November 22, 2018 / 8:42 PM / in a month

France-Les syndicats radicaux toujours aux manettes à la SNCF

PARIS, 22 novembre (Reuters) - Le bloc “dur” que représentent la CGT et Sud-Rail au sein de la SNCF a conservé sa majorité aux élections professionnelles du groupe ferroviaire, ne laissant pas présager de changement de ton avec la direction.

La CGT, premier syndicat de la SNCF, a remporté 34,02% des voix aux élections qui se sont tenues par vote électronique du 16 au 22 novembre, devant l’UNSA-Ferroviaire, laquelle a récupéré 23,96% des votes.

Il s’agit donc d’une baisse de 0,31 point pour la première par rapport aux élections professionnelles de 2015 et d’une hausse de 0,1% pour la deuxième.

Sud-Rail a obtenu 17,28% des voix, soit une hausse de 0,45 point et la CFDT 14,30%, soit une baisse de 0,85 point.

“Les élections professionnelles changent rarement la donne en matière de représentativité, les tendances sont extrêmement lentes. Et là, on observe un quasi strict statu quo”, a dit Benjamin Raigneau, directeur des ressources humaines du Groupe SNCF en conférence de presse.

“S’agissant de la manière dont on conduit le dialogue social, ça n’a pas vocation à modifier les choses”, ajoute-t-il.

Les quatre organisations représentatives, soit celles qui ont dépassé le seuil des 10% permettant de siéger à la table des négociations, restent les mêmes. FO, qui espérait passer ce plafond a baissé de plus de 1,53 point, passant de 9,16% en 2015 à 7,63% cette année.

Le bloc dit contestataire reste majoritaire - son poids relatif au sein des seules organisations représentatives est de 53,28% (34,99% pour la CGT et 19.29% pour Sud-Rail) - et peut donc s’opposer à tout accord négocié entre la direction et les autres organisations syndicales.

La grève de 37 jours qui s’est étalée sur trois mois au printemps dernier pour tenter de bloquer la réforme du ferroviaire ne semble pas avoir eu d’impact sur les élections.

“On a eu un conflit au printemps qui était un conflit unitaire. Il n’y a pas eu de différentiation entre les organisations syndicales puisqu’elles participaient toutes sur toute la durée du conflit”, a analysé Benjamin Raigneau.

Le taux de participation a été de 66,70%, soit en légère baisse par rapport à 2015 où il était à 68,65%. Le personnel de l’exécution a voté à 60,35%, celui de la maîtrise à 70,63% et les cadres à 75,26%. (Caroline Pailliez, édité par Julie Carriat et Tangi Salaün)

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