October 16, 2018 / 11:59 AM / a month ago

BANQUES-Goldman Sachs annonce également un T3 meilleur que prévu

16 octobre (Reuters) - Goldman Sachs, à l’instar de sa concurrente Morgan Stanley, a annoncé mardi une hausse plus marquée que prévu de son bénéfice du troisième trimestre, l’augmentation de ses activités dans le trading actions et les souscriptions ayant annulé les effets d’un recul de l’obligataire.

Dans des échanges d’avant-Bourse à Wall Street, le titre prenait 0,9%.

La banque d’investissement américaine a dégagé sur la période juillet-septembre un bénéfice net en progression de 20,5%, à 2,45 milliards de dollars (2,12 milliards d’euros), soit 6,28 dollars par action, contre 2,04 milliards (5,02 dollars/action) il y a un an.

Le produit net bancaire est passé de 8,33 milliards de dollars à 8,65 milliards.

Les analystes financiers avaient anticipé respectivement 5,38 dollars et 8,38 milliards de dollars, selon le consensus I/B/E/S de Refinitiv.

Goldman Sachs est la sixième grande banque américaine à publier ses résultats trimestriels.

* MORGAN STANLEY EN HAUSSE EN AVANT-BOURSE APRÈS SON T3

16 octobre - Morgan Stanley a fait état mardi d’un bénéfice du troisième trimestre supérieur aux attentes des analystes financiers, les bonnes performances de la banque d’investissement américaine dans le trading sur le marché actions ayant plus que compensé de piètres performances dans l’obligataire.

Dans des échanges d’avant-Bourse, le titre Morgan Stanley progressait de 2,3% après ces annonces.

Sur la période juillet-septembre, le bénéfice net de la banque a progressé de 19%, à 2,11 milliards de dollars, soit 1,17 dollar par action, contre 1,78 milliard (0,93 dollar/action) il y a un an.

Le produit net bancaire sur la période est ressorti à 9,9 milliards de dollars, contre 9,2 milliards il y a un an.

Les analystes financiers avaient anticipé respectivement 1,01 dollar et 9,55 milliards de dollars, selon le consensus I/B/E/S Refinitiv.

* BANK OF AMERICA A DÉÇU AVEC LA CROISSANCE DES PRÊTS AU T3

15 octobre - Bank of America (BofA) a annoncé lundi une hausse plus prononcée que prévu de son bénéfice du troisième trimestre, mais cela n’a pas empêché le titre de la deuxième banque américaine de finir sur une perte de 1,90% à Wall Street, les investisseurs retenant plutôt la faible croissance des prêts sur la période.

A la faveur d’une bonne maîtrise de ses coûts, Bank of America a ainsi dégagé un résultat net en hausse de 35% sur les trois mois à fin septembre, l’établissement profitant également comme ses pairs de la remontée des taux, de la baisse de la fiscalité et de la bonne santé de l’économie américaine.

Mais certains analystes ont noté que, dans un contexte équivalent, BofA a fait moins bien que ses concurrents, soulignant la progression limitée de son portefeuille de prêts.

Le portefeuille total de prêts de Bank of America n’a ainsi augmenté que de 0,3%, à 930 milliards de dollars, sur le troisième trimestre, contre une hausse de 6% pour JPMorgan Chase et un gain de 4% pour Citigroup.

Le bénéfice net de Bank of America s’est élevé à 6,7 milliards de dollars, soit 66 cents par action, au troisième trimestre, contre 4,96 milliards de dollars (46 cents par action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s’est élevé à 0,67 dollars alors que les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 62 cents par action, selon les données I/B/E/S de Refinitiv.

* JPMORGAN FAIT MIEUX QUE PRÉVU AVEC LA HAUSSE DES TAUX

12 octobre - JPMorgan Chase a annoncé vendredi une hausse plus marquée que prévu de son bénéfice trimestriel, la remontée des taux d’intérêt et l’allègement de la fiscalité aux Etats-Unis ayant permis à la première banque américaine de compenser une baisse des revenus tirés du trading obligataire.

Les quatre grandes divisions de JPMorgan ont vu leurs revenus progresser, l’activité de banque de détail étant la plus dynamique. Globalement, la diversité des activités de la première banque des Etats-Unis lui a permis de surmonter les soubresauts des marchés financiers, notamment obligataires.

Son PDG, Jamie Dimon, a salué les baisses d’impôts et les efforts de déréglementation entrepris par Donald Trump mais il a prévenu que les incertitudes géopolitiques croissantes pourraient peser sur l’activité économique à l’avenir.

Le bénéfice net de JPMorgan s’est élevé de 24,5% sur la période juillet-septembre, à 8,38 milliards de dollars, soit 2,34 dollars par action. Les analystes l’attendaient en moyenne à 2,25 dollars selon le consensus I/B/E/S de Refinitiv. Le produit net bancaire a pour sa part augmenté de 5,2% à 27,82 milliards de dollars.

* CITIGROUP GONFLE SON BÉNÉFICE AVEC LE TRADING

12 octobre - Citigroup a elle aussi réalisé un bénéfice supérieur aux attentes, pour un huitième trimestre consécutif, à la faveur d’une réduction de ses coûts, de la hausse du revenu de ses activités de trading obligataire et de la bonne tenue de sa banque de détail au Mexique.

Le revenu de Citi sur le trading obligataire a augmenté de 9% au troisième trimestre, ce qui contraste nettement avec la baisse de 10% subie par JPMorgan dans cette même activité.

La troisième banque américaine avait déclaré en septembre que le revenu de l’ensemble de ses activités de trading serait stable ou en légère croissance.

Elle a aussi annoncé vendredi une baisse de 1% de ses dépenses d’exploitation.

Son bénéfice net a atteint 4,62 milliards de dollars sur le trimestre clos le 30 septembre. Le bénéfice par action s’est élevé à 1,73 dollar, contre 1,42 dollar un an plus tôt, en raison notamment d’un programme de rachats de titres qui a réduit le flottant de 8% en un an.

Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice par action de 1,69 dollar, selon les données I/B/E/S de Refinitiv.

Le produit net bancaire s’est en revanche légèrement contracté, à 18,39 milliards de dollars contre 18,42 milliards un an plus tôt.

* LES PROFITS DE WELLS FARGO GRIMPENT DE 32%

12 octobre - Wells Fargo a publié un bénéfice trimestriel en hausse de 32%, légèrement inférieur aux attentes mais gonflé par la poursuite de ses efforts de réduction de ses coûts, jugés essentiels en raison du plafonnement de la taille de son bilan imposé par la Réserve fédérale.

Ebranlée par une succession de scandales depuis deux ans, notamment dans ses pratiques commerciales, la banque californienne a souffert sur le troisième trimestre d’une chute de sa distribution de prêts immobiliers.

Ses dépenses totales se sont toutefois contractées de 4,1% et sa marge nette d’intérêt s’est améliorée de huit points de base en un an, à 2,94%.

Sur une base ajustée, Wells Fargo a réalisé un bénéfice par action de 1,16 dollar alors que les analystes prédisaient 1,17 dollar, selon les données I/B/E/S de Refinitiv.

* De leur côté, les banques européennes, qui publient leurs résultats un peu plus tard, sont à la peine dans leurs activités de marché, surtout en raison du maintien par la Banque centrale européenne de taux très bas, contrairement à la Fed.

Certains établissements comme Deutsche Bank en Allemagne ou UniCredit en Italie poursuivent leurs efforts de restructuration pour nettoyer leur bilan.

Service Entreprises

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