October 16, 2018 / 3:35 PM / a month ago

BANQUES-Le trading actions gonfle les bénéfices de Goldman et Morgan Stanley

16 octobre (Reuters) - Goldman Sachs et Morgan Stanley ont publié mardi des bénéfices trimestriels meilleurs que prévu en raison du dynamisme de leur activité sur les marchés actions et de leurs revenus de souscriptions, bouclant ainsi une saison de résultats globalement solides pour les grandes banques américaines.

Les titres Goldman Sachs et Morgan Stanley prenaient respectivement 1,21% et 4,4% après un peu plus d’une heure et demie d’échanges à Wall Street. Avant la séance de mardi, ils avaient chuté de plus de 15% cette année, les deux plus mauvaises performances des six grandes banques américaines alors que l’indice S&P des valeurs financières, en baisse de 6%, sous-performe déjà lui-même le marché.

Au cours d’un troisième trimestre agité sur les marchés en raison des incertitudes provoquées par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la vigueur du trading actions a permis à ces deux banques d’investissement de compenser la faiblesse du trading obligataire, dont ont souffert la plupart des établissements financiers.

Goldman Sachs et Morgan Stanley ne peuvent pas s’appuyer sur des activités de crédit auprès des particuliers et des entreprises aussi développées que celles des banques généralistes comme JPMorgan et Citigroup, dont les résultats trimestriels ont profité de leur profil plus varié sur fond de dynamisme de l’économie américaine.

* GOLDMAN SACHS FAIT MIEUX QUE PRÉVU AVEC LE TRADING ACTIONS

16 octobre - Goldman Sachs a annoncé mardi une hausse plus marquée que prévu de son bénéfice du troisième trimestre, l’augmentation de ses activités dans le trading actions et les souscriptions ayant annulé les effets d’un recul de l’obligataire.

Pour le dernier trimestre sous la direction de Lloyd Blankfein, remplacé par David Solomon ce mois-ci, Goldman Sachs a dégagé sur la période juillet-septembre un bénéfice net en progression de 20,5%, à 2,45 milliards de dollars (2,12 milliards d’euros), soit 6,28 dollars par action.

Le produit net bancaire est passé de 8,33 milliards de dollars à 8,65 milliards.

Les analystes financiers avaient anticipé un BPA de 5,38 dollars et un PNB de 8,38 milliards de dollars, selon le consensus I/B/E/S de Refinitiv.

Goldman Sachs, particulièrement sensible à la volatilité sur les marchés financiers, a vu le revenu de son trading obligataire reculer de 10% alors que celui du trading actions a augmenté de 8%. Le revenu de la banque d’investissement a lui aussi progressé, de 10%, pour atteindre un pic de trois ans.

* MORGAN STANLEY S’ILLUSTRE AVEC SON TRADING OBLIGATAIRE

16 octobre - Morgan Stanley s’est distingué de la plupart des autres grandes américaines, surtout de sa principale concurrente Goldman Sachs, en enregistrant au troisième trimestre une hausse, bien que limitée à 1%, du revenu de son trading obligataire.

Comme Goldman Sachs, Morgan Stanley a aussi profité du dynamisme de ses activités dans le trading actions et dans les souscriptions pour dégager un bénéfice supérieur aux attentes, en hausse de 19%, à 2,11 milliards de dollars, soit 1,17 dollar par action.

Le revenu de l’activité de banque d’investissement a bondi de 15%.

Le produit net bancaire sur la période est ressorti à 9,9 milliards de dollars, contre 9,2 milliards il y a un an.

Les analystes financiers avaient anticipé respectivement un bénéfice par action de 1,01 dollar et un PNB de 9,55 milliards de dollars, selon le consensus I/B/E/S Refinitiv.

“Des résultats plutôt bons si on considère le contexte agité et nous aimons la manière dont Morgan Stanley continue de produire de solides résultats”, écrivent les analystes d’Evercore ISI dans une note.

* BANK OF AMERICA A DÉÇU AVEC LA CROISSANCE DES PRÊTS AU T3

15 octobre - Bank of America (BofA) a annoncé lundi une hausse plus prononcée que prévu de son bénéfice du troisième trimestre, mais cela n’a pas empêché le titre de la deuxième banque américaine de finir sur une perte de 1,90% à Wall Street, les investisseurs retenant plutôt la faible croissance des prêts sur la période.

A la faveur d’une bonne maîtrise de ses coûts, Bank of America a ainsi dégagé un résultat net en hausse de 35% sur les trois mois à fin septembre, l’établissement profitant également comme ses pairs de la remontée des taux, de la baisse de la fiscalité et de la bonne santé de l’économie américaine.

Mais certains analystes ont noté que, dans un contexte équivalent, BofA a fait moins bien que ses concurrents, soulignant la progression limitée de son portefeuille de prêts.

Le portefeuille total de prêts de Bank of America n’a ainsi augmenté que de 0,3%, à 930 milliards de dollars, sur le troisième trimestre, contre une hausse de 6% pour JPMorgan Chase et un gain de 4% pour Citigroup.

Le bénéfice net de Bank of America s’est élevé à 6,7 milliards de dollars, soit 66 cents par action, au troisième trimestre, contre 4,96 milliards de dollars (46 cents par action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s’est élevé à 0,67 dollars alors que les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 62 cents par action, selon les données I/B/E/S de Refinitiv.

* JPMORGAN FAIT MIEUX QUE PRÉVU AVEC LA HAUSSE DES TAUX

12 octobre - JPMorgan Chase a annoncé vendredi une hausse plus marquée que prévu de son bénéfice trimestriel, la remontée des taux d’intérêt et l’allègement de la fiscalité aux Etats-Unis ayant permis à la première banque américaine de compenser une baisse des revenus tirés du trading obligataire.

Les quatre grandes divisions de JPMorgan ont vu leurs revenus progresser, l’activité de banque de détail étant la plus dynamique. Globalement, la diversité des activités de la première banque des Etats-Unis lui a permis de surmonter les soubresauts des marchés financiers, notamment obligataires.

Son PDG, Jamie Dimon, a salué les baisses d’impôts et les efforts de déréglementation entrepris par Donald Trump mais il a prévenu que les incertitudes géopolitiques croissantes pourraient peser sur l’activité économique à l’avenir.

Le bénéfice net de JPMorgan s’est élevé de 24,5% sur la période juillet-septembre, à 8,38 milliards de dollars, soit 2,34 dollars par action. Les analystes l’attendaient en moyenne à 2,25 dollars selon le consensus I/B/E/S de Refinitiv. Le produit net bancaire a pour sa part augmenté de 5,2% à 27,82 milliards de dollars.

* CITIGROUP GONFLE SON BÉNÉFICE AVEC LE TRADING

12 octobre - Citigroup a elle aussi réalisé un bénéfice supérieur aux attentes, pour un huitième trimestre consécutif, à la faveur d’une réduction de ses coûts, de la hausse du revenu de ses activités de trading obligataire et de la bonne tenue de sa banque de détail au Mexique.

Le revenu de Citi sur le trading obligataire a augmenté de 9% au troisième trimestre, ce qui contraste nettement avec la baisse de 10% subie par JPMorgan dans cette même activité.

La troisième banque américaine avait déclaré en septembre que le revenu de l’ensemble de ses activités de trading serait stable ou en légère croissance.

Elle a aussi annoncé une baisse de 1% de ses dépenses d’exploitation.

Son bénéfice net a atteint 4,62 milliards de dollars sur le trimestre clos le 30 septembre. Le bénéfice par action s’est élevé à 1,73 dollar, contre 1,42 dollar un an plus tôt, en raison notamment d’un programme de rachats de titres qui a réduit le flottant de 8% en un an.

Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice par action de 1,69 dollar, selon les données I/B/E/S de Refinitiv.

Le produit net bancaire s’est en revanche légèrement contracté, à 18,39 milliards de dollars contre 18,42 milliards un an plus tôt.

* LES PROFITS DE WELLS FARGO GRIMPENT DE 32%

12 octobre - Wells Fargo a publié un bénéfice trimestriel en hausse de 32%, légèrement inférieur aux attentes mais gonflé par la poursuite de ses efforts de réduction de ses coûts, jugés essentiels en raison du plafonnement de la taille de son bilan imposé par la Réserve fédérale.

Ebranlée par une succession de scandales depuis deux ans, notamment dans ses pratiques commerciales, la banque californienne a souffert sur le troisième trimestre d’une chute de sa distribution de prêts immobiliers.

Ses dépenses totales se sont toutefois contractées de 4,1% et sa marge nette d’intérêt s’est améliorée de huit points de base en un an, à 2,94%.

Sur une base ajustée, Wells Fargo a réalisé un bénéfice par action de 1,16 dollar alors que les analystes prédisaient 1,17 dollar, selon les données I/B/E/S de Refinitiv.

* De leur côté, les banques européennes, qui publient leurs résultats un peu plus tard, sont à la peine dans leurs activités de marché, surtout en raison du maintien par la Banque centrale européenne de taux très bas, contrairement à la Fed.

Certains établissements comme Deutsche Bank en Allemagne ou UniCredit en Italie poursuivent leurs efforts de restructuration pour nettoyer leur bilan.

Service Entreprises

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