May 4, 2018 / 8:17 PM / in 2 months

POINT MARCHÉS-Wall St reconsidère la stat de l'emploi et finit en hausse

(Actualisé avec des précisions, éléments de change et obligataires)

* Gains de 1,39% pour le Dow, de 1,28% pour le S&P, de 1,71% pour le Nasdaq

* Le Dow perd 0,2% sur la semaine et le S&P 0,24%

* Le Nasdaq gagne 1,26% sur la semaine

par April Joyner et Sruthi Shankar

NEW YORK, 4 mai (Reuters) - Apple et d’autres valeurs technologiques ont permis à Wall Street de terminer la dernière séance de la semaine en hausse - avec des gains de plus de 1% pour les trois grands indices - et de surmonter une statistique de l’emploi qui avait créé quelques perturbations dans un premier temps.

Les créations d’emplois ont augmenté moins que prévu aux Etats-Unis en avril mais le taux de chômage est tombé à un plus bas de 17 ans et demi de 3,9% avec le retrait d’un certain nombre de chômeurs du marché du travail.

Le rapport du département du Travail a aussi montré que la croissance des salaires n’avait été que d’un maigre 0,1%, elle aussi inférieure aux attentes, rassurant les investisseurs qui craignaient un renforcement des tensions inflationnistes synonyme d’accélération du resserrement monétaire

Après une ouverture vers le bas, en réaction à ces chiffres, le marché s’est retourné à la hausse et les indices Dow Jones et S&P-500 ont rebondi au-delà de leur moyenne mobile de 200 jours, un seuil technique qui indique la tendance de long terme.

Le bas chiffre du chômage, en lui-même plutôt annonciateur de pressions inflationnistes sur les salaires, a été contrebalancé par la médiocre hausse salariale, ont expliqué les investisseurs.

“Tout ceux qui veulent un emploi en trouvent un et sans que l’on ait l’aspect négatif de la chose, à savoir l’inflation”, a constaté Jamie Cox (Harris Financial Group).

L’indice Dow Jones a gagné 332,36 points (1,39%) à 24.262,51 points. Le S&P-500 a pris 33,69 points (1,28%) à 2.663,42 points. Le Nasdaq Composite a avancé de 121,47 points (1,71%) à 7.209,62 points.

Sur l’ensemble de la semaine, le Dow fléchit de 0,2% et le S&P-500 de 0,24%, tandis que le Nasdaq gagne 1,26%.

Apple a fini sur un gain de 3,92% à 183,83 dollars, après un record de 184,25 dollars en séance. Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, a relevé sa participation dans la firme à la pomme, ce qui a dopé cette dernière.

Le gain hebdomadaire d’Apple en pourcentage est le plus élevé depuis octobre 2011.

Les 11 grands indices sectoriels ont fini dans le vert, avec en tête l’indice des technologiques qui s’adjuge 1,97%. Sur les 30 valeurs composant le Dow, 29 ont clôturé en hausse, la seule exception étant le pétrolier Chevron (-0,38%).

Au plan macroéconomique, la Chine et les Etats-Unis sont parvenus à un consensus sur certains points de leur contentieux commercial, ont déclaré vendredi des responsables des deux pays, Pékin ayant notamment proposé d’augmenter les importations de produits américains et de réduire les droits de douane sur certains produits, selon deux sources au fait des tractations et un document consulté par Reuters.

Le volume a été de 6,37 milliards de titres échangés contre 6,57 milliards en moyenne sur les 20 dernières séances.

Sur le marché des Treasuries, les rendements terminent sans grand changement, après avoir dans un premier temps fléchi en réaction à la statistique de l’emploi, avant de se retourner vers le haut, à l’exception du 30 ans qui a fini en baisse mais au-dessus d’un plus bas de deux semaines touché en séance.

Les investisseurs attendent maintenant le refinancement du Trésor la semaine prochaine, d’un total de 73 milliards de dollars.

La courbe des rendements s’est à nouveau aplatie après le rapport sur l’emploi, l’écart entre le 2 ans et le 10 ans se contractant jusqu’à 43,90 points de base, le plus resserré depuis deux semaines.

Malgré une statistique de l’emploi mitigée, le dollar a atteint son plus haut niveau de l’année contre un panier de devises de référence avant de revenir sur ses pas pour être finalement à peu près stationnaire.

L’indice du dollar a atteint 92,90, au plus haut depuis le 28 décembre, avant de revenir à 92,566.

Le dollar a également dépassé la parité avec le franc suisse, inscrivant 1,0022 franc.

Erik Nelson, stratège de Wells Fargo, pense que le potentiel haussier du dollar est limité car, à son sens, le pessimisme qui entoure les autres économies, européennes en particulier, est sans doute exagéré.

avec Gertrude Chavez-Dreyfuss et Karen Brettell

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