plus de quatre ans en raison des tensions commerciales et du conflit social des “Gilets jaunes” en France, selon les premiers résultats des enquêtes de décembre d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats publiés vendredi.

La BCE a de son côté réduit ses projections de croissance et d’inflation pour l’an prochain, intégrant le ralentissement plus marqué qu’attendu observé ces derniers mois.

Jozef Makuch a cité comme sources de risques la politique internationale, le protectionnisme, la vulnérabilité des marchés émergents, la volatilité des marchés financiers et les difficultés budgétaires de l’Italie et de la France.

Alors que le président de la BCE, Mario Draghi, s’est montré confiant la semaine dernière sur les perspectives de croissance et le maintien d’une politique monétaire accommodante, d’autres se montrent plus impatients.

Le gouverneur de la Banque d’Autriche, Ewald Nowotny, a ainsi estimé vendredi que les risques pour la croissance n’étaient pas suffisamment importants pour modifier l’orientation de la politique monétaire et il a appelé de ses voeux une hausse de taux le plus rapidement possible.

Jozef Makuch, dont les votes au Conseil des gouverneurs passent pour avoir penché alternativement du côté de Mario Draghi et de celui, plus conservateur, de l’Allemagne et de l’Autriche, a annoncé le mois dernier qu’il quitterait en mars prochain son poste de gouverneur de la Banque de Slovaquie.

Il sera remplacé par l’actuel ministre des Finances, Peter Kazimir, qui s’est souvent aligné sur la position de fermeté de l’Allemagne face aux pays en délicatesse avec leurs engagements budgétaires. (Tatiana Jancarikova, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)

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