June 25, 2018 / 9:47 AM / in 6 months

BOURSE-Worldline recule, Kepler Cheuvreux n'est plus à l'achat

PARIS, 25 juin (Reuters) - Worldline accuse la plus forte baisse de l’indice SBF 120 lundi matin en Bourse de Paris après l’abaissement de la recommandation de Kepler Cheuvreux, qui juge que le spécialiste des paiements devrait désormais privilégier l’intégration de ses dernières acquisitions.

Le titre abandonne 5,57% à 49,86 euros à 11h46 alors que le SBF 120 cède 0,83%. Il s’achemine ainsi vers sa pire séance depuis le 19 février.

Six semaines après l’annonce par Worldline du rachat du suisse Six Payment (SPS) pour 2,3 milliards d’euros , Kepler Cheuvreux a abaissé sa recommandation sur la valeur d’”acheter” à “conserver” tout en portant son objectif de cours de 51 à 53 euros.

L’intermédiaire rappelle que le cours de Worldline a triplé en trois ans, une envolée accompagnée d’un doublement des multiples de valorisation.

“Le groupe a répondu à la totalité de nos attentes au cours des trois dernières années, reconnaît-il: la croissance organique s’est accélérée pour passer de 3% en 2015 à 7% attendus au deuxième semestre 2018, les marges ont régulièrement augmenté et deux très importantes opérations ont été annoncées (Equens et SPS), ce qui n’aurait probablement été le cas si Worldline n’avait pas été coté”.

“Même si le bilan continue d’afficher une trésorerie positive (hors minoritaires d’Equens) et laisse des marges pour d’autres opérations, nous pensons que la direction devrait se concentrer sur la finalisation de l’intégration d’Equens et la consolidation de celle de SPS”, ajoute-t-il.

Kepler Cheuvreux n’exclut pas une nouvelle opération de croissance externe d’un montant réduit “mais pas un autre SPS à court terme”.

“De plus, Atos (actionnaire à 70%-ndlr) a besoin d’un bilan solide pour être capable de réaliser une acquisition importante aux Etats-Unis”, poursuivent les analystes.

Ils notent aussi que si Worldline a profité récemment de la dynamique boursière porteuse du secteur des paiements, “ce n’est pas un spécialiste du traitement du e-commerce”, qui représente seulement 15% de son chiffre d’affaires, et il ne peut donc pas être comparé à Wirecard ou Adyen.

Jugeant le potentiel de croissance organique du groupe limité à 8%, Kepler Cheuvreux juge donc “risqué” de comparer les multiples de la valeur à ceux de titres très bien valorisés comme Adyen.

L’intermédiaire préfère donc se reporter sur Atos, “qui constitue un moyen de rester investi avec un risque inférieur et devrait prendre la suite en matière de ‘newsflow’”.

En intégrant la baisse de ce lundi, le titre Worldline ramène sa progression depuis le début de l’année à 23%, alors que le SBF 120 affiche une hausse de moins de 1% sur la période. En deux ans, le cours de Worldline a plus que doublé alors que le SBF 120 gagnait un peu plus de 34%.

Marc Angrand, édité par Blandine Hénault

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