November 14, 2018 / 4:19 PM / a month ago

Un Brexit dur amputerait le PIB britannique de 6%-FMI

LONDRES, 14 novembre (Reuters) - Quitter l’Union européenne (UE) sans accord commercial de transition viendrait réduire le Produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne de 6% environ, par comparaison avec le fait de rester purement et simplement dans l’UE, observe le Fonds monétaire international (FMI) mercredi.

En revanche, passer un accord commercial réduirait de moitié les dégâts occasionnés par les barrières commerciales et la réduction de l’investissement étranger et de l’immigration, ajoute le FMI, qui avait lancé un avertissement sur les coûts d’un Brexit avant même que les Britanniques ne l’endossent par référendum le 23 juin 2016.

Il avait alors estimé qu’un Brexit coûterait 1,4% à 5,6% du PIB britannique à court terme, suivant les conditions du départ.

“Les responsables ont souligné l’importance d’un accord en temps et en heure avec l’UE, accompagné d’une période de mise en place, pour éviter une sortie abrupte en mars 2019 et pour donner aux entreprises et aux salariés le temps de s’adapter à la nouvelle relation”, écrit le FMI, dans le cadre d’un examen habituel de l’économie britannique.

Les négociateurs de l’Union européenne et de la Grande-Bretagne ont fini par s’entendre sur un projet d’accord de Brexit que la Première ministre britannique Theresa May présentera mercredi à ses ministres, à moins de cinq mois de la date officielle du divorce.

Certains partisans du Brexit pensent qu’une rupture pure et simple avec Bruxelles serait la meilleure solution, Londres se plaçant alors sous le régime de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour ses échanges commerciaux.

“Dans l’hypothèse où les échanges entre le Royaume-Uni et l’UE seraient gouvernés par l’OMC, la production se verrait amputée de 5% à 8% par comparaison avec l’hypothèse d’un non-Brexit, avec une moyenne de l’ordre de 6%”, écrit le FMI.

La Première ministre britannique Theresa May veut passer un arrangement de transition dont elle espère qu’il préservera le libre-échange marchand, mais pas celui des services, tout en contrôlant l’immigration en provenance de l’UE.

Un tel arrangement retrancherait 2,5% à 4% au PIB britannique, sans doute 3% environ sur un long terme non précisé, par comparaison avec une Grande-Bretagne qui resterait dans l’UE, selon le FMI.

Theresa May exclut de rester dans l’UE.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny

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