December 4, 2018 / 6:01 AM / in 11 days

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 06H00 GMT (04/12)

GILETS JAUNES: DANS L’ATTENTE D’UN GESTE “FORT” DE L’ELYSÉE

PARIS - Une réunion interministérielle s’est tenue lundi soir à l’Elysée pour tenter de trouver une porte de sortie à la crise des “Gilets jaunes”, objet de consultations de l’ensemble des forces politiques toute la journée à Matignon.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, ou encore Bruno Le Maire (Economie) et Christophe Castaner (Intérieur) figuraient parmi la douzaine de ministres conviés autour d’Emmanuel Macron, a fait savoir l’Elysée.

Edouard Philipe a annoncé qu’il ferait un geste “fort” dans les prochains jours pour tenter de dénouer la crise nouée autour des questions de pouvoir d’achat, a rapporté le ministre de la Culture, Franck Riester.

Toute la journée, une trentaine d’élus - présidents des groupes parlementaires et responsables des partis et forces politiques - se sont succédés à Matignon pour des entretiens avec le Premier ministre - à l’exception de Jean-Luc Mélenchon qui a choisi de se faire représenter.

Aucune information n’a filtré sur la nature des mesures qui pourraient être annoncées. Les “Gilets jaunes” réclament comme premier geste un moratoire sur la hausse de la taxation des carburants prévue au 1er janvier prochain.

Bruno Le Maire s’est prononcé dans la journée en faveur d’une accélération de la baisse des impôts et des dépenses publiques.

Emmanuel Macron a de son côté reporté sa visite en Serbie prévue mercredi et jeudi.

CASTANER DÉNONCE DES ACTES DE VIOLENCE “INDIGNES ET HONTEUX”

PARIS - Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a qualifié d’”extrêmement grave”, d’”indigne” et de “honteux” le déchaînement de violence de samedi dernier en marge des manifestations des “Gilets jaunes”, en particulier à Paris.

Pendant plus d’une heure lundi soir devant la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, il a rendu hommage aux forces de l’ordre dont la vie était selon lui menacée et souligné la difficulté de répondre à un mouvement sans leader ni structure. Selon lui, les policiers se sont retrouvés face à des personnes animées par une “volonté de tuer”.

Pendant toute la journée, les cinq salles d’audience du tribunal de Paris dédiées aux comparutions immédiates n’ont pas désempli, avec l’audition à la chaîne de manifestants arrêtés samedi. Les premières condamnations sont tombées, dont certaines à la prison ferme.

Le parquet de Paris a par ailleurs annoncé la prolongation de la garde à vue de 111 personnes dont les profils sont jugés les plus sérieux et les actes les plus graves.

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LES AMBULANCIERS MANIFESTENT AUSSI LEUR COLÈRE À PARIS

PARIS - Plusieurs centaines d’ambulanciers ont bloqué lundi la place de la Concorde pour protester contre la réforme du financement du transport médical, sans renier par ailleurs une proximité avec le mouvement des “Gilets jaunes”.

Selon un décompte de la préfecture de police de Paris établi en fin de journée, 600 véhicules et 800 personnes se sont rassemblées place de la Concorde entre 07h00 et 20h30.

Les ambulanciers protestent contre un article de la loi de financement de la sécurité sociale 2017 entré en vigueur cette année qui permet aux cliniques et hôpitaux d’organiser des appels d’offre pour les transferts de patients entre établissements et qu’ils jugent défavorable aux petites structures indépendantes qui composent aujourd’hui la majorité du secteur.

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ADOPTION DÉFINITIVE DU BUDGET DE LA SÉCU POUR 2019

PARIS - Le Parlement a définitivement adopté lundi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, malgré les demandes de reports émanant de plusieurs groupes d’opposition désireux de tenir compte du contexte de grogne sociale des “Gilets jaunes”.

Le début du débat parlementaire a été animé par de nombreux rappels au règlement, plusieurs suspensions de séance et les quelques députés Les Républicains présents ont quitté l’hémicycle au début du discours de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

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BREXIT-OUVERTURE DU DÉBAT AU PARLEMENT BRITANNIQUE

LONDRES - Theresa May demandera mardi aux députés britanniques de soutenir l’accord de Brexit qu’elle a conclu en novembre avec l’Union européenne, au premier jour d’un débat à la Chambre des Communes primordial pour l’avenir du Royaume-Uni et sa sortie de l’UE avec ou sans accord au 29 mars prochain.

La volonté de Theresa May de maintenir des liens étroits avec l’UE après le Brexit a été critiquée aussi bien par les députés eurosceptiques (les “Brexiters”) que ceux favorables au maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE (les “Remainers”). Certains ont annoncé qu’ils rejetaient l’accord de Brexit et menacé de voter la défiance contre la Première ministre.

Si le Parlement venait à se prononcer contre cet accord, Theresa May pourrait demander un nouveau vote après renégociation avec l’UE, mais un tel revers rapprocherait la Grande-Bretagne d’un Brexit sans accord - avec le risque d’un choc plus violent pour l’économie britannique que la crise financière de 2008 - et accentuerait la pression sur la Première ministre pour qu’elle démissionne.

Jusqu’à six amendements visant à renégocier certains termes de l’accord de Brexit pourront être retenus le 11 décembre, date à laquelle s’achèvera le débat. Ces amendements ne seront pas juridiquement contraignants, mais Theresa May pourra difficilement les ignorer.

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USA-HOMMAGE À GEORGE H.W. BUSH AU CAPITOLE

WASHINGTON - Donald Trump et les principaux responsables politiques américains ont rendu hommage lundi à l’ancien président George H.W. Bush, dont le cercueil a été transporté au Capitole avant des funérailles d’Etat prévues mercredi à Washington.

La famille Bush, des membres l’administration de l’ancien chef de la Maison blanche, des parlementaires ou encore le président de la Cour suprême ont pris part lundi à une cérémonie organisée dans la rotonde du Capitole en hommage au 41e président américain, décédé vendredi à l’âge de 94 ans à son domicile de Houston.

Dans la soirée, après le départ de la famille Bush et des dignitaires, l’actuel président Donald Trump, accompagné de son épouse Melania, est venu présenter ses respects à George H.W. Bush.

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POURPARLERS SUR LE YÉMEN PEUT-ÊTRE DÈS MERCREDI EN SUÈDE

ADEN/DUBAI - Une délégation de rebelles houthis est attendue prochainement en Suède où doivent s’ouvrir, peut-être dès mercredi, des pourparlers destinés à mettre fin au conflit qui ravage le Yémen.

Un responsable houthi a déclaré à Reuters que la délégation rebelle pourrait quitter Sanaa lundi soir ou mardi matin. Les rebelles chiites soutenus par l’Iran, qui exigeaient comme préalable aux discussions que certains de leurs blessés soient évacués vers le sultanat d’Oman, ont obtenu gain de cause.

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LA MAISON BLANCHE VEUT METTRE FIN AUX SUBVENTIONS AUX VOITURES ÉLECTRIQUES

WASHINGTON - L’administration Trump veut supprimer d’ici trois ans toutes les subventions à l’achat de voitures électriques et aux énergies renouvelables, a annoncé lundi le conseiller économique de la Maison blanche.

Interrogé sur la décision annoncée la semaine dernière par General Motors de fermer des usines aux Etats-Unis et de supprimer 8.000 emplois en Amérique du Nord, Larry Kudlow a indiqué s’attendre à ce que l’achat de voitures électriques ne serait plus aidé à compter de 2020 ou 2021.

Le conseiller de Donald Trump a ajouté que d’autres subventions mises en place par l’administration Obama seraient supprimées, dont celles en faveur des énergies renouvelables. Le président des Etats-Unis est un ardent défenseur des énergies fossiles, charbon et pétrole en tête.

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LES PATRONS AUTOMOBILES ALLEMANDS INVITÉS À WASHINGTON

WASHINGTON - Les dirigeants de Volkswagen et de Daimler vont rencontrer mardi des représentants de l’administration Trump, a annoncé la Maison blanche, alors que les Etats-Unis envisagent d’imposer des droits de douane sur les importations d’automobiles européennes.

Donald Trump a menacé à plusieurs reprises cette année d’instaurer des droits de douane de 25% sur les importations d’automobiles européennes aux Etats-Unis, une mesure susceptible de pénaliser durement les constructeurs allemands.

Selon le conseiller économique de la présidence américaine, la réunion n’a pas pour but d’avancer vers des taxes sur les importations automobiles. De tels droits font partie de l’arsenal dont dispose le président américain mais ne sont pas à l’ordre du jour, a déclaré Larry Kudlow.

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