November 29, 2018 / 6:59 AM / 14 days ago

Safran veut être le 1er équipementier aéronautique d'ici 15 ans

PARIS, 29 novembre (Reuters) - Safran a affiché jeudi son ambition de devenir le premier équipementier aéronautique mondial d’ici 15 ans en supplantant son concurrent américain United Technologies et a promis un nouveau cycle de dépenses de R&D ainsi qu’une augmentation du retour aux actionnaires.

Safran a ajouté, lors d’une journée investisseurs, qu’il ne prévoyait pas de nouvelles acquisitions majeures après le rachat de Zodiac Aerospace qui a fait de lui, selon ses calculs, le numéro deux mondial du secteur.

“La croissance organique sera la priorité”, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Ces annonces interviennent trois jours après la finalisation par United Technologies de l’acquisition de Rockwell Collins. Le groupe américain a aussi annoncé lundi son intention de se scinder en trois d’ici 2020.

Safran, qui co-produit des moteurs d’avion avec General Electric, a ajouté qu’il allait entamer un nouveau cycle de recherche et développement porté en partie par le projet de nouvel appareil de taille moyenne à l’étude chez Boeing.

Il a aussi promis des efforts “ciblés” de R&D chez Zodiac et une augmentation de 30% des dépenses de R&T (recherche et technologie), une définition plus large. L’accent sera mis sur l’amélioration de la propulsion, l’augmentation du contenu électrique et connecté à bord, et un recours plus abondant à l’impression 3D.

Safran table sur une croissance organique de 4% à 6% en moyenne sur la période 2019-2022 et sur une marge opérationnelle courante tendant vers une fourchette de 16% à 18% d’ici 2022 après le passage du moteur CFM56 au moteur LEAP et le redressement de l’activité intérieurs de Zodiac.

Au premier semestre de l’exercice en cours, la marge opérationnelle courante est ressortie à 14,6%.

Le groupe a également fait état d’une accélération du redressement opérationnel de Zodiac après ses problèmes récurrents de production, qui l’ont poussé dans le giron de Safran. Il a confirmé son objectif de 200 millions d’euros d’économies annuelles avant impôts liées à la fusion à l’horizon 2022 et indiqué “qu’un potentiel supplémentaire a été identifié”. (Tim Hepher, Gilles Guillaume pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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