May 3, 2018 / 8:34 AM / 7 months ago

Investissement des entreprises-Villeroy (BdF) relativise le freinage du T1

PARIS, 3 mai (Reuters) - Le ralentissement de l’investissement des entreprises constaté en France au premier trimestre résulte d’un “équilibrage” et il devrait continuer de progresser cette année, à une cadence comparable à celle de 2017, a déclaré jeudi François Villeroy de Galhau.

L’Insee a fait état vendredi d’un ralentissement plus marqué que prévu de la croissance de l’économie française au premier trimestre (+0,3% contre +0,4% attendu), principalement sous l’effet d’un coup de frein de l’investissement des entreprises (+0,5%, après +1,6% au dernier trimestre 2017).

“Au-delà de ce ralentissement trimestriel (de l’investissement des entreprises), qui est au fond un équilibrage, ce qui est plus significatif c’est notre prévision annuelle (qui) montre une forte dynamique”, a déclaré le gouverneur de la Banque de France lors d’une conférence à Paris sur le financement de l’investissement en France.

Evoquant une croissance de 4% de l’investissement des entreprises en France en 2017, François Villeroy de Galhau a précisé qu’il était attendu “presque au même niveau de croissance sur la moyenne de l’année 2018”.

Dans ces dernières prévisions trimestrielles pour l’économie française, publiées mi-mars, la Banque de France tablait sur une progression de 4,1% de l’investissement des entreprises cette année.

Concernant le financement de ces investissements, le gouverneur de la Banque de France a une nouvelle fois signalé la forte dynamique de la dette privée en France, avec une croissance des crédits bancaires, notamment aux entreprises, autour de 6% par an.

Il a rappelé que le Haut Conseil de stabilité financière (HCFP) déciderait en juin, lors de sa prochaine réunion, s’il convient de prendre de nouvelles mesures pour ralentir la croissance du crédit en France au vu de la montée de l’endettement des acteurs économiques.

François Villeroy de Galhau a souligné que la Banque de France n’avait pas été surprise par le ralentissement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) sur les trois premiers mois de l’année, puisqu’elle avait abaissé à 0,3% sa prévision de croissance du premier trimestre avec les résultats de sa dernière enquête de conjoncture, publiée mi-avril.

Myriam Rivet et Leigh Thomas, édité par Yves Clarisse

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