November 21, 2018 / 9:45 PM / in a month

POINT MARCHÉS-Wall Street limite son rebond avant Thanksgiving (actualisé)

(Actualisé avec citation sur Apple, autres marchés)

* Le Dow finit stable, le S&P 500 gagne 0,30%, le Nasdaq 0,92%

* Clôture près des plus bas du jour

* Rebond de l’énergie et des techs mais Apple reste en retrait

* L’énergie en tête des grands indices sectoriels S&P-500

* Footlocker, Gap redonnent du tonus à la distribution

* Reflux des taux longs et du dollar, rebond du pétrole

*

21 novembre (Reuters) - La Bourse de New York a repris quelques couleurs mercredi à la veille du congé de Thanksgiving, profitant d’un rebond des valeurs technologiques et de l’énergie qui s’est toutefois essoufflé en fin de séance faute de soutien d’Apple.

L’indice Dow Jones, qui gagnait jusqu’à 204 points en début d’après-midi après deux jours de forte baisse, a finalement abandonné 0,95 point (0%) à 24.464,69.

Le S&P-500, plus large, a conservé une avance de 8,04 points ou 0,30% à 2.649,93, terminant pratiquement à son plus bas niveau du jour après être monté jusqu’à 2.670.

Le Nasdaq Composite a regagné 63,43 points (0,92%) à 6.972,25 après avoir frôlé les 7.030 points en séance.

Le Nasdaq avait clôturé la veille à son plus bas niveau depuis début avril tandis que le S&P et le Dow Jones ont effacé leurs gains de l’année.

Les achats à bon compte ont été encouragés par une information de l’agence de presse financière MNI selon laquelle la Réserve fédérale pourrait marquer une pause dans son cycle de hausse des taux dès le printemps prochain.

“C’est le genre d’information qui a des implications significatives sur le marché un jour de faible activité”, observe Chad Morganlander, gérant de portefeuille chez Washington Crossing Advisors à Florham Park (New Jersey).

La faiblesse des volumes - 6,47 milliards d’actions échangées contre une moyenne de 8,49 milliards sur les 20 dernières séances - a pu contribuer aux dégagements en fin de séance, liés à des ordres automatiques, qui ont notamment fait privé Apple d’un rebond.

“C’est moche de finir (la séance) comme ça. Tout le monde surveille Apple car c’était l’une des sources de nos difficultés. Le titre a ouvert sur une bonne note et de tout perdre comme ça veut dire qu’on n’en a pas fini”, observe Michael Antonelli, responsable des ventes institutionnelles chez Robert W. Baird à Milwaukee.

Wall Street sera fermée jeudi et n’ouvrira qu’une demi-séance vendredi.

VALEURS

Amazon.com a rebondi de 1,42%, Facebook s’est octroyé 1,75% et Alphabet 1,26%, mais Apple a fini en repli de 0,05% à 176,78 dollars après être monté jusqu’à 180,27.

L’indice des “FANG”, qui regroupe ces grosses capitalisations, a du coup limité son rebond à 0,51%.

L’indice sectoriel S&P 500 des hautes technologies a regagné 0,62% après trois séances dans le rouge, aidé aussi par l’éditeur de logiciels Autodesk qui a bondi de 9,74% après la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu.

La distribution, mise à mal par des résultats moroses mardi, a relevé la tête grâce aux publications bien accueillies de Foot Locker (+14,91%) et Gap (+4,66%). Nike, fournisseur de Foot Locker, a pris 1,76% et l’indice sectoriel S&P a regagné 1,09% après huit séances de baisse.

L’indice S&P 500 de la consommation discrétionnaire a de même gagné 1,00%.

Sept des 11 grands indices sectoriels S&P-500 ont fini en hausse, la meilleure performance étant pour les valeurs de l’énergie (+1,58%), dopées par le rebond des cours du pétrole après leur chute de la veille. En queue de peloton, les services aux collectivités ont cédé 1,48%, pénalisés par leur profil défensif.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les nouvelles commandes de biens d’équipement industriel hors défense et aéronautique sont restées stables aux Etats-Unis en octobre et leurs ventes n’ont que légèrement rebondi, selon le département du Commerce, une évolution qui pourrait remettre en question le scénario d’une accélération de l’investissement des entreprises au quatrième trimestre.

Egalement moins bonnes qu’attendu, les inscriptions au chômage ont augmenté de 3.000 la semaine dernière pour atteindre un pic depuis fin juin à 224.000. Cette évolution ne remet toutefois pas en cause la tendance de fond au resserrement du marché du travail.

L’indice de confiance du consommateur calculé par l’Université du Michigan a reculé à 97,5 en novembre après 98,6 en octobre, en deçà d’une première estimation qui le donnait à 98,3.

Du côté du marché immobilier, les reventes de logements aux ont légèrement augmenté en octobre après six mois de baisse, ce qui n’empêche pas la NAR, la principale fédération d’agents immobiliers du pays, de demander à la Réserve fédérale d’interrompre la remontée des taux d’intérêt.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat américains ont reflué en réaction à la statistique des commandes de biens durables et aux informations de MNI sur une possible interruption des hausses de taux de la Fed dès le printemps.

“Cela a pris le marché de court car si les hausses de taux s’arrêtent, il y aura beaucoup moins de pression sur les taux longs”, commente Tom di Galoma, chez Seaport Global Holdings à New York.

De manière générale, le ralentissement en cours de la croissance mondiale alimente l’idée que la Fed ne pourra pas durcir sa politique beaucoup plus sans fragiliser l’économie américaine. Les économistes pensent de ce fait que le rythme de normalisation monétaire pourrait ralentir en 2019, comme l’a montré une enquête Reuters mardi.

Le rendement des Treasuries à 10 ans s’est tassé à 3,066 contre 3,048% la veille, reflétant aussi un moindre attrait des obligations avec le retour de l’appétit pour le risque.

CHANGES

Le regain d’appétit pour les actifs risqués a aussi pénalisé le dollar, d’autant que l’euro s’est apprécié dans l’espoir d’un compromis sur le dossier du budget italien.

Bien qu’ayant refait une partie de son retard en fin de séance, l’indice dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de six autres devises de référence, a cédé 0,1%. L’euro, plus importante composante de l’indice, a progressé de 0,1% malgré le nouveau rejet du projet de budget italien par la Commission européenne, une décision qui ouvre la voie à l’ouverture d’une procédure de sanction.

“Même si l’Italie est visée par une procédure pour déficit excessif, il faudra plusieurs semaines avant d’en arriver là et l’Italie aura plusieurs mois pour répondre aux réserves formulées par l’Union européenne”, rappelle Nick Bennenbroek, stratège changes chez Wells Fargo à New York. “Et au bout du compte il est possible qu’aucune pénalité financière ne soit imposée.”

Malgré le risque italien, l’euro s’est apprécié sur six des sept dernières séances.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes avaient auparavant donné le signal du rebond, les investisseurs reprenant goût aux actifs plus risqués et semblant ignorer le choix sans surprise de Bruxelles de durcir le ton contre Rome sur son projet de budget 2019.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,03% à 4.975,5 points. Le Footsie britannique a pris 1,47% et le Dax allemand 1,61%.

La Bourse de Milan a gagné 1,41% après des paroles jugées rassurantes du président du Conseil italien, Giuseppe Conte, qui s’est dit préoccupé par l’évolution de l’écart de rendement entre les emprunts d’Etat italiens et allemands, ajoutant que le gouvernement y répondrait par des réformes.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 1,21%, le FTSEurofirst 300 de 1,16% et le Stoxx 600 de 1,14%.

Le secteur automobile a signé la plus forte hausse sectorielle en Europe avec un gain de 2,16%, auquel a participé Renault (+1,10%) après sa chute de lundi et mardi.

A SUIVRE JEUDI :

En l’absence des investisseurs américains, l’actualité des marchés financiers sera animée par des indicateurs au Japon et en zone euro, où l’on attend aussi à 12h30 GMT le compte rendu de la dernière réunion monétaire de la Banque centrale européenne. (avec Caroline Valetkevitch à New York et Medha Singh à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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