March 15, 2018 / 2:37 PM / 4 months ago

LEAD 1-Barroso se dit victime d'une "attaque politique" de la Médiatrice européenne

(Actualisé avec Barroso)

BRUXELLES, 15 mars (Reuters) - L’ancien président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso s’est dit victime d’une “attaque politique” de la part de la Médiatrice européenne, qui a demandé jeudi à Bruxelles de réexaminer la question de ses nouvelles activités professionnelles au sein de la banque Goldman Sachs.

“Je n’ai pas et je ne chercherai jamais à faire du lobbying auprès des dirigeants de l’UE”, a clamé sur son compte Twitter le prédécesseur de Jean-Claude Juncker, auquel la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a aussi reproché son manque de contrôle.

L’ancien Premier ministre portugais a présidé la Commission pendant dix ans, jusqu’en 2014. Il a rejoint mi-2016 la branche londonienne de la banque américaine d’investissement.

Dans un communiqué, Emily O’Reilly évoque une réunion entre Barroso et un vice-président de la Commission en octobre dernier alors que l’ex-président de la Commission avait pris l’engagement de ne pas faire de lobbying auprès de la Commission.

“Les anciens commissaires ont le droit d’occuper un poste mais, en tant qu’anciens fonctionnaires, ils doivent également veiller à ce que leurs actions ne sapent pas la confiance que les citoyens portent en l’UE”, souligne la Médiatrice.

“Le nouveau poste de M. Barroso a provoqué de sérieuses inquiétudes dans l’opinion publique, ce qui aurait dû tout au moins susciter des inquiétudes au sein de la Commission quant au respect du devoir de discrétion”, poursuit-elle.

La révélation de l’arrivée de Barroso au sein de Goldman Sachs, tenue par beaucoup d’Européens comme en partie responsable de la crise financière de 2008 qui a failli avoir raison de la zone euro, avait suscité un tollé.

A l’époque, Jean-Claude Juncker s’était ému de voir son prédécesseur rejoindre la banque américaine, lui demandant en septembre 2016 de “clarifier” son rôle au sein de la banque américaine et saisissant le comité d’éthique de la Commission.

Mais la Commission avait jugé dans un premier temps que son recrutement ne semblait pas enfreindre le code de conduite dans la mesure où Barroso avait quitté la présidence de la Commission depuis plus de 18 mois.

Barroso a dit jeudi n’avoir aucune objection à ce que la CE réexamine sa position, tout en estimant qu’Emily O’Reilly n’a apporté aucune “évaluation juridique” de ses activités.

La Médiatrice comme d’autres responsables européens estiment que les traités de l’UE exigent, même après les 18 mois inscrits dans le code de conduite de la Commission, une “intégrité” à vie. (Alastair Macdonald Henri-Pierre André et Tangi Salaün pour le service français, édité par Arthur Connan)

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