October 5, 2018 / 9:33 AM / 11 days ago

France-Merck dément toute nouvelle modification du Levothyrox

PARIS, 5 octobre (Reuters) - Le laboratoire allemand Merck a démenti vendredi toute modification de la nouvelle formule du Levothyrox depuis sa mise sur le marché pour limiter les effets indésirables dénoncés par de nombreux patients, comme l’a laissé entendre la veille un chercheur de l’Université Paul Sabatier de Toulouse et du CNRS.

“Merck n’a pas modifié, ni ‘légèrement’, ni ‘en catimini’, la composition de la nouvelle formule du Levothyrox. Il n’y a pas de ‘nouvelle-nouvelle formule’. Nous condamnons fermement toute allégation dans ce sens”, a déclaré l’entreprise par communiqué.

Jean-Christophe Garrigues, un chercheur au Laboratoire des interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (IMRCP), sollicité par l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) pour analyser différents lots de Levothyrox, a expliqué à Reuters avoir décelé différentes “impuretés” dans des lots de la nouvelle formule du Levothyrox commercialisée à partir de mars 2017. nL8N1WK4T0]

Ces éléments chimiques “diminuent de façon significative” dans les lots vendus actuellement. Pour l’AFMT, cette révélation laisse penser que la formule a de nouveau été modifiée par le fabricant.

Merck dénonce des “allégations sensationnalistes et sans preuve” et met en avant les résultats des contrôles successifs de l’Agence nationale de sécurité et du médicament (ANSM), lesquels ont “confirmé la bonne qualité de la nouvelle formule”.

L’ANSM a effectué quatre analyses de septembre 2017 à juillet 2018. La dernière révèle la présence de rares impuretés uniquement à l’état de traces - tout comme c’était le cas dans la première formule - qui restent conformes aux spécifications attendues.

En France, près de trois millions de personnes prennent du Levothyrox pour corriger une hypothyroïdie liée à l’insuffisance de production d’hormones par la thyroïde ou à son absence.

Le médicament a changé de formule en France en mars 2017. Durant l’été 2017, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires parfois très gênants (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et perte de cheveux).

L’ANSM avait indiqué à Reuters que si des éléments nouveaux étaient apportés par l’étude du chercheur, “ils seraient vraisemblablement pris en compte et feraient l’objet d’une contre-expertise”. (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below