March 28, 2018 / 5:23 PM / in 6 months

France-Le procureur veut éviter la prison aux huit de Tarnac

PARIS, 28 mars (Reuters) - Le ministère public a requis mercredi des peines symboliques contre huit militants anticapitalistes du groupe dit de Tarnac, dont deux accusés de dégradation d’une ligne TGV en 2008, peines qui leur évitent d’aller en prison.

Il a ainsi requis quatre ans de prison dont 42 mois avec sursis contre Julien Coupat, présenté à l’époque comme le chef et l’idéologue du groupe, et deux ans de détention dont 22 mois avec sursis, contre son ex-compagne, Yildune Levy.

Tous deux sont accusés d’avoir posé, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, un cavalier en fer à béton sur la caténaire d’une ligne TGV, fait qu’ils ont toujours nié.

La durée de prison ferme requise contre eux - respectivement six mois et deux mois - couvre la détention provisoire qu’ils ont déjà effectuée.

Le ministère public a requis contre les six autres prévenus des peines de détention plus légères, ou d’amende, avec sursis.

Le procureur a certes estimé que les huits prévenus (cinq hommes et trois femmes) étaient coupables de pratiquement tous les faits qui leur sont reprochés.

Mais “il est évident qu’il faut prendre en compte le temps écoulé (depuis ces faits) et les personnalités des prévenus”, a-t-il déclaré. “La société n’aurait rien à gagner à ce qu’ils soient condamnés à des peines qui les enverraient en prison.” (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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