June 13, 2018 / 12:21 PM / 3 months ago

LEAD 1-Les plus fragiles préservés, incitations pour les autres-Macron

* La protection sociale doit être refondée-Macron

* Ceux qui le peuvent seront davantage incités à travailler

* La santé, les retraites, la dépendance seront réformées (Actualisé avec autres éléments, citations et contexte)

PARIS, 13 juin (Reuters) - Le système de protection sociale doit être réformé pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi mais aucune économie ne sera faite sur le dos des plus fragiles, a promis mercredi Emmanuel Macron.

Ceux qui pourraient revenir dans l’emploi, même adapté ou à temps très partiel, doivent être davantage incités à le faire, a dit le chef de l’Etat, en évoquant une refonte des aides sociales en ce sens, lors d’un discours au congrès de la Mutualité française, à Montpellier (Hérault).

Sans responsabilisation de tous les acteurs, financer les défis auxquels la France répond mal, comme la dépendance des personnes âgées, sera impossible, a-t-il insisté.

Une loi sur la dépendance sera votée en 2019, après la réforme des retraites au premier semestre de l’an prochain, a-t-il dit. Des annonces sur le système de santé et sur la lutte contre la pauvreté seront faites dans les prochaines semaines.

“Il nous faut assumer la solidarité collective pour les plus fragiles et les plus vulnérables, il nous faut assumer des dépenses sociales qui accompagnent celles et ceux qui ne peuvent pas, qui n’arrivent pas à revenir vers le travail”, a-t-il dit.

“Sur ce sujet, nos engagements monétaires non seulement seront maintenus mais ils doivent être complétés par de l’accompagnement”, a-t-il ajouté, quelques heures après avoir dit que les aides sociales coûtaient “trop de pognon” sans sortir “les gens de la pauvreté”, dans une vidéo diffusée par l’Elysée.

“Là, c’est notre échec : nous avons pensé qu’en donnant des prestations sociales, en ayant des gens qu’on appelait des bénéficiaires, on répondait à tout, ce n’est pas vrai”, a poursuivi Emmanuel Macron, en soulignant que les personnes les plus fragiles étaient souvent celles qui ne faisaient pas appel aux aides sociales.

Il faudra parallèlement mieux accompagner les personnes susceptibles de travailler “mais que rien n’incite ni n’accompagne pour faire ce chemin”.

“Il nous faut à la fois accompagner et responsabiliser et j’assume ce double discours, cet ‘en même-temps’”, a-t-il poursuivi.

Il s’est prononcé pour un examen et une synthèse de toutes les politiques d’accompagnement sociales, dont le RSA, et pour inverser le mouvement qui a consisté à diminuer les montants consacrés à l’accompagnement tout en augmentant les allocations.

“C’est le chemin inverse qu’il nous faut faire”, a-t-il dit. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below