July 3, 2018 / 9:58 AM / 5 months ago

Les successeurs d'Autolib paieraient €300-500 par voiture-presse

PARIS, 3 juillet (Reuters) - Les opérateurs de voitures en autopartage appelés à prendre la succession du service Autolib du groupe Bolloré pourraient payer un forfait annuel compris entre 300 euros et 500 euros par véhicule, rapportent mardi les Echos.

Selon le journal, la résolution proposée lundi au Conseil de Paris prévoyait une contribution de 500 euros. Mise en délibération mardi, elle pourrait être ramenée à 300 euros, ajoute le quotidien économique.

Le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM), qui regroupe une centaine de communes, a voté le 21 juin la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré prévu initialement jusqu’en 2023. Les élus ont refusé de payer les 233 millions d’euros réclamés par l’industriel breton pour éponger le déficit du service, dont Bolloré évalue les pertes à 293 millions d’euros d’ici 2023.

Le service lancé en 2011 avec ses voitures électriques grises cessera définitivement le 31 juillet.

Une source proche du dossier a indiqué que les voitures disparaîtraient progressivement des rues franciliennes pendant le mois d’août.

Pour remplacer le contrat Autolib, la Mairie de Paris a décidé de se tourner vers des offres en “free floating” - sans espace dédié pour prendre ou ramener une voiture - portées par plusieurs acteurs privés.

Selon les Echos, l’objectif est de disposer à terme d’une flotte de plus de 20.000 véhicules. Sur la base des montants évoqués pour la licence permettant de garer les voitures sur l’espace public, un tel volume représenterait entre six et dix millions d’euros par an de coûts pour les opérateurs et de recettes pour l’Ile-de-France.

D’ici là, les discussions entre les nombreux candidats à la succession d’Autolib et la Mairie de Paris se poursuivent.

Europe Un a rapporté lundi que Renault pourrait dévoiler son offre dès cette semaine. Sont également pressentis PSA, Ada, filiale de location du groupe Rousselet, également propriétaire des taxis G7, Ubeequo (Europcar ) ou Zipcar (Avis).

Parmi les sujets encore à régler figure aussi le sort des 6.200 bornes de recharge déployées en Ile-de-France. La partie matérielle sera reprise par les collectivités locales le 31 juillet mais la partie logicielle devra être reprogrammée pour que les bornes puissent être accessibles aux nouveaux opérateurs.

Alors que tous les véhicules électriques - du mini Renault Twizy à la géante Tesla S - peuvent aujourd’hui se recharger sur les prises d’Autolib, il pourrait s’écouler de longs mois avant que le réseau ne soit opérationnel pour les nouveaux services.

Selon une source proche du dossier, le délai pourrait même courir jusqu’en 2019.

Gilles Guillaume, édité par Pascale Denis

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