October 18, 2018 / 11:05 AM / in a month

Berlin devrait promouvoir Weidmann pour la BCE-Nowotny

VIENNE, 18 octobre (Reuters) - Le gouvernement allemand devrait mettre en avant Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, pour la succession de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), et il commet une grave erreur en n’y mettant pas plus d’entrain, estime Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE.

Le poste de Mario Draghi sera disponible fin octobre 2019. D’ici là, Ewald Nowotny, le gouverneur de la Banque nationale d’Autriche considéré comme un “faucon” modéré et qui s’est souvent rangé aux côtés de Jens Weidmann, aura également quitté son poste.

“J’aurais vraiment plébiscité une candidature de Weidmann”, dit Nowotny, dans un entretien publié par l’Oberösterreichische Nachrichten. “Je pense que (la chancelière allemande) Angela Merkel commet une grave erreur politique en ne promouvant pas plus la candidature de Weidmann”.

François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, passe pour être le favori à la course à la succession de Mario Draghi mais aucune discussion n’aura vraisemblablement lieu avant les élections parlementaires européennes au printemps 2019; la présidence de la BCE devrait alors être décidée en même temps que celle de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe.

L’attribution de la présidence de la BCE est une question politique sensible mais ça n’a pas empêché Jens Weidmann de critiquer ouvertement les projets budgétaires de l’Italie en déclarant que la normalisation de la politique monétaire de la BCE allait aggraver la situation des pays les plus endettés et qu’en conséquence, il n’était plus temps d’être coulant avec Rome.

Ses sorties répétées contre l’Italie ne sont pas du goût des cercles politiques romains et il est certain que sa candidature se heurterait à une opposition farouche.

Jens Weidmann s’est également signalé par ses critiques récurrentes envers le programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la BCE.

Ce programme de 2.600 milliards d’euros, lancé en pleine période de crise, passe pour avoir relancé la croissance de la zone euro et certains font valoir que Jens Weidmann aurait du mal à instaurer une certaine unité au sein du Conseil des gouverneurs après avoir tiré à boulets rouges contre son programme majeur.

“Ce serait bien que quelqu’un de la première économie de la zone euro soit au sommet de la BCE”, a encore dit Ewald Nowotny, ajoutant que la présidence de l’institut d’émission requiert d’avoir un bon sens politique et une expérience pratique et d’être un bon économiste. (Francois Murphy et Alexandra Schwarz-Goerlich Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Blandine Hénault)

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