March 26, 2018 / 7:49 AM / 6 months ago

LEAD 2-France-Le déficit public ramené à 2,6% du PIB

    * Le déficit dans les clous européens, une première depuis
10 ans
    * Mais la dette continuer d'augmenter
    * Les dépenses publique à 56,5% de la richesse nationale

 (Actualisé avec citation supplémentaire Bruno Le Maire § 7-8)
    PARIS, 26 mars (Reuters) - Le déficit public français a
atteint l'équivalent de 2,6% du produit intérieur brut en 2017,
une baisse de 0,8 point par rapport à 2016 qui permet à la
France de revenir dans la norme du pacte de stabilité européen
pour la première fois depuis dix ans, annonce lundi l'Insee.
    L'institut, qui publie les premiers résultats des comptes
nationaux des administrations publiques pour 2017, fait état
dans le même temps d'une hausse de 65,9 milliards d'euros de la
dette publique de la France l'an passé, supérieure à celle de
2016 (+51,3 milliards).
    Elle atteint 2.218,4 milliards d'euros, soit l'équivalent de
97,0% du PIB contre 96,6% un an plus tôt.    
    Le déficit 2017 est inférieur à l'objectif de 2,9% affiché
par le gouvernement dans sa trajectoire des finances publiques
actualisée à la fin de l'été dernier et s'inscrit à son plus
faible niveau depuis 2007, juste avant la crise. 
    S'il a salué une "bonne nouvelle" confirmant la stratégie
mise en oeuvre par l'exécutif, le ministre de l'Economie et des
Finances, Bruno Le Maire, a rappelé sur franceinfo que "ça reste
un déficit, ça veut dire qu'on continue à dépenser trop
d'argent."    
    "Parce que le déficit public reste encore trop important,
(...) nous sommes obligés d'emprunter, nous sommes obligés de
nous endetter", a-t-il déploré en rappelant que la réduction de
la dette restait "un objectif prioritaire".    
    
    2,8% PRÉVUS EN 2018
    Pour 2018, Bruno Le Maire a confirmé l'objectif d'un déficit
à 2,8% prévu dans la loi de programmation des finances publiques
pour les années 2018-2022.
    "Je ferai tout, avec le reste du gouvernement (...) pour
faire mieux que ce qui été annoncé", a-t-il déclaré.     
    Interrogé sur LCP, le commissaire européen aux Affaires
économiques et financières, Pierre Moscovici, s'est "réjoui" que
la France soit "maintenant sur la voie très clairement de la
sortie de la procédure de déficit excessif". 
    La France se trouve sous le coup de cette procédure
disciplinaire depuis 2009 et doit parvenir à ramener son déficit
public sous le seuil de 3,0% du PIB deux années consécutives. 
    Comme Bruno Le Maire, l'ancien ministre français de
l'Economie et des Finances de François Hollande a estimé que "la
priorité doit être la réduction de la dette", seul moyen selon
lui de "retrouver des marges de manoeuvre pour financer les
services publics".
    "Nous ne sommes pas sortis de la zone où les efforts sont
nécessaires", a-t-il prévenu en rappelant qu'"un effort massif
sur la dépense publique" sera indispensable pour réduire les
déficits structurels et la dette publique.     
    Le déficit public 2017, qui agrège les soldes des comptes de
l'Etat, des collectivités locales et des administrations de
Sécurité sociale, a atteint 59,3 milliards d'euros contre 75,9
milliards un an plus tôt.
    L'amélioration est à mettre au compte de l'Etat, dont le
besoin de financement s'est élevé à 64,3 milliards d'euros
contre 73,8 milliards en 2016, et des administrations de
sécurité sociale, qui ont dégagé un excédent de 5,1 milliards
d'euros, le premier depuis 2008, après un déficit de 2,2
milliards en 2016.
    
    NOUVEAU RECORD POUR LES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES
    Les collectivités locales ont enregistré elles aussi un
excédent (+0,8 milliard) mais inférieur à celui de 2016 (3,0
milliards) du fait de la hausse de leurs investissements après
trois années consécutives de baisse, précise l'Insee.
    Les dépenses publiques ont augmenté globalement de 2,5% l'an
passé, soit une nette accélération par rapport à 2016 (+1,0%),
les seules dépenses de fonctionnement progressant de 2,2% (après
+0,7% en 2016) sous l'effet notamment de la hausse du point
d’indice de la fonction publique en février 2017.
    Elles ont atteint 56,5% de la richesse nationale l'an passé,
soit 0,1 point de moins qu'en 2016.
    Les recettes ont bondi parallèlement de 4,0% (contre +1,4%
en 2016), avec notamment des hausses de 5,2% des impôts sur le
revenu et le patrimoine, de 4,6% des impôts sur les produits et
la production et de 3,5% des cotisations sociales perçues.
    Le taux de prélèvements obligatoires atteint un nouveau
record de 45,4% du PIB contre 44,6% un an plus tôt. Hors
contribution exceptionnelle de l'impôt sur les sociétés des
grandes entreprises  de fin d'année, qui a servi à compenser le
coût de l'annulation de la taxe sur les dividendes, leur hausse
sur un an est de 0,5 point.
    
    Le communiqué de l'Insee 
    here
        
 Le point sur la conjoncture française               
 Graphique: Les chiffres clés de l'économie  tmsnrt.rs/2B7G9qP
 
 (Yann Le Guernigou, avec Myriam Rivet, édité par Simon Carraud
et Yves Clarisse)
  
0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below