October 18, 2018 / 8:55 AM / a month ago

GB/Indicateurs-Déficit budgétaire inférieur aux attentes

LONDRES, 19 octobre (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE EN SEPTEMBRE INFÉRIEUR AUX ATTENTES

19 octobre - La Grande-Bretagne a enregistré en septembre un déficit budgétaire plus faible que prévu, ce qui devrait satisfaire le ministre des Finances, Philip Hammond, avant la présentation de son projet de budget 2019 prévue le 29 octobre.

Le déficit d’août a atteint 4,123 milliards de livres (4,694 milliards d’euros) contre 4,958 milliards un an auparavant, a annoncé l’Office national de la statistique vendredi. Des économistes interrogés par Reuters projetaient un déficit de 4,5 milliards de livres.

Depuis le début de l’exercice fiscal, le déficit représente au total 19,9 milliards de livres, au plus bas depuis 2002 et en baisse de 35% par rapport à la période avril-septembre 2017.

Les recettes fiscales ont augmenté de 3,2% en septembre par rapport à septembre 2017, tandis que les dépenses progressaient de 1,4%. Sur la période avril-septembre, les recettes ont augmenté de 4,4% et les dépenses de 1,8% seulement.

Le déficit budgétaire britannique représentait 9,9% du produit intérieur brut (PIB) lorsque George Osborne, prédécesseur de Philip Hammond aux Finances, était entré en fonction en 2010. En mars, l’Office for Budget Responsibility (OBR) a dit qu’il s’attendait à ce que le déficit soit ramené à 1,8% du PIB cette année, soit 37,1 milliards de livres.

Depuis, Theresa May a promis d’augmenter fortement les dépenses de santé. L’OBR a également estimé que le Brexit aurait un impact net négatif sur les finances publiques.

Philip Hammond vise un excédent budgétaire d’ici la mi-2020.

La dette publique était à 1.790 milliards de livres en septembre, soit 84,3% du PIB, contre 86,7% un an auparavant, mais deux fois plus que son niveau d’avant la crise financière.

Hors effet d’un programme temporaire de la Banque d’Angleterre pour stimuler la distribution de crédit, la dette nette baisse depuis trois ans, malgré une légère hausse en septembre, à 75,3%, son plus haut niveau depuis trois mois.

Tableau:

* PLUS FORTE BAISSE DES VENTES AU DÉTAIL DEPUIS SIX MOIS

18 octobre - Les ventes au détail ont subi en septembre leur baisse la plus forte depuis six mois, due essentiellement à une forte contraction des achats de produits alimentaires, après un été torride qui avait poussé les Britanniques à multiplier les barbecues.

Ces ventes ont diminué de 0,8% en volume, plus que le consensus qui donnait un recul de 0,4%, après une hausse de 0,4% en août, a annoncé l’Office national des statistiques (ONS) jeudi. Les achats de produits alimentaires ont enregistré leur plus forte baisse depuis octobre 2015.

La hausse annuelle en volume a fléchi à 3,0% contre 3,4% en août, alors que les économistes projetaient au contraire une accélération à 3,6%.

Sur l’ensemble du trimestre, la croissance annuelle des ventes au détail est de 3,4% après +2,7% le trimestre précédent, soit la plus forte sur un trimestre depuis la fin 2016.

Les ventes de produits alimentaires ont baissé de 1,5% d’un mois sur l’autre en septembre.

Celles de produits tels que l’ameublement et l’électroménager ont enregistré leur plus forte hausse annuelle depuis 2001 grâce aux remises, aux liquidations de stocks et au commerce en ligne.

Tableau:

* LA CROISSANCE DES SALAIRES À UN PIC DE PRÈS DE 10 ANS

16 octobre - Les salariés britanniques ont vu leur salaire de base progresser à leur rythme le plus rapide en près de dix ans durant cet été, ce qui confirme l’opinion de la Banque d’Angleterre (BoE) selon laquelle la période prolongée de faiblesse de l’inflation salariale a pris fin.

Les salaires, en excluant les primes, ont progressé de 3,1% en rythme annuel sur les trois mois à fin août, selon les données publiées mardi par l’Office des statistiques nationales (ONS).

C’est au-delà de toutes les prévisions recueillies par Reuters auprès d’économistes.

En incluant les primes, la hausse des salaires a atteint 2,7% sur la période, contre une prévision médiane des économistes de +2,6%.

L’économiste en chef de la BoE, Andy Haldane, avait dit la semaine dernière voir des signes d’une “nouvelle ère” pour la croissance des salaires au Royaume-Uni.

Les économistes étaient jusque là restés perplexes face à la faiblesse persistante de l’inflation salariale en dépit d’une baisse prononcée du chômage.

Le taux de chômage s’est maintenu à 4% sur les trois mois à fin août, son plus faible niveau en 40 ans, a indiqué mardi l’ONS.

Mais le nombre de personnes employées a reculé de 5.000, le premier repli accusé en près d’un an. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient au contraire à une augmentation de 11.000.

En août, la BoE avait dit attendre une progression de 2,5% par an des salaires d’ici la fin 2018 et une hausse de 3,5% d’ici la fin 2020, une progression suffisante pour justifier un resserrement de sa politique monétaire sur la période.

* LA CROISSANCE ACCÉLÈRE À +0,7% SUR LES 3 MOIS À AOÛT

10 octobre - L’économie britannique a enregistré une croissance plus forte que prévu de 0,7% sur les trois mois à fin août par rapport aux trois mois précédents, grâce au temps chaud qui a stimulé les dépenses des ménages et la construction, montrent les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique.

La hausse du produit intérieur brut sur les trois mois à fin juillet a en outre été révisée à +0,7% également au lieu de 0,6% initialement annoncé, dopée entre autres par la consommation de boissons pendant la Coupe du monde.

“Après un printemps faible, l’économie a continué de rebondir fortement, tirée par les ventes au détail, la production alimentaire et de boissons et la construction résidentielle”, a commenté Rob Kent-Smith, statisticien à l’ONS.

“Cela dit, la croissance de long terme reste à la traîne de sa tendance historique.”

Ces données sont de nature à rassurer la Banque d’Angleterre (BoE) sur le dynamisme de l’économie à l’approche de la sortie de l’Union européenne, programmée pour la fin mars 2019.

Sur le seul mois d’août toutefois, la croissance a stagné alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une modeste progression de 0,1%. Sur un an, elle a décéléré à +1,5% après +1,7% en juillet.

La production industrielle a progressé de 0,2% en août, après +0,4% en juillet (révisé de +0,1%), soutenue par une hausse de 2,6% de la production d’hydrocarbures. La seule production manufacturière a diminué de 0,2%, au lieu d’une hausse attendue de 0,1%.

Tableau du PIB et de la production industrielle

* LE DÉFICIT COMMERCIAL AU PLUS BAS DEPUIS FÉVRIER

10 octobre - Le déficit commercial britannique s’est creusé à 1,274 milliard de livres (1,468 milliards d’euros) en août contre 572 millions (révisé de 111 millions) en juillet, a annoncé mercredi l’Office national de la statistique.

Le déficit des échanges de biens s’est accru à 11,195 milliards de livres contre 10,387 milliards (révisé de 9,973 milliards) alors que l’excédent des services s’est légèrement amélioré à 9,921 milliards contre 9,815 milliards.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un déficit des échanges de biens de 10,9 milliards de livres.

En volume, les exportations ont augmenté de 0,3% par rapport à juillet, une progression inférieure à celle de 2,5% des exportations.

Le déficit des échanges de biens avec l’Union européenne a reculé à 6,976 milliards de livres, son plus bas niveau depuis septembre 2015, contre 7,245 milliards (révisé) en juillet.

Tableau

Les indicateurs publiés en septembre (Service économique)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below