December 11, 2018 / 9:03 AM / 3 months ago

GESTION 2019-Les craintes de récession, risque numéro un pour BlackRock

PARIS, 11 décembre (Reuters) - Les craintes de récession constituent le principal risque pour les perspectives d’investissement 2019, lit-on dans un document publié mardi par le BlackRock Investment Institute (BII).

La croissance mondiale et les revenus des entreprises devraient ralentir l’an prochain, l’économie américaine s’approchant de la fin du cycle, prévoit le “think tank” du numéro un mondial de la gestion d’actifs, qui a sondé une centaine d’investisseurs professionnels pour identifier les thèmes du marché pour 2019.

Si la peur d’une récession risque de peser, la matérialisation du phénomène n’est pas nécessairement pour tout de suite, selon les conclusions du panel réuni par les experts de la société américaine spécialisée dans la gestion indicielle.

“Si nous n’anticipons pas de menace imminente de récession étant donné la présence de politiques monétaires toujours accommodantes, le petit nombre de signes de surchauffe économique et l’absence de vulnérabilités financières importantes, notre analyse considère cependant que les risques augmentent et qu’ils deviendront substantiels en 2020 et au-delà”, précise le texte.

La politique de la Réserve fédérale américaine pourrait devenir moins prévisible en s’approchant d’une posture neutre, c’est-à-dire ne stimulant ni ne freinant l’économie, ce qui provoquerait probablement des épisodes de volatilité, selon le même document.

Le BII recommande dans ce contexte aux investisseurs de rechercher un équilibre entre le risque et le rendement et dit préférer une approche dite “barbell”, avec une exposition importante à des actifs de qualité parallèlement aux prises de risque ciblées dans des domaines où la prime de risque est attrayante.

Du côté de la géopolitique, les experts du BII pensent que les marchés pourraient sous-estimer les risques européens à moyen terme et que les frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine se reporteront davantage sur les prix du marché qu’en 2018. Le cercle de réflexion du géant américain se dit positif sur les actifs émergents et voit les économies de cette classe s’adapter à l’assouplissement par la Chine de sa politique monétaire et budgétaire.

Le BII dit continuer de préférer les actions aux obligations, mais avec une conviction modérée.

“En actions, nous préférons le facteur qualité et les entreprises avec des flux de trésorerie disponibles durables et des bilans sains”, lit-on dans la note.

“En titres à revenu fixe, nous préférons l’extrémité de la courbe de rendement américaine pour son potentiel de revenu attrayant. Nous devenons plus positifs sur la durée comme amortisseur de portefeuille lors d’épisodes d’absence de risque.”

Voir aussi :

LE POINT sur les perspectives de marché 2019 des gérants et stratèges

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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