November 5, 2018 / 9:14 PM / 8 days ago

POINT MARCHÉS-Dow et S&P portés par l'énergie, le Nasdaq plombé par Apple (actualisé)

NEW YORK, 5 novembre (Reuters) - Les indices de Wall Street ont terminé en ordre dispersé la première séance de la semaine, le Dow et le S&P-500 ayant été soutenus par les valeurs de l’énergie et les valeurs défensives, ces dernières aidées par une baisse des rendements obligataires, tandis qu’au contraire Apple a pesé sur le Nasdaq Composite.

Le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran, et plus particulièrement contre les secteurs pétrolier, bancaire et des transports, le 4 novembre a, au moins dans un premier temps, stimulé le marché pétrolier et par contrecoup les valeurs de l’énergie.

L’indice Dow Jones a gagné 190,87 points, soit 0,76%, à 25.461,70 points. Le S&P-500, plus large, a pris 15,25 points (0,56%) à 2.738,31 points. Le Nasdaq Composite a laissé 29,36 points (0,40%) à 7.327,63 points.

L’aversion au risque a elle prélevé son tribut sur des secteurs tels que la technologie, les communications et les biens de consommation non essentiels.

“Quelle que soit la couleur politique, on ne sait pas ce qui se passera mardi et qui doit avoir des répercussions sur les quelques années à venir; dans un tel cas, on choisit la sécurité”, a dit Kim Forrest (Fort Pitt Capital Group).

La semaine est importante pour la Bourse, comme d’ailleurs pour l’ensemble des marchés financiers, en raison des élections américaines de mi-mandat, mardi, et de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi et jeudi, un événement toujours très attendu, au vu cette fois-ci de statistiques solides récemment parues, dont celle de l’emploi vendredi.

Les sondages prédisent que les républicains conserveront le Sénat mais perdront le contrôle de la Chambre des Représentants, ce qui serait embarrassant pour le président Donald Trump et sa politique pro-entreprises, élément majeur du dynamisme de la Bourse depuis la présidentielle de 2016.

Pour ce qui est des résultats de sociétés du troisième trimestre, ils sont globalement meilleurs que prévu, 78% d’entre elles ayant pour l’instant battu le consensus, et la croissance des bénéfices de ce trimestre serait la plus forte depuis le quatrième trimestre 2010, où elle avait été de 37,2%, selon des données I/B/E/S de Refinitiv.

Au vu des résultats publiés par 381 sociétés sur 500 composant le Dow Jones et des estimations pour les autres, la croissance des bénéfices est estimée à 27,4% au troisième trimestre, bien supérieure aux 21,6% anticipés le 1er octobre. Elle supplanterait les 26,6% de croissance du premier trimestre et les 24,9% du deuxième trimestre.

Toujours selon des données de Refinitiv, la croissance des bénéfices chuterait à 9% l’an prochain contre 23,9% cette année.

Le volume a été de 7,07 milliards de titres échangés contre une moyenne de 8,76 milliards sur les 20 dernières séances.

VALEURS

Apple a perdu 2,8% après avoir déjà cédé 6,6% vendredi, le journal japonais Nikkei ayant rapporté que le groupe high tech américain avait informé ses sous-traitants qu’ils devaient renoncer à augmenter le nombre de lignes de production consacrées à l’assemblage de l’iPhone XR, en vente depuis le mois dernier.

Apple a subi sa perte la plus élevée en deux séances depuis janvier 2013.

Berkshire Hathaway a au contraire gagné plus de 5%, et soutenu ainsi le Dow et le S&P, après avoir annoncé un doublement du bénéfice d’exploitation trimestriel. Il a également contribué à faire gagner à l’indice des financières 1,4%.

Le pétrolier Chevron a gagné 3,7%, porté par les déclarations encourageantes de l’intermédiaire Jefferies, notamment sur son cash flow.

C’est la deuxième plus forte hausse du Dow Jones, contribuant à la progression de 1,61% d’un indice du secteur de l’énergie, qui sous-performe le S&P-500 depuis le début de l’année.

C’est la deuxième performance sectorielle de la journée derrière l’immobilier (+1,7%). Les “utilities” ont gagné 1,4% et les biens de première nécessité 1,2%.

International Business Machines pour sa part remonte la pente et gagne 3,8%, meilleure performance du Dow Jones, après avoir été durement sanctionné par le marché pour son achat du distributeur Linux Red Hat.

LES INDICATEURS DU JOUR

La croissance de l’activité dans le secteur des services aux Etats-Unis a ralenti moins qu’attendu en octobre, montrent lundi les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses ont observé une pause lundi après le rebond observé la semaine dernière, l’attention des investisseurs se tournant vers les Etats-Unis, où se dérouleront mardi des élections de mi-mandat aux allures de référendum sur la politique et la personne de Donald Trump.

Les indices de référence ont terminé la séance en ordre dispersé dans un environnement de marché toujours marqué par les craintes entourant les tensions commerciales, les effets du resserrement monétaire en cours aux Etats-Unis et le ralentissement de l’économie chinoise.

À Paris, le CAC 40 a terminé quasiment inchangé (-0,02%) à 5.101,39 points et le Dax allemand a reculé de 0,21% alors que le Footsie britannique progressait de 0,14%. L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,09% et le FTSEurofirst 300 de 0,04% mais le Stoxx 600 a perdu 0,16%.

TAUX

Les rendements des Treasuries ont fléchi, les investisseurs étant revenus sur le marché, après les dégagements de la semaine passée, afin de réduire leurs positions vendeuses et de se prémunir de toute surprise lors des élections américaines de mardi.

Dans la mesure où la Fed par ailleurs se réunit mercredi et jeudi, les investisseurs n’ont aucune envie d’engager des positions extrêmes avant ces deux événements majeurs.

Au terme d’une séance peu animée, le rendement du 10 ans a cédé plus d’un point de base à 3,201%. Le rendement du 30 ans a perdu deux points de base à 3,434%, après avoir inscrit vendredi 3,464%, un plus haut depuis juillet 2014. Le rendement du 2 ans a peu varié, à 2,912%, non loin du plus haut depuis juin 2008 de 2,920% décroché vendredi.

Le Trésor a adjugé pour 37 milliards de dollars d’obligations à trois ans, première phase d’un refinancement trimestriel qui devrait lever 28,7 milliards de dollars d’argent frais pour financer le déficit budgétaire.

CHANGES

Le dollar a reculé lundi après trois semaines consécutives de gains, victime de prises de bénéfices avant les élections de mi-mandat, source possible de volatilité sur les marchés financiers.

Les mouvements sur le dollar ont cependant été limités, en raison des incertitudes entourant le scrutin américain.

L’indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises, a cédé 5,3 points de base à 96,39. Il avait atteint la semaine dernière 97,20, au plus haut depuis juin 2017.

Les spéculateurs ont constitué des positions longues nettes sur le dollar qui n’ont jamais été aussi amples depuis décembre 2016.

PETROLE

Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé lundi sur le marché new-yorkais Nymex, réagissant diversement aux nouvelles sanctions que Washinton a imposé à Téhéran.

Mais la tendance était plutôt baissière, avec le future du Brent qui s’orientait à la baisse après un règlement en hausse.

A SUIVRE MARDI 6 NOVEMBRE :

Elections de mi-mandat aux Etats-Unis. Réunion Ecofin des ministres des Finances de l’Union européenne.

Sruthi Shankar, Sinéad Carew, Stephanie Kelly, Richard Leong, Kate Duguid Wilfrid Exbrayat pour le service français

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