July 18, 2018 / 3:47 PM / 4 months ago

L'Intelligence artificielle, premier "défi" du fonds pour l'innovation

PARIS, 18 juillet (Reuters) - Le fonds de 10 milliards d’euros voulu par Emmanuel Macron et créeé en janvier sera entièrement dédié aux innovations dites de rupture, notamment en matière d’intelligence artificielle (IA), selon la présentation qu’en a fait mercredi le gouvernement.

Sur les 250 millions d’euros environ que dégagera chaque année le Fonds pour l’innovation et l’industrie, 70 millions iront aux entreprises innovantes, gourmandes en financements, 150 millions serviront à financer des “défis” définis tous les ans et 25 millions seront injectés dans la nanoélectronique.

“La France a pris du retard sur l’innovation disruptive, c’est-à-dire l’innovation qui ne rapporte pas toute de suite, qui n’améliore pas la productivité immédiate des entreprises, mais qui prépare les sauts technologiques du futur”, a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lors de l’installation du Conseil de l’innovation.

Les deux premiers grands défis retenus portent sur l’intelligence artificielle, plus spécifiquement sur le rôle que celle-ci peut jouer dans l’amélioration des diagnostics médicaux et sur la fiabilisation de cette technologie.

Emmanuel Macron s’est donné pour ambition de faire de la France un champion mondial dans ce domaine de l’intelligence artificielle, un pari compte tenu des sommes colossales déjà investies par la Chine et les Etats-Unis.

C’est au Conseil de l’innovation installé mercredi, composé de six ministres et de six personnalités qualifiées, qu’il appartiendra de choisir les autres défis, au nombre de trois à cinq tous les ans.

Pour chacun d’eux, un gestionnaire de projet aura pour mission de piloter les fonds alloués - de l’ordre de 30 millions d’euros sur trois ans - et plus globalement de faire avancer les connaissances, au besoin en levant les barrières réglementaires.

Les 70 millions d’euros d’aides sous des formes diverses destinées aux entreprises de la “deep tech” doivent pour leur part être pilotés par Bpifrance.

Le fonds de dix milliards d’euros a été constitué grâce à des cessions d’actifs de l’Etat dans Engie et Renault et, pour l’heure, à des apports en titres d’EDF et de Thales auxquelles doivent se substituer de nouvelles cessions de participations prévues dans le cadre du projet de loi Pacte. (Simon Carraud, édité par Yann Le Guernigou)

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