December 12, 2018 / 11:24 AM / 5 months ago

UE-Sacrifier le 3% était nécessaire pour continuer à réformer-Elysée

PARIS, 12 décembre (Reuters) - Sacrifier le 3% l’an prochain était nécessaire pour continuer à réformer la France, expliquera Emmanuel Macron à ses partenaires européens s’ils l’interrogent sur ce sujet jeudi et vendredi à Bruxelles, a dit mercredi une source à la présidence française.

Les “Gilets jaunes” ont eu raison de ce pilier de la stratégie économique et diplomatique du président français, le fragilisant alors qu’il peine à convaincre ses partenaires d’accélérer les réformes européennes.

Selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le déficit public pourrait déraper de 0,5 point de PIB en 2019 pour atteindre environ 3,4%, nettement au-delà de la limite européenne.

“Le message européen du président sera très clair”, explique un proche : “pour pouvoir réformer, il ne faut pas de blocage ou d’incompréhension dans la société et il faut surmonter cette colère et cette impatience.”

Emmanuel Macron a corrigé une partie de la hausse de la CSG des retraités mais il a pour l’essentiel accéléré des mesures de pouvoir d’achat prévues plus tard sur le quinquennat et a surtout confirmé le cap des réformes, a ajouté la source.

“Le cap réformateur n’est pas remis en cause, il aurait été bloqué si on avait eu un blocage durable de la société française”, a-t-on déclaré. “Il n’a remis en cause aucune des grandes réformes économiques importantes, qui ont été bien perçues par nos partenaires : la réforme du marché du travail, la réforme de la SNCF, il a confirmé le cap des réformes qui sont attendues comme celles des retraites ou de l’Etat.”

En pleine période de tensions entre la Commission européenne et l’Italie sur son projet de budget, Rome a immédiatement montré la France du doigt, jugeant que les règles budgétaires devaient s’appliquer à tous de la même façon.

Les situations budgétaires de la France et de l’Italie ne sont pas comparables, l’Italie violant les critères de l’Union européenne “depuis des années”, a répliqué mercredi, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici.

Le sujet pourrait resurgir lors des discussions entre chefs d’Etat et de gouvernement au Conseil européen jeudi et vendredi. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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