September 19, 2018 / 1:32 PM / 2 months ago

Les marchés peinent à intégrer les risques politiques - Aurel BGC

PARIS, 19 septembre (Reuters) - L’absence de réaction des investisseurs aux tensions politiques croissantes sur le commerce, l’Italie ou encore le Brexit paraît surprenante mais s’explique par la difficulté qu’ont les marchés à évaluer ces risques extrêmes, estiment les stratèges d’Aurel BGC.

“On a l’impression que les marchés ne réagissent pas beaucoup aux risques politiques, qu’ils ont du mal à intégrer les primes de risque derrière tout ça”, a dit Christian Parisot, responsable de la recherche chez Aurel BGC, lors d’un point avec la presse mercredi.

“Il y a un ensemble de facteurs de risques assez extrêmes mais que l’on a du mal à quantifier et à analyser en terme d’allocation d’actifs”, a-t-il ajouté en évoquant le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, les incertitudes autour de la politique budgétaire en Italie et celles entourant les modalités de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

La guerre commerciale fait peser un risque sur la croissance chinoise, et donc sur celle de l’ensemble des pays émergents, et elle menace de nourrir des tensions inflationnistes qui viendraient remettre en cause le cycle économique aux Etats-Unis, explique Aurel BGC.

En Europe, l’éventualité d’un Brexit “dur” en l’absence d’accord entre Londres et Bruxelles et celle d’un dérapage budgétaire en Italie sont des facteurs qui peuvent peser sur la croissance économique de la région.

“Il s’agit de risques ‘digitaux’: soit c’est zéro, soit c’est un. Les investisseurs ne réagiront peut-être que lorsque le risque se sera matérialisé”, poursuit Christian Parisot.

Le stratège se dit notamment surpris par la résistance affichée par les marchés actions face au conflit commercial en cours entre les Etats-Unis et la Chine.

Cette stabilité pourrait s’expliquer par le fait que l’administration Trump dit clairement comment elle compte négocier, sans cacher sa volonté de se concentrer sur la Chine, observe Christian Parisot.

Les investisseurs semblent par ailleurs avoir jugé que les droits de douane de 10% annoncés mardi respectivement par Washington et Pékin auront un impact direct limité sur l’économie.

“Mais le vrai risque n’est pas sur le montant des taxes”, prévient Christian Parisot. “Il ne faut pas sous-estimer l’impact sur le moral des chefs d’entreprise et sur les décisions d’investissement. C’est ça, le principal risque”.

Blandine Hénault, édité par Marc Angrand

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