July 17, 2018 / 9:49 AM / 2 months ago

LEAD 1-GB-Ralentissement de la croissance des salaires

(Actualisé avec commentaires d’économistes)

par David Milliken et Alistair Smout

LONDRES,17 juillet (Reuters) - La croissance des salaires sur les trois mois à fin mai a ralenti à son rythme le plus faible depuis six mois, montrent les données publiées mardi par l’Office national de la statistique (ONS), un nouveau casse-tête pour une Banque d’Angleterre qui veut poursuivre son resserrement monétaire.

Primes incluses, la croissance des salaires sur les trois mois à fin mai s’est établie à 2,5% en rythme annuel, comme prévu, après 2,6% sur les trois mois précédents, la plus faible hausse depuis novembre.

Hors primes, la croissance des salaires est ressortie à 2,7%en rythme annuel, un chiffre là encore conforme aux anticipations des économistes interrogés par Reuters.

Les marchés ont peu réagi à la publication de ces chiffres, peu susceptibles, selon les économistes, de dissuader la BoE de relever les taux le 2 août.

“Il n’y a là quasiment rien qui incite la BoE à se montrer plus prudente vis-à-vis d’une hausse des taux en août”, estime David Cheetham, analyste chez le courtier XTB.

L’économie britannique semble avoir repris de l’élan après un ralentissement au premier trimestre en partie dû au mauvais temps.

La Banque d’Angleterre s’attend à ce que la croissance des salaires accélère graduellement au cours des trois prochaines années, raison pour laquelle elle a dit qu’elle relèverait probablement les taux d’intérêt au cours de cette période.

Le taux de chômage sur les trois mois à fin mai est resté à son plus bas de quarante ans de 4,2%, comme attendu. La proportion de personnes ayant un emploi atteint le record de 75,7%, quelque 137.000 emplois ayant été créés sur la période à fin mai.

Le gouverneur de la BoE, Mark Carney, a déclaré au début du mois que l’économie dans son ensemble et les salaires accéléraient, comme la banque centrale l’avait prévu en mai, ce qui ouvrait la voie à une hausse des taux en août, qui serait la deuxième depuis la crise financière de 2008.

Mais la semaine dernière, le vice-gouverneur Jon Cunliffe a déclaré que la croissance des salaires ne semblait pas sortir d’une fourchette de 2,5-3,0% et était en passe d’atteindre une hausse de 3% que la BoE prévoit pour la fin de l’année.

“Le faible taux de chômage n’a pas encore généré de fortes pressions sur les salaires et les incertitudes sur le Brexit continuent de prévaloir”, relève Ian Stewart, économiste chez Deloitte. “Les arguments en faveur d’une hausse des taux en août se sont peut-être renforcés mais ils ne sont guère convaincants.”

Tableau (Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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