August 31, 2018 / 9:29 AM / 18 days ago

BOURSE-Edenred souffre, Berenberg conseille de "vendre"

PARIS, 31 août (Reuters) - Le titre Edenred signe une des plus fortes baisses du SBF 120 vendredi matin à la Bourse de Paris après un abaissement de recommandation de Berenberg, qui s’inquiète du modèle économique développé par le groupe.

A 11h20, l’action du spécialiste des services prépayés perd 2,86% à 33,58 euros tandis que le SBF 120 abandonne 0,65%. La valeur a perdu jusqu’à 7,7% en début de séance.

Berenberg a abaissé sa recommandation à “vendre” contre “conserver” tout en relevant son objectif de cours à 23 euros contre 20 euros précédemment.

Depuis le début de l’année, Edenred a gagné plus de 40% en Bourse, faisant bien mieux que ses concurrents. D’après Berenberg, cette surperformance est injustifiée car elle est le résultat de la fermeture de positions à découvert.

L’intermédiaire ajoute qu’Edenred devient de plus en plus une “boîte noire” alors que le groupe a cessé de communiquer ses volumes d’émissions.

“La suppression de cet indicateur de performance soulève des inquiétudes quant à la détérioration possible du taux de commissions. Pendant ce temps, Sodexo continue d’indiquer son volume d’émission par région”, observe Berenberg.

Pour son activité principal d’”Avantage aux salariés”, qui comprend notamment les tickets restaurants, les analystes estiment que le taux de commission a reculé de 50 points de base entre 2015 et 2017, passant de 5,4% à 4,9%. Une baisse qu’ils attribuent à la numérisation des moyens de paiements et à une concurrence accrue.

“Nous pensons que la pression concurrentielle devrait continuer, poussant Edenred à réduire les frais facturés à ses clients. Cela a été perceptible ces dernières années, Edenred a fait des rabais pour sécuriser des contrats importants.”

Selon Berenberg, le modèle d’entreprise du groupe reste difficile malgré une diversification dans le domaine des “Solutions de mobilité professionnelle” avec les récents rachats du brésilien Embratec et de l’allemand UTA.

Ce pôle offre certes de bonnes opportunités de croissance, explique Berenberg dans sa note, mais il est moins rentable que l’activité “Avantage aux salariés” et reste fortement exposé aux fluctuations des changes en Amérique latine et, en particulier au Brésil qui représente 50% du chiffre d’affaires de la division.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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