July 10, 2018 / 8:58 AM / 2 months ago

GB/Indicateurs-Déficit budgétaire un peu supérieur aux attentes en juin

LONDRES, 20 juillet (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* DÉFICIT BUDGÉTAIRE DE £5,4 MDS EN JUIN

20 juillet - Le déficit budgétaire de l’Etat a été plus important que prévu en juin mais sur les trois premiers de l’exercice fiscal 2017-2018, les besoins de financement du Trésor britannique ont été les moins élevés depuis 2007, montrent les données publiées vendredi par l’institut national de la statistique (ONS).

Le déficit public du mois dernier est ressorti à 5,394 milliards de livres (6,03 milliards d’euros), contre 6,239 milliards de livres un an plus tôt et 5,0 milliards attendus par les économistes interrogés par Reuters.

Sur les trois premiers mois de l’exercice, ce déficit s’est établi à 16,8 milliards de livres, ce qui représente une baisse de 24,4% par rapport à la période avril-juin 2017, mais il est trop tôt pour extrapoler cette tendance sur l’ensemble de 2018-2019.

L’organe public chargé de la prévision budgétaire a prédit en mars un déficit de 37,1 milliards de livres, soit 1,8% du PIB, pour l’exercice en cours.

Cette estimation ne prenait pas en compte l’annonce faite depuis par la Première ministre, Theresa May, au sujet d’une augmentation de 20 milliards de livres par an du budget du National Health Service (NHS), le service de santé public du Royaume-Uni.

La dette publique, hors banques nationalisées, a atteint 1.792 milliards de livres, soit 85,2% du PIB, contre 86,2% en juin 2017. Ce ratio reste cependant deux fois plus élevé que son niveau d’avant la crise financière de 2007-2009.

Tableau

* BAISSE DE 0,5% DES VENTES AU DÉTAIL (CONSENSUS +0,2%)

19 juillet - Les ventes au détail ont diminué contrairement aux attentes au mois de juin, la Coupe du monde de football ayant pesé sur la consommation en freinant la fréquentation des magasins, montrent les chiffres publiés jeudi par l’ONS.

Ces ventes sont en repli de 0,5% sur un mois, après une augmentation révisée en légère hausse, à +1,4% pour mai.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une progression de 0,2% le mois dernier.

Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 2,9% en juin, contre +4,1% en mai et alors que les économistes attendaient +3,7%.

Toutefois, sur l’ensemble du deuxième trimestre, elles ont progressé de 2,1% par rapport au premier trimestre, leur plus forte hausse depuis le premier trimestre 2004.

Cette reprise de la consommation sur l’ensemble du trimestre devait rassurer la Banque d’Angleterre qui envisage de relever ses taux.

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* L’INFLATION STABLE EN JUIN MALGRÉ LA HAUSSE DU BRUT

18 juillet - L’inflation britannique n’a pas augmenté le mois dernier, ce qui pourrait amener la Banque d’Angleterre à se poser des questions alors qu’une hausse des taux d’intérêt est attendue pour le mois prochain.

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,4% sur un an en juin comme en mai, malgré la hausse des prix des carburants qui sont à un pic depuis septembre 2014, a annoncé mercredi l’institut national de la statistique (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une inflation en légère hausse à 2,6%.

Tableau:

* RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE DES SALAIRES

17 juillet - La croissance des salaires sur les trois mois à fin mai a ralenti à son rythme le plus faible depuis six mois, montrent les données publiées mardi par l’Office national de la statistique (ONS), un nouveau casse-tête pour une Banque d’Angleterre qui veut poursuivre son resserrement monétaire.

Primes incluses, la croissance des salaires sur les trois mois à mai s’est établie à 2,5% en rythme annuel, comme prévu, après 2,6% sur les trois mois précédents, la plus faible hausse depuis novembre.

Hors primes, la croissance des salaires est ressortie à 2,7%en rythme annuel, un chiffre là encore conforme aux anticipations des économistes interrogés par Reuters.

L’économie britannique semble avoir repris de l’élan après un ralentissement au premier trimestre en partie du au mauvais temps.

La Banque d’Angleterre s’attend à ce que la croissance des salaires accélère graduellement au cours des trois prochaines années, raison pour laquelle elle a dit qu’elle relèverait probablement les taux d’intérêt au cours de cette période.

Le taux de chômage sur les trois mois à fin mai est resté à son plus bas de quarante ans de 4,2%, comme attendu. La proportion de personnes ayant un emploi atteint le record de 75,7%, quelque 137.000 emplois ayant été créés sur la période à fin mai.

Le gouverneur de la BoE, Mark Carney, a déclaré au début du mois que l’économie dans son ensemble et les salaires accéléraient, comme la banque centrale l’avait prévu en mai, ce qui ouvrait la voie à une hausse des taux en août, qui serait la deuxième depuis la crise financière de 2008.

Mais la semaine dernière, le vice-gouverneur Jon Cunliffe a déclaré que la croissance des salaires ne semblait pas sortir d’une fourchette de 2,5-3,0% et était en passe d’atteindre une hausse de 3% que la BoE prévoit pour la fin de l’année.

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Tableau

* LE PIB EN HAUSSE DE 0,3% EN MAI AVEC LES SERVICES

10 juillet - L’économie britannique s’est appuyée sur le secteur des services en mai pour regagner un peu de dynamisme après l’accès de faiblesse du début d’année mais la production manufacturière a en revanche déçu, montrent les données publiées mardi par l’institut national de la statistique (ONS).

La statistique mensuelle du produit intérieur brut, publiée pour la première fois, montre que le PIB britannique a augmenté de 0,3% sur un mois en mai.

Cette croissance, conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, est la plus forte depuis novembre, a souligné l’ONS. Elle avait été de 0,2% en avril.

Sur un an, le PIB britannique a augmenté de 1,5% en mai. La hausse a été de 0,2% sur les trois mois à mai, comme prévu, après une stagnation sur les trois mois à avril.

L’ONS juge que l’économie britannique a réalisé une performance mitigée en mai.

“Les services en particulier ont crû de manière robuste en mai, les distributeurs profitant du double bénéfice d’un temps chaud et du mariage royal”, dit l’ONS, en référence au mariage du prince Harry et de Meghan Markle.

Le secteur tertiaire a connu une croissance de 0,3% en mai, soit un léger ralentissement par rapport à la progression de 0,4% du mois précédent. Sur trois mois, sa croissance s’est élevée à 0,4%, deux fois plus qu’en avril.

La production industrielle a en revanche baissé de manière inattendue, de 0,4%, tandis que la production manufacturière a déçu avec une croissance de 0,4%, soit 0,5 point de moins que les anticipations des économistes.

Sur les trois mois à mai, la production manufacturière s’est contractée de 1,2%, sa plus forte baisse sur une telle période depuis décembre 2012.

Le déficit des échanges de biens n’a pas varié, à 12,362 milliards de livres (13,966 milliards d’euros), montrent des données distinctes.

Tableau de la production industrielle

Tableau du commerce extérieur

* Les indicateurs publiés en juin (Service économique)

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