December 19, 2018 / 9:59 AM / 3 months ago

GB/Indicateurs-Le taux d'inflation ralentit à 2,3%, comme prévu

LONDRES, 19 décembre (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* LE TAUX D’INFLATION RALENTIT À 2,3%, COMME ATTENDU

19 décembre - Le taux d’inflation au Royaume-Uni est retombé à 2,3% en novembre, au plus bas depuis mars 2017, grâce surtout à une baisse des prix des carburants, selon les données publiées mercredi par l’office national de la statistique (ONS).

Ce chiffre, conforme aux anticipations des économistes, se compare à un taux de 2,4% en octobre. L’inflation avait atteint un pic de cinq ans de 3,1% en novembre 2017, quand jouait à plein l’impact inflationniste de la chute de la livre provoquée par le référendum de juin 2016 sur l’adhésion à l’Union européenne.

L’inflation de base, hors énergie, alimentation, alcools et tabac, a quant à elle décéléré à 1,8% le mois dernier contre 1,9% en octobre.

Les prix de l’essence ont accusé leur plus forte baisse depuis trois ans, dans le sillage des cours du brut. Les prix des jeux vidéo ont aussi reculé mais cet effet a été plus que compensé par une hausse des taxes sur le tabac.

Les prix immobiliers ont de leur côté augmenté de 2,7% en octobre sur un an, leur plus faible hausse depuis juillet 2013, après +3,0% en septembre, a également annoncé l’ONS. A Londres, ils ont reculé de 1,7% sur un an, confirmant la tendance baissière observée sur sept des huit derniers mois.

Les prix à la production ont quant à eux augmenté de 3,1% en rythme annuel en novembre après +3,3% en octobre, dépassant le consensus qui donnait une hausse de 2,9%.

Les prix des matières premières, dont bon nombre sont importées, ont affiché une hausse deux fois moindre qu’en octobre (+5,6% sur un an contre +10,3%) grâce à la chute de 11,8% des prix du pétrole par rapport à octobre, leur plus forte baisse mensuelle depuis janvier 2016. Les industriels ont pu augmenter leurs prix de 3,1% contre +3,3% en octobre, soit un peu moins que ce que prévoyaient les économistes.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix producteurs

* PLUS FORTE HAUSSE DES SALAIRES DEPUIS 10 ANS (+3,3%)

11 décembre - Les travailleurs britanniques ont obtenu sur la période août-octobre leur plus forte hausse salariale depuis dix ans, signe que le marché du travail reste étonnamment vigoureux à quelques mois du Brexit.

Le salaire horaire hebdomadaire, primes comprises, a augmenté de 3,3% sur un an, une hausse en rythme annuel sans précédent depuis juillet 2008 et nettement supérieure à celle de 3,0% attendue en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.

Les salaires hors primes ont également progressé de 3,3% en rythme annuel sur les trois mois à octobre selon les données de l’Office national de la statistique, leur plus forte hausse depuis la fin de 2008.

Le nombre de personnes en emploi a augmenté de 79.000 à 32,476 millions sur ces trois mois, un chiffre là aussi supérieur aux attentes, et le taux de chômage est ressorti à 4,1% contre 4,0% sur la période mai-juillet, proche de ses plus bas depuis les années 1970.

Pour le mois de novembre, l’ONS a recensé 993.000 demandeurs d’emploi inscrits, un chiffre en hausse de 21.900 qui se compare à un consensus de +20.200.

La livre sterling a légèrement amplifié son rebond face au dollar et à l’euro en réaction à la publication de ces statistiques.

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* CROISSANCE ESTIMÉE À 0,4% SUR AOÛT-OCTOBRE

10 décembre - La croissance de l’économie britannique s’est essouflée sur les trois mois à fin octobre, conséquence d’une baisse des ventes de voitures et de mesures de chômage technique dans l’industrie en raison d’une baisse de la demande, montrent les statistiques officielles publiées lundi.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) sur août-octobre a ralenti à 0,4%, ce qui est conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, après une expansion inhabituellement élevée de 0,6% au troisième trimestre.

Mais l’Office national de la statistique (ONS) a souligné que la statistique du troisième trimestre risquait d’être révisée en baisse en raison d’une forte révision en hausse du déficit commercial britannique sur la période de trois mois à fin septembre.

Par rapport à la période août-octobre 2017, la croissance est restée au niveau de 1,5% observé fin septembre, alors qu’un léger mieux était attendu. Sur le seul mois d’octobre, le PIB a augmenté comme prévu de 0,1%.

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* LE DÉFICIT COMMERCIAL SE CREUSE PLUS QUE PRÉVU

L’ONS a également annoncé que le déficit commercial s’était creusé plus que prévu en octobre, à 11,873 milliards de livres sterling contre 10,681 milliards en septembre et 10,5 milliards attendus.

Si l’on exclut le pétrole et d’autres postes généralement volatils, l’ONS précise que le déficit commercial, à 11,982 milliards de sterling, a atteint en octobre son plus haut niveau élevé depuis août 2017.

Les chiffres de lundi confirment que la vigueur économique du troisième trimestre relevait d’une anomalie qui peut s’expliquer entre autres par un été anormalement chaud.

Des statistiques plus récentes ont donné l’image d’une économie britannique qui ralentit face à l’incertitude entourant le Brexit.

L’ONS a également annoncé que la production industrielle avait baissé de 0,6% en octobre, son recul le plus marqué depuis mai, alors qu’une hausse de 0,1% était attendue.

Par rapport à octobre 2017, elle a fléchi de 0,8%, un pourcentage inédit depuis mars 2016. Elle était prévue inchangée.

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Les indicateurs publiés en novembre (Service économique)

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