April 26, 2018 / 10:05 AM / 3 months ago

LEAD 1-SNCF-Philippe ne veut pas toucher aux principes de la réforme

(Actualisé avec réactions de syndicats)

PARIS, 26 avril (Reuters) - Edouard Philippe a réaffirmé jeudi que l’ouverture du système ferroviaire à la concurrence, la réorganisation de la SNCF et la fin des embauches au statut étaient des principes non négociables, une position qui réduit la marge de manoeuvre dans la perspective de son rendez-vous du 7 mai avec les syndicats.

Le Premier ministre a dans le même temps souligné sur Europe 1 que le montant, les modalités et le rythme de la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat restaient à discuter.

Cette dette devra être remboursée dans le temps, sans accroître la fiscalité et en faisant des économies sur la dépense publique, a-t-il précisé.

“Nous sommes déterminés à faire avancer cette réforme, elle est indispensable”, a dit le chef du gouvernement.

Les syndicats de la SNCF ont exigé mercredi une véritable négociation sur l’avenir de l’entreprise avec le Premier ministre mais le gouvernement a exclu de modifier la réforme déjà adoptée par l’Assemblée nationale.

Les représentants des cheminots en grève ont obtenu cette rencontre avec Edouard Philippe le 7 mai, après avoir refusé de se rendre aux dernières concertations avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Les organisations réformistes, UNSA et CFDT, attendent désormais les éventuelles annonces du 7 mai pour se prononcer.

“C’est le résultat qui comptera à la fin”, a dit à Reuters le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Didier Aubert, après les déclarations d’Edouard Philippe.

“Il est dans la posture, on verra les discussions. On se doutait bien qu’il n’allait pas dire qu’il allait tout remettre à plat”, a-t-il ajouté, en se disant prêt à se “se battre pied à pied, argument contre argument”.

“On verra les résultats du 7 mai et on en tirera des conclusions dans nos instances”, a pour sa part déclaré le secrétaire général de l’Unsa-ferroviaire, Roger Dillenseger, joint par Reuters.

Les deux fédérations espèrent en particulier des engagements de l’Etat sur la dette de la compagnie - 47 milliards d’euros pour la seule SNCF - et sur les conditions dans lesquelles sera négocié le futur pacte social, appelé à remplacer le statut des cheminots, dans les entreprises et la branche. (Jean-Baptiste Vey et Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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