August 28, 2018 / 7:29 PM / 25 days ago

Nouveaux investissements dans la capture du CO² dans l'atmosphère

OSLO, 28 août (Reuters) - Une petite entreprise suisse, Climeworks, a obtenu mardi l’équivalent de 31 millions de dollars (26,5 millions d’euros) de nouveaux investissements pour son usine de capture du CO² dans l’atmosphère, technologie vers laquelle les Etats pourraient se tourner davantage dès cette année dans le cadre des efforts pour freiner le réchauffement de la planète.

Climeworks, qui utilise des filtres de technologie de pointe et des ventilateurs pour extraire le CO² de l’air, cela pour un coup d’environ 600 dollars (513 euros) la tonne, a obtenu cette somme de la part de plusieurs investisseurs, dont la Banque cantonale zurichoise.

Extraire d’importantes quantités de dioxyde de carbone de l’atmosphère pourrait contribuer à limiter le réchauffement climatique mondial, tenu responsable de la recrudescence de canicules, d’incendies de forêt, d’inondations, ainsi que de l’élévation du niveau des mers.

L’entreprise suisse explique que sa “vision” à long terme est de pouvoir capturer 1% des émissions de CO² dues à l’homme à l’horizon 2025.

Elle est encore bien loin de cet objectif. Sa capacité actuelle de capture est de 1.000 tonnes de dioxyde de carbone par an, tandis que les émissions mondiales de CO² se sont élevées à 32,5 milliards de tonnes par an en 2017, selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En juin, parallèlement, le principal concurrent de Climeworks, la société Carbon Engineering, dont le siège est au Canada, a dévoilé son projet d’une usine en mesure de capturer le CO² dans l’atmosphère pour un coup de seulement 94 dollars américains (80,4 euros) la tonne.

Cela rendrait cette technologie plus abordable au cas où les Etats augmenteraient le coup des émissions de carbone. Sur le marché européen, le cours des émissions de carbone avoisine actuellement les 21 euros la tonne.

L’usine de Climeworks, à Zurich, vend désormais le CO² capturé dans l’air à des serres de la région, comme fertilisant agricole destiné à la culture de tomates et de concombres. L’entreprise a également un projet en Islande, où le CO² serait enfoui en profondeur.

Avec les nouveaux fonds, les investissements dans la technologie de Climeworks se montent à une cinquantaine de millions de dollars. L’entreprise compte désormais 60 employés, deux fois plus qu’au début 2017. (Alister Doyle; Eric Faye pour le service français)

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