April 9, 2018 / 8:59 AM / 3 months ago

France-Des trains perturbés mais moins qu'il y a une semaine

PARIS, 9 avril (Reuters) - Le mouvement des cheminots contre la réforme de la SNCF est entré lundi dans sa deuxième semaine avec un trafic ferroviaire toujours très perturbé mais moins qu’il y a une semaine, à l’heure où le dossier arrive à l’Assemblée nationale.

Selon une porte-parole de la SNCF, l’état du trafic est conforme aux prévisions : un TGV sur cinq en circulation, un Intercités sur six, un TER et un Transilien sur trois, une rame sur deux à une rame sur cinq pour le RER en Ile-de-France et trois trains sur quatre pour l’Eurostar et le Thalys.

La SNCF a annoncé ce week-end un taux de 43% d’intention de grève pour les personnels indispensables à la circulation des trains (conducteurs, contrôleurs et aiguilleurs), qui ont l’obligation d’annoncer à l’avance s’ils seront grévistes.

Les syndicats réprésentatifs des personnels de la SNCF ont lancé le 3 avril un mouvement de grève intermittent (deux jours d’arrêt de travail par tranche de cinq jours) jusqu’au 28 juin.

Le gouvernement a lancé une contre-offensive médiatique face à des organisations menaçant de durcir le mouvement en l’absence de progrès dans les consultations en cours.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a notamment dit ce week-end qu’il n’entendait pas céder sur l’ouverture à la concurrence, la réorganisation de l’entreprise et la fin du recrutement sous le régime du statut des cheminots.

Une large majorité de Français (62%) souhaite d’ailleurs que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme de la SNCF “sans céder aux mobilisations et aux grèves”, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, un bond de 11 points par rapport à la précédente enquête, il y a une semaine.

MACRON ENTRE DANS L’ARÈNE

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, doit lui-même intervenir jeudi à 13h00, sur TF1, et dimanche sur BFM TV, RMC et Mediapart.

Les députés commencent pour leur part ce lundi à examiner le texte sur la réforme de la SNCF et des syndicats ont appelé à manifester aux abords de l’Assemblée nationale.

“Ce que je note, c’est que la France n’est pas paralysée”, a déclaré lundi matin le président de la SNCF, Guillaume Pepy, sur BFM TV, tout en déplorant que les clients de l’entreprise soient pénalisés.

Il a évalué à une centaine de millions d’euros les pertes enregistrées depuis le début du mouvement par la SNCF et précisé que des grévistes avaient empêché lundi matin, notamment à Lille, des autocars de substitution de circuler.

Il a cependant mis en avant le fait qu’il y avait “sans doute les trois quarts des cheminots” au travail.

“A partir du moment où il y a aussi peu de trains qui circulent, c’est un conflit dur”, a répliqué sur France Inter le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

“C’est une raison supplémentaire de discuter, de négocier et d’entendre les propositions qui sont faites”, a-t-il ajouté. “Ce que j’attends, ce n’est pas que chacun montre ses muscles de chaque côté. Et j’ai un peu ce sentiment-là.” (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below