November 29, 2018 / 7:54 AM / 11 days ago

France-L'Insee confirme une croissance de 0,4% au 3e trimestre

    PARIS, 29 novembre (Reuters) - L'économie française a bien enregistré une croissance de 0,4%
au troisième trimestre, la progression du produit intérieur brut (PIB) sur la période accélérant
par rapport au rythme de 0,2% observé au premier et au deuxième trimestre, selon la deuxième
estimation publiée jeudi par l'Insee.
    Comme en première estimation, l'acquis de croissance pour l'ensemble de l'année 2018, à
savoir l'évolution du PIB si l'activité stagnait complètement au quatrième trimestre, s'établit
à 1,5%.
    A ce niveau, l'objectif de 1,7% retenu par le gouvernement pour l'année en cours semble
difficilement atteignable, puisqu'il nécessiterait, selon les calculs de Reuters, une
progression de 0,8% du PIB au quatrième trimestre.
    L'Insee et la Banque de France prévoient à l'heure actuelle une croissance de l'ordre de
0,4% au quatrième trimestre.
    Par rapport à la première estimation publiée fin octobre, la contribution à la
croissance de la demande intérieure finale a été confirmée à 0,5 point et celle du commerce
extérieur a été revue en légère hausse (0,2 point contre 0,1 point précédemment). 
    Les variations de stocks ont quant à elles davantage pesé, à hauteur de -0,3 point (contre
-0,2 point en première estimation). 
    Dans le détail, la production totale de biens et services a accéléré au troisième trimestre
(+0,6% après +0,3%), sous l'effet d'un redressement de la production de biens (qui a progressé
de 0,6% après un recul de 0,3% au trimestre précédent) et d'une légère accélération dans les
services. 
    La production manufacturière a rebondi, affichant une progression de 0,7% après avoir accusé
un recul de 0,1% au deuxième trimestre, sous l'effet du net rebond de la production des
raffineries, repassée dans le vert après avoir été fortement freinée par des opérations de
maintenance au deuxième trimestre. 
    Au troisième trimestre, le rebond de la consommation des ménages s'avère légèrement moins
marqué qu'annoncé précédemment, avec une hausse de 0,4% contre 0,5% en première estimation. Elle
s'était inscrite en recul au deuxième trimestre, un phénomène inhabituel lié notamment aux
grèves dans les transports, en particulier à la SNCF.     
    Au-delà de la consommation des ménages, la demande intérieure du troisième trimestre a
également été alimentée par le dynamisme confirmé de l'investissement des entreprises (+1,6%,
contre +1,4% en première estimation).
    L'investissement des ménages, qui recouvre pour l'essentiel les dépenses en logement, a
quant a lui fléchi pour la première fois depuis le printemps 2015 (avec un recul revu à -0,1%
contre -0,2% en première estimation), en lien avec le recul des mises en chantiers de logements
depuis fin 2017, souligne l'Insee. 

    Statistique détaillée sur le site de l'Insee: 
    bit.ly/2QoKyj3
    
 Le point sur la conjoncture française                        
 Graphique: Les chiffres clés de l'économie   tmsnrt.rs/2B7G9qP
 
 (Myriam Rivet, édité par Simon Carraud)
  
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