November 25, 2018 / 7:49 PM / 23 days ago

Italie-Salvini pas hostile à de légères retouches au budget 2019

MILAN, 25 novembre (Reuters) - Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite), a laissé entendre dimanche qu’il n’était pas hostile à l’idée de légères modifications concernant l’objectif de déficit budgétaire pour l’année prochaine, ce qui pourrait augurer de négociations entre Rome et Bruxelles pour éviter à l’Italie une procédure disciplinaire de la part de l’UE.

“Je pense que personne n’est bloqué là-dessus”, a dit Salvini à la question de savoir si l’objectif d’un déficit budgétaire de 2,4% du PIB pour 2019, que s’est fixé Rome pour pouvoir financer certaines réformes sociales, était intangible, rapporte le site d’information italien Adnkronos.

“S’il y a un projet de budget qui prévoit de la croissance pour le pays, il (le déficit) pourrait être de 2,2% ou 2,6%(...). Les décimales ne sont pas le problème, le problème est d’être sérieux et concret”, a ajouté Matteo Salvini, qui est aussi ministre de l’Intérieur.

Selon une source au sein du Mouvement 5 étoiles (M5S, partenaire de coalition de la Ligue), le gouvernement italien veut éviter une lutte acharnée avec la Commission européenne, qui a rejeté en l’état le projet de budget soumis par Rome. Le gouvernement, dit-on de même source, défendra “les citoyens, et non pas les chiffres”.

MOSCOVICI PARLE DE “VOLONTÉ COMMUNE”

L’Italie risque une procédure disciplinaire, à savoir des sanctions financières, de la part de ses partenaires européens en raison de ce budget, qui va à l’encontre des critères de la zone euro étant donné l’ampleur de la dette publique de la Péninsule, de l’ordre de 130% de son PIB. Le gouvernement italien au pouvoir depuis mai dernier entend accroître le déficit budgétaire en 2019 afin de financer les réformes promises durant la campagne électorale, comme l’abaissement de l’âge de la retraite, certaines baisses d’impôt et la création d’un “revenu de citoyenneté” destiné à lutter contre la pauvreté.

La Commission européenne a pris mercredi dernier sa première mesure vers une procédure disciplinaire contre Rome.

Samedi soir, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, se sont rencontrés pour parler du budget.

Giuseppe Conte a dit à la presse ensuite que le dîner n’avait pas été décisif et qu’ils n’avaient pas parlé d’objectifs de déficit ou de dette, mais qu’il avait bon espoir néanmoins de voir Rome échapper à des mesures disciplinaires.

Dimanche soir, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, s’est montré conciliant, estimant qu’il y avait une volonté commune de la Commission européenne et de Rome d’avancer sur les moyens de concilier le projet de budget italien et les règles européennes en matière de finances publiques. (Francesca Landini; Eric Faye pour le service français)

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