September 17, 2018 / 10:15 AM / in 3 months

France-Les syndicats jugent les collèges et lycées sacrifiés

PARIS, 17 septembre (Reuters) - L’éducation n’est plus la priorité du gouvernement, dénoncent lundi les syndicats enseignants au lendemain de l’annonce par Jean-Michel Blanquer de 1.800 suppressions de postes l’an prochain dans les collèges et lycées.

Le ministre de l’Education nationale a précisé lundi sur France Inter la mise en oeuvre de ces suppressions, annonçant qu’elles seraient réservées au second degré et partagées entre environ 400 postes administratifs, le reste étant des enseignants des collèges et lycées. Une manière de préserver l’engagement du gouvernement sur l’école primaire et les fondamentaux, au détriment des collèges et lycées.

Pour le SNES -FSU, premier syndicat du second degré, qui dénombre 32.000 élèves supplémentaires au collège à la rentrée 2019 et des classes de seconde déjà à 35 et plus, le compte n’y est pas : “Est-ce là la priorité à l’éducation?”, s’interroge la fédération dans un communiqué.

“Le ministre prévoit d’amplifier la dégradation des conditions d’étude des collégiens et des lycéens”, estime le syndicat. L’Education nationale compte pour l’heure environ un million de fonctionnaires pour douze millions d’élèves.

Jean-Michel Blanquer assure pour sa part que les taux d’encadrement des élèves ne changeront pas, grâce aux 850 millions supplémentaires alloués à son budget l’an prochain (soit une hausse de 1,7 %) : “Avec cet argent nous créons aussi plus d’heures supplémentaires”, a-t-il expliqué sur France Inter.

Le ministre entend par ailleurs créer un observatoire du pouvoir d’achat des professeurs et augmenter à terme de 1.000 euros par an le salaire en début de carrière des professeurs débutants sur la durée du quinquennat.

Le SNES FSU dénonce un “palliatif” : “Outre le fait que cela ne ferait qu’alourdir encore la charge de travail, les conditions actuelles d’enseignement conduisent déjà une majorité d’enseignants à devoir faire des heures supplémentaires”.

Pour Angelina Bled-Pastorino, la secrétaire nationale du Syndicat des enseignants-Unsa, la question du salaire est loin d’être résolue.

“Nous, ce qu’on souhaite, c’est que les salaires soient augmentés de manière pérenne. Et ce n’est pas par les heures supplémentaires que nous allons y arriver. C’est pas une augmentation de l’indice de rémunération et le dégel de ce même point d’indice”, a-t-elle estimé lundi sur franceinfo.

Julie Carriat, avec Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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