October 25, 2018 / 12:55 PM / 24 days ago

BANQUES-Lazard rate le consensus, moins de conseil en restructuration

25 octobre (Reuters) - Principaux résultats trimestriels du secteur bancaire :

* LAZARD FAIT MOINS BIEN QUE PRÉVU AU T3

25 octobre - Le bénéfice de la banque d’affaires Lazard a baissé de 2% au troisième trimestre sous l’effet d’une baisse du conseil en restructuration que les solides performances enregistrées dans le domaine des fusions et acquisitions n’ont pas permis de compenser.

L’activité de conseil financier s’avère morose au troisième trimestre pour plusieurs des grandes banques d’investissement américaines telles que Goldman Sachs et Morgan Stanley , la guerre commerciale sino-américaine freinant au niveau mondial les opérations de M&A et d’augmentation de capital.

Les revenus de Lazard dans le conseil financier ont baissé de 1% pour les trois mois à fin septembre par rapport à la même période de l’an dernier, à 304 millions de dollars (266 millions d’euros). Ceux de la gestion d’actifs ont reculé de 4% à 302 millions.

Le groupe Lazard est souvent considéré comme un indicateur du secteur du conseil en M&A. Au troisième trimestre, il a notamment finalisé l’acquisition à 2,5 milliards de dollars de Direct Energie par Total.

Au total, les revenus de la banque ont progressé de façon marginale à 640,8 millions de dollars. Le bénéfice net part du groupe passe à 107,1 millions au troisième trimestre, contre 109,2 millions un an plus tôt.

Le bénéfice par action est stable à 82 cents. Sur une base ajustée, il ressort à 86 cents, en dessous du consensus de 93 cents selon des données Refinitiv.

* LLOYDS-BÉNÉFICE IMPOSABLE DE 1,8 MD DE LIVRES AU T3

25 octobre - Lloyds a fait état jeudi d’un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, ce qui a conduit la banque britannique à confirmer l’ensemble de ses objectifs 2018.

Dans un communiqué, la première banque de détail britannique a dit avoir dégagé sur les trois mois à fin septembre un résultat avant impôts de 1,8 milliard de livres (deux milliards d’euros) contre un consensus fourni par le groupe de 1,7 milliard.

“Ces résultats démontrent une nouvelle fois la force de notre modèle d’entreprise et les bénéfices de notre approche prudente, centrée sur le client”, déclare Antonio Horta-Osorio, directeur général de Lloyds, cité dans un communiqué.

Lloyds a annoncé en février un plan d’investissement de plus de trois milliards de livres sur trois ans dans la technologie et le personnel afin d’améliorer la qualité de service et de réduire les coûts.

* UBS FAIT MIEUX QUE PRÉVU AVEC LES AMÉRIQUES

25 octobre - UBS a annoncé jeudi une progression nettement plus marquée que prévu de son bénéfice du troisième trimestre à la faveur de la bonne tenue de ses activités dans les Amériques.

La première banque suisse a ainsi dégagé sur la période un résultat net en hausse de 32%, à 1,246 milliard de francs (1,10 milliard d’euros) contre une prévision moyenne des analystes interrogés par Reuters de 1,018 milliard et un consensus fourni par l’établissement de 993 millions.

“Les perspectives économiques mondiales et la normalisation de la politique monétaire continuent d’être des facteurs de soutien pour nos activités, même si les actuelles tensions géopolitiques, la montée du protectionnisme et les différends commerciaux ont encore détérioré la confiance”, estime UBS dans un communiqué.

“Nous voyons ces dernières tendances continuer d’avoir un effet sur les transactions de nos clients de la gestion de fortune mondiale alors qu’une hausse modérée de la volatilité et des volumes est généralement positive pour la banque d’investissement.”

* SEB DÉPASSE LES ATTENTES GRÂCE AUX PRÊTS AUX ENTREPRISES

25 octobre - SEB a annoncé jeudi un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, le groupe bancaire suédois ayant été porté par une hausse de la demande de prêts de la part de grandes entreprises.

L’établissement a ainsi vu son résultat opérationnel atteindre 5,59 milliards de couronnes (538 millions d’euros) contre une prévision médiane des analystes financiers de 5,37 milliards de couronnes et 5,38 milliards de couronnes l’an dernier.

* BARCLAYS-T3 SUPÉRIEUR AUX ATTENTES MAIS LES COÛTS MONTENT

24 octobre - Barclays a publié mercredi un bénéfice imposable de 1,566 milliard de livres (1,772 milliard d’euros) au troisième trimestre, sa division de banque d’investissement, sous pression, ayant enregistré un regain d’activité en dépit de conditions de marchés difficiles.

La banque britannique a également annoncé qu’elle rachèterait pour 2,65 milliards de livres d’actions préférentielles afin de réduire ses coûts de financement annuels.

Le ratio de fonds propres durs s’est élevé à 13,2% à la fin du troisième trimestre, légèrement au-dessus des attentes des analystes.

* LE BÉNÉFICE DE NORDEA INFÉRIEUR AUX ATTENTES AU T3

24 octobre - Nordea a subi une baisse plus forte que prévu de son bénéfice d’exploitation au troisième trimestre, la première banque nordique évoquant mercredi des conditions de marché difficiles et une activité plus faible auprès des entreprises.

Le bénéfice d’exploitation du groupe, qui a transféré son siège social ce mois-ci de Suède en Finlande, a baissé de 21% sur un an à 866 millions d’euros. Les analystes attendaient en moyenne 930 millions d’euros, selon le consensus Reuters.

“Nous ne sommes pas satisfaits de l’évolution des revenus. Le revenu net d’intérêts est resté stable, tandis que les commissions et la juste valeur nette, en particulier, ont été faibles”, a dit le directeur général, Casper von Koskull, dans un communiqué.

* DEUTSCHE BANK SE VEUT RASSURANTE MAIS CONTINUE D’INQUIÉTER

24 octobre - Deutsche Bank a publié mercredi un bénéfice trimestriel en chute libre et prédit une contraction de son revenu annuel, deux annonces qui font douter les investisseurs de sa capacité à renouer avec les bénéfices en 2018 et provoquent une nouvelle baisse du titre en Bourse.

L’action a perdu 4,8% à la suite de ses résultats, ce qui porte à 44,1% le recul de la valeur depuis le début de l’année.

La première banque allemande, en pleine réorganisation, a enchaîné les revers au cours des derniers mois, marqués par un remaniement soudain de son équipe de direction, une dégradation de sa note de crédit par l’agence Standard & Poor’s et un échec de sa filiale américaine lors des tests de résistance conduits par la Réserve fédérale.

Après trois pertes annuelles consécutives, elle s’est jugée mercredi en mesure de redevenir rentable cette année malgré un bénéfice net en chute de 65% au troisième trimestre.

* Aux ETATS-UNIS, les grandes banques ont publié des résultats trimestriels globalement appréciés par les investisseurs, rassurés par leur capacité à faire croître leurs bénéfices malgré les incertitudes provoquées par les tensions commerciales avec la Chine.

A l’exception de Wells Fargo, qui se trouve dans une situation particulière du fait d’une série de scandales liés à ses pratiques commerciales, elles ont toutes publié des bénéfices supérieurs aux attentes de Wall Street, aidées en cela par les baisses d’impôts entrées en vigueur en début d’année et par la poursuite du relèvement des taux de la Réserve fédérale.

Les généralistes comme JPMorgan et Citigroup ont aussi profité de leur profil diversifié, notamment de leur activité de crédit auprès des particuliers et des entreprises sur fond de dynamisme de l’économie américaine.

Les banques d’affaires Goldman Sachs et Morgan Stanley ont quant à elles été portées par leur activité sur les marchés actions et dans la banque d’investissement.

L’un des points noirs du trimestre pour les banques américaines, globalement, a été la faiblesse de l’activité de trading obligataire.

Service Entreprises

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