November 19, 2018 / 10:01 AM / 22 days ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 10H00 GMT (19/11)

Des “Gilets jaunes” toujours mobilisés, Matignon inflexible

PARIS - Le mouvement des “Gilets jaunes” s’est poursuivi ce matin avec de nouvelles actions sur certaines routes de France, deux jours après le début d’une mobilisation que le gouvernement cherche à endiguer tout en martelant sa volonté de tenir son cap sur la fiscalité écologique frappant les carburants.

Des manifestants ont dressé de nouveaux barrages, notamment sur le pont d’Aquitaine à Bordeaux, sur les routes menant au centre-ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) ou sur les voies conduisant à plusieurs dépôts pétroliers.

Total, qui exploite neuf dépôts en France, a confirmé le blocage des sites de Fos-sur-Mer, près de Marseille (Bouches-du-Rhône), et de Vern-sur-Seiche, dans l’agglomération de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Hier soir, le Premier ministre, Edouard Philippe, a réagi en assurant avoir entendu “la colère” et le “sentiment d’abandon” exprimés par les “Gilets jaunes” mais il a dans le même temps exclu de revenir sur la hausse de la fiscalité écologique prévue le 1er janvier prochain.

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Japon-Ghosn suspecté de violation de réglementation

TOKYO - Carlos Ghosn, PDG de Nissan, va être entendu par le parquet de Tokyo pour violation présumée de la réglementation financière japonaise, rapporte le quotidien Asahi Shimbun. Selon le site internet du journal, Carlos Ghosn, qui est également PDG de Renault, est suspecté d’avoir sous-évalué sa propre rémunération dans des rapports financiers. Il a accepté de parler à la justice, ajoute Asahi.

Un porte-parole de Nissan a dit que le constructeur automobile vérifiait ces informations.

Selon la chaîne de télévision NHK, une perquisition avait lieu au siège de Nissan.

Le groupe automobile a fait savoir qu’il tiendrait un point de presse lundi soir au Japon.

Le titre Renault perdait 6% vers 9h55 à la Bourse de Paris.

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GB-Pas encore assez de lettres pour un vote de défiance

LONDRES - Il manque encore six lettres de députés frondeurs conservateurs pour que soit atteint le seuil de 48 qui permettrait de déclencher un vote de défiance contre la Première ministre britannique Theresa May, en signe de protestation contre l’accord de Brexit trouvé avec l’Union européenne, rapporte le journal The Sun.

Quarante-deux députés tories de la Chambre des Communes ont donné l’assurance qu’ils avaient bel et bien adressé une telle lettre au président du “comité 1922”, Graham Brady, lequel représente les parlementaires qui n’exercent pas de fonction gouvernementale.

Un vote de défiance peut intervenir contre la dirigeante du Parti conservateur - et par voie de conséquence contre la Première ministre - si au moins 15% des 315 élus conservateurs aux Communes, soit 48, envoient des lettres en faveur de l’organisation d’un tel scrutin.

A en croire le Sun, 25 députés ont publiquement dit avoir envoyé une telle lettre à Graham Brady et 17 autres ont assuré en privé l’avoir fait eux aussi.

Ces députés frondeurs sont particulièrement remontés contre la clause de sauvegarde, ou filet de sécurité (backstop) comprise dans le projet d’accord trouvé la semaine dernière sur le Brexit. Cette clause permettrait, en maintenant l’Irlande du Nord dans l’union douanière, d’éviter le rétablissement d’une frontière “dure” entre les deux Irlande.

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Brexit-Vers une période de transition plus longue?

LONDRES - Le Royaume-Uni pourrait demander si nécessaire une période de transition plus longue que celle prévue, a déclaré ce matin le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, qui n’exclut pas qu’elle puisse durer jusqu’à 2022.

Le Brexit doit intervenir le 29 mars au soir et une période de transition de 21 mois, soit jusqu’à la fin décembre 2020, est prévue en l’état actuel des choses.

Interrogé au micro de la BBC-radio sur une prolongation de la période de transition, le ministre a déclaré que “Ce serait à notre demande”.

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Le moral des entreprises britanniques au plus bas

LONDRES - Les entreprises britanniques sont les plus pessimistes sur leurs perspectives depuis au moins 2009 du fait de l’incertitude totale qui entoure les modalités du Brexit, selon une étude d’IHS Markit publiée aujourd’hui.

Les projets d’investissements et d’embauches sont au point mort tant dans l’industrie que les services, détaille le cabinet d’études, qui publie chaque mois des indices des directeurs d’achat (PMI) très suivis sur les marchés financiers.

Les entreprises citent clairement l’incertitude politique comme étant le premier facteur qui pèse sur leur confiance, montre l’enquête réalisée durant la deuxième quinzaine d’octobre.

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Peter Altmaier exclut de renégocier l’accord de Brexit

BERLIN - Le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a exclu aujourd’hui une renégociation de l’accord de Brexit intervenu entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, dans le but de le rendre plus acceptable aux députés britanniques qui s’y opposent en l’état.

“J’estime que nous devons nous en tenir à ce que nous avons (négocié) et de la sorte, nous renforcerons la position de (la Première ministre britannique) Theresa May lorsqu’elle soumettra cet accord à un vote (au parlement britannique)”, a dit le ministre allemand à la chaîne publique ZDF.

Considérant que le Brexit signifiait pour toutes les parties prenantes des problèmes aigus, il a estimé que renégocier l’accord ne ferait que compliquer encore les choses.

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Le chef de la diplomatie britannique à Téhéran

DUBAÏ/LONDRES - Le secrétaire au Foreign Office, Jeremy Hunt, est arrivé aujourd’hui à Téhéran, où il effectue sa première visite depuis sa prise de fonctions, pour des entretiens avec les autorités iraniennes sur l’avenir de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, ont rapporté des médias iraniens.

“Il va rencontrer (le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad) Zarif aujourd’hui et le secrétaire du Conseil de sécurité nationale suprême Ali Shamkhani”, a rapporté la télévision publique iranienne.

Shamkhani est un allié politique du guide suprême de la Révolution iranienne, Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur toutes les questions touchant à l’Etat, dont le nucléaire.

Les Etats-Unis se sont retirés en mai de l’Accord de Vienne de 2015, et ont imposé deux vagues de sanctions à l’Iran, la dernière, le 5 novembre, portant sur le pétrole, les banques et les transports. Les autres signataires de l’accord - Union européenne, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Russie et Chine - cherchent le moyen de préserver l’accord de 2015.

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Production du réacteur Penly 2 réduite à cause d’une grève

PARIS - La production d’électricité du réacteur nucléaire de Penly 2 d’EDF, dans le Nord, a été réduite de 66% aujourd’hui en raison d’une grève, annonce RTE.

Le gestionnaire des lignes à haute tension françaises précise que la production du réacteur d’une capacité de 1.300 mégawatts a été réduite de 860 MW, sans donner les raisons de cette grève.

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PARIS - Le service national universel (SNU) sera mis en oeuvre en juin auprès de jeunes volontaires dans une dizaine de départements pilotes, annonce le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal.

Dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France, le secrétaire d’Etat chargé du dossier précise la mise en oeuvre de ce service appelé à devenir obligatoire, conformément à l’ambition de “cohésion sociale et républicaine” d’une classe d’âge exprimé par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

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Chouat en tête de la législative partielle en Essonne

PARIS - Le maire d’Evry (Essonne), Francis Chouat, ex-bras droit de Manuel Valls, est arrivé en tête du premier tour de l’élection législative partielle en Essonne, selon les résultats provisoires communiqués hier soir par la préfecture de l’Essonne.

Francis Chouat, sans étiquette mais adoubé par La République en marche (LaRem), a remporté 29,99% des suffrages devant la candidate La France insoumise (LFI) Farida Amrani, qui a obtenu 17,82% des voix. La préfecture de l’Essonne a annoncé que la participation était de 18,09%.

Un second tour est prévu dimanche prochain dans ce scrutin attribuant le siège laissé vacant par Manuel Vals, parti à la conquête de la mairie de Barcelone.

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