February 28, 2018 / 8:09 AM / 6 months ago

France-Personne n'a intérêt à une grève longue à la SNCF, dit Pepy

PARIS, 28 février (Reuters) - Le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, a averti mercredi que personne n’avait intérêt à une grève longue des cheminots, dont les syndicats ont accordé mardi un sursis au gouvernement pour qu’il renonce à réformer par ordonnances la société ferroviaire nationale.

Une telle grève, comme ces syndicats en brandissent la menace, serait un “formidable bond en arrière”, au moment où la SNCF affiche de bons résultats pour 2017, a-t-il déclaré sur la chaîne d’information CNEWS.

“Personne, ni les cheminots, ni les syndicats, ni les clients, ni notre pays n’a intérêt à ce qu’il y ait une grève longue au moment où le train repart”, a-t-il dit.

Il a estimé que cela entraînerait une perte de confiance des Français dans le train, mettrait en danger la dynamique en faveur du rail, pousserait les entreprises à se tourner vers la route pour le fret et affaiblirait durablement la SNCF avant l’ouverture du transport de voyageurs à la concurrence.

“Personne n’a intérêt à un mouvement dur à la SNCF”, a renchéri sur Europe 1 la ministre des Transports, Elisabeth Borne, alors que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, assurait sur France 2 que les syndicats étaient pour leur part “gonflés à bloc”.

Guillaume Pepy a de nouveau défendu la réforme annoncé par le gouvernement, qui prévoit notamment une remise en cause du statut de cheminot, pour préparer la SNCF à la concurrence.

Faute de réforme, la SNCF se fera “bouffer par des concurrents”, a-t-il averti. “Il y a une très grande urgence à réformer, parce qu’on a d’abord trop tardé (...) Si la SNCF n’est pas prête, encore une fois, elle va se faire balayer.”

Un des enjeux de la réforme est notamment le traitement de la dette colossale de la SNCF, qui ne sera pas reprise par l’Etat sans transformation de la SNCF, a averti le gouvernement.

A ce propos, Guillaume Pepy a mis en cause la politique de l’Etat qui a, selon lui, “laissé la SNCF s’endetter avec des tas de projets depuis 30 ans”, avec pour résultat 46 milliards d’euros de dette, ce qui “n’est plus possible”. (Emmanuel Jarry, édité par Myriam Rivet)

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