October 8, 2018 / 2:02 PM / 10 days ago

LEAD 2-Air France propose une augmentation de 4% sur 2018 et 2019

(Actualisé avec détails et réaction du SNPL §§ 5-11)

PARIS, 8 octobre (Reuters) - La direction d’Air France-KLM a proposé aux syndicats rencontrés samedi une hausse des salaires de 4% répartie sur 2018 et 2019, a-t-on appris de source syndicale.

L’intersyndicale, qui regroupe neuf organisations, réclame une hausse de 5,1% des salaires chez Air France en 2018, tandis que les pilotes veulent une augmentation supplémentaire pour tenir compte de leurs conditions spécifiques de travail.

Depuis son arrivée mi-septembre, Benjamin Smith, le nouveau directeur général exécutif d’Air France-KLM, a rencontré des syndicats individuellement et il a confié à Oltion Carkaxhija, venu comme lui d’Air Canada, la tâche de piloter les négociations salariales avec le soutien de la direction des ressources humaines (DRH).

“Il s’agit de discussions avec les partenaires sociaux et non d’une négociation, plusieurs sujets ont été abordés”, a déclaré lundi un porte-parole de la compagnie aérienne. “Aucun commentaire sur le contenu de ces discussions.”

La direction a proposé une hausse de 2% rétroactive au 1er janvier 2018 et 2% au 1er janvier 2019, “avec un rendez-vous en octobre 2019 (...) ‘pour traiter du futur’”, écrit le puissant Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) dans un communiqué.

“Si le volume pourrait convenir (...), il y a une grosse incertitude sur les 2% du 1er janvier 2019”, ajoute-t-il.

Le syndicat craint que la direction n’utilise cette hausse pour couvrir l’inflation de 2019. “Cela signifierait qu’il n’y a pratiquement plus rien pour le rattrapage” du gel des salaires de six années de 2012 à 2017, ajoute-t-il .

Depuis l’arrivée de Benjamin Smith aux manettes, le climat social s’est apaisé à Air France, perturbée cette année par 15 jours de grève.

Le président du SNPL, Philippe Evain, avait jugé à la mi-septembre “encourageant” son premier entretien officiel avec le nouveau directeur général, en qui il a dit avoir “confiance”.

Il avait par ailleurs apprécié le choix du nouveau directeur général d’investir la moitié de sa rémunération fixe annuelle, soit 450.000 euros, dans le capital du groupe.

La crise sociale avait entraîné la démission de l’ancien PDG Jean-Marc Janaillac, en mai, à la suite de l’échec d’une consultation interne sur le niveau des rémunérations. (Laurence Frost, édité par Yves Clarisse)

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