May 6, 2018 / 5:11 PM / 6 months ago

Des amendements encore possibles à la réforme de la SNCF, dit Pepy

PARIS, 6 mai (Reuters) - Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, estime qu’il reste “de la place pour des amendements” dans la réforme de l’entreprise ferroviaire dont le Premier ministre se saisit lundi pour tenter de sortir d’un conflit entré dans son deuxième mois.

Edouard Philippe reçoit lundi à Matignon, dans le cadre de réunions bilatérales, les syndicats de cheminots opposés à la réforme (Unsa, CGT, CFDT, Solidaires, FO), ainsi que les responsables de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) et de Transdev, les dirigeants de la SNCF, les associations d’usagers et les représentants des régions.

Les cheminots, qui ont entamé une grève par intermittence le 3 avril, prévoient deux nouvelles journées de grève mardi et mercredi prochains.

Edouard Philippe, qui entend aller “jusqu’au bout” de la réforme, a d’ores et déjà prévenu que l’ouverture à la concurrence, la réorganisation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut, mesures clés du projet de loi, étaient non négociables.

En revanche, comme il l’a précisé vendredi dans un entretien à France Bleu Berry, il laisse ouverte la question de la reprise de la dette de la SNCF (quelque 54 milliards d’euros) par l’Etat.

“Ce rendez-vous est pour moi un acte d’ouverture. J’en attends des engagements clairs sur la reprise de la dette, la politique d’investissement de l’Etat dans le ferroviaire et la garantie de l’Etat que l’Union des transports ferroviaires négociera une convention collective de haut niveau en matière de protection sociale, de classifications et de carrière”, déclare Laurent Berger dans un entretien diffusé dimanche par Les Echos.

“Tout dépendra de l’option choisie par le gouvernement : soit il cherche à mettre à terre les organisations syndicales et nous seront forcément en désaccord, soit il fait des avancées”, ajoute le secrétaire général de la CGT.

Le projet de loi pour “un nouveau pacte ferroviaire” a été adopté en avril dernier à l’Assemblée nationale en première lecture. Le texte sera examiné au Sénat à partir du 23 mai.

“Je crois que tout le monde a envie d’avancer, simplement la réforme ne peut pas être passée par dessus bord comme si c’était une option, c’est le statu quo qui est mortel pour la SNCF”, a déclaré dimanche Guillaume Pepy sur France Culture.

“J’ai envie d’une réunion de travail sérieuse, concrète, qui va faire avancer les choses”, précise-t-il.

“Le projet a été voté à l’Assemblée nationale par 80% des votants. Maintenant on prépare le Sénat, le Sénat c’est dans 15 jours, ça veut donc dire qu’il y a de la place pour des amendements”, a estimé le PDG de l’entreprise publique.

“Ce que je crois, c’est que les syndicats vont arriver demain avec des amendements, puis le Premier ministre verra si ces amendements lui paraissent améliorer le texte, sans remettre en cause la nécessité de la réforme.” (Sophie Louet)

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