September 24, 2018 / 9:15 AM / a month ago

LEAD 1-Allemagne/Ifo-Le climat des affaires recule moins que prévu

(Actualisé avec précisions, citation)

BERLIN, 24 septembre (Reuters) - Le climat des affaires s’est dégradé moins fortement que prévu en septembre en Allemagne, dénotant une économie toujours solide malgré une lègere baisse de confiance des chefs d’entreprise, montre l’enquête mensuelle de l’institut Ifo publiée lundi.

L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo s’est établi à 103,7 contre 103,9 (révisé de 103,8) en août et 103,2 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.

“En dépit d’incertitudes croissantes, l’économie allemande reste robuste”, a déclaré Clemens Fuest, le président de l’Ifo.

Pour Klaus Wohlrabe, l’économiste en chef de l’institut de Mannheim, l’escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine a pour l’instant peu d’impact sur l’économie allemande mais se traduit par des incertitudes accrues.

“Malgré le climat toujours favorable, l’incertitude augmente parmi les entreprises”, a-t-il dit à Reuters alors qu’entre en vigueur lundi une nouvelle salve de droits de douane entre Washington et Pékin.

Le sous-indice de l’Ifo mesurant le jugement des chefs d’entreprise sur la situation actuelle a reflué à 106,4 contre 106,5 en août, en se maintenant à un niveau élevé. Les économistes attendaient en moyenne un reflux plus marqué à 106,1.

Celui des anticipations a baissé à 101,0 contre 101,3 en août mais en dépassant lui aussi le consensus, qui était à 100,2.

Le détail de l’enquête montre que le climat des affaires s’est dégradé dans l’industrie manufacturière mais amélioré dans la distribution et les services.

Dans la construction, il a atteint un nouveau pic record. “Les entreprises de BTP ont signalé un flux régulier d’entrées de commandes”, a indiqué l’Ifo.

“Cela ne surprendra personne que l’Ifo annonce une baisse du climat des affaires dans l’industrie manufacturière allemande le jour où de nouveaux tarifs douaniers américains sur la Chine prennent effet”, observe Oliver Rakau, économiste spécialiste de l’Allemagne chez Oxford Economics.

“Cependant, l’amélioration de la confiance dans les services reflète une activité intérieure toujours robuste. Cela conforte notre optimisme (et celui de la Banque centrale européenne) concernant la résilience de la demande intérieure. Ainsi, même si la croissance ne sera pas aussi élevée qu’en 2017, elle devrait rester suffisamment forte pour maintenir la BCE sur la trajectoire d’une normalisation de sa politique monétaire.”

Le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a dit s’attendre à une croissance de l’ordre de 2% cette année, soit moins que la prévision officielle du gouvernement, qui reste à 2,3%, et que la performance de l’an dernier à +2,5%.

L’Ifo lui-même a relevé le 6 septembre sa prévision de croissance de 2018 à 1,9% contre 1,8% auparavant.

Les perspectives de croissance de la première économie européenne sont assombries par le conflit commercial entre Pékin et Washington et par l’issue incertaine des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur le Brexit.

Tableau des indices Ifo (Michael Nienaber, Véronique Tison pour le service français, édité par Blandine Hénault)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below