February 28, 2018 / 3:04 AM / 8 months ago

RESUME DE L'ACTUALITE A 03H00 GMT (28/02)

BEYROUTH - Une trêve de cinq heures ordonnée par Vladimir Poutine n’a pas été respectée, hier matin dans la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de Damas où la reprise des combats a empêché l’évacuation de civils et l’acheminement d’une aide humanitaire.

“C’est une question de vie ou de mort, il nous faut une cessation des hostilités de trente jours en Syrie, ainsi que le réclame le Conseil de sécurité”, a déclaré à Genève Jens Laerke, porte-parole du bureau de la coordination de l’aide humanitaire de l’Onu.

En visite hier à Moscou, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a souligné que la Russie était “l’un des seuls acteurs internationaux en mesure d’obtenir la mise en oeuvre de la résolution” de l’Onu.

Lors d’une conférence de presse avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, Jean-Yves Le Drian a déclaré que trois groupes rebelles de la Ghouta orientale avaient confirmé leur intention de respecter la trêve. Le ministre français a estimé que l’idée de cette trêve quotidienne était un pas en avant, mais encore insuffisant. Il a demandé la mise en place d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu.

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MOSCOU-PARIS - Jean-Yves Le Drian, qui est attendu le 5 mars à Téhéran, a réitéré hier la préoccupation de la France face aux “ambitions capacitaires” de l’Iran en matière balistique. Le programme balistique iranien - un modèle du missile Qader a été récemment dévoilé lors du 39e anniversaire de la Révolution islamique, selon l’agence Fars - est au coeur d’une guerre des mots entre Paris et Téhéran depuis novembre dernier, lorsqu’Emmanuel Macron s’est inquiété d’une politique balistique “non maîtrisée”.

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JERUSALEM - Le gouvernement israélien a suspendu hier un projet de réforme fiscale et foncière dénoncé par les Eglises du pays et qui a entraîné la fermeture de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, site de la crucifixion et du tombeau du Christ selon la tradition.

Les dirigeants des Églises catholique, grecque orthodoxe et arménienne ont expliqué que les mesures qui étaient envisagées par le gouvernement constituaient “une attaque systématique et sans précédent contre les chrétiens en Terre Sainte”.

Après avoir reçu hier un communiqué des services du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, ils ont fait savoir qu’ils allaient l’étudier, sans exclure une réouverture de l’église du Saint-Sépulcre fermée dimanche.

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LEIPZIG, Allemagne - Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé hier que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes, une décision qui pourrait concerner 12 millions de véhicules en Allemagne et est susceptible de faire tache d’huile dans d’autres pays d’Europe.

Les juges de Leipzig avaient été saisis par les autorités du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie du Nord-Westphalie, deux Länder où l’industrie automobile est très présente, contre des interdictions imposées par des juridictions locales aux villes de Stuttgart et Düsseldorf.

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BRUXELLES - Les négociations entre Londres et l’Union européenne n’ont pas suffisamment progressé pour garantir la conclusion d’un accord sur la transition après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue fin mars 2019, a une nouvelle fois mis en garde hier le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier.

“Il y a d’importants points de désaccord avec le Royaume-Uni sur ce que nous entendons par accord de transition, sur la durée et sur les conditions d’un tel accord”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

“Le Royaume-Uni aimerait, à ce qu’il semble, laisser ouverte la durée (de la transition), ce qui n’est pas possible”, a ajouté Michel Barnier, qui a également évoqué comme point de désaccord la question de l’application des règles européennes lors de la période d’ajustement qui suivra le Brexit.

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PARIS - Les syndicats de la SNCF ont décidé hier d’attendre le 15 mars avant de partir ou non en grève contre les réformes annoncées par le gouvernement.

Les fédérations CGT, Unsa, Sud et CFDT de la SNCF, réunies pour se prononcer sur l’opportunité d’entamer une grève unitaire, ont averti que le recours aux ordonnances serait le facteur déclenchant d’un tel mouvement.

Didier Aubert, de la CFDT, qui proposait une grève reconductible à partir du 14 mars, a souhaité maintenir l’unité en se rangeant à l’avis des autres syndicats.

PARIS - Le gouvernement s’est déclaré hier persuadé que la concertation permettrait d’éviter un conflit à la SNCF, au lendemain de l’annonce du bouclage par ordonnances de la réforme ferroviaire.

Bruno Le Maire a répondu hier sur France 2 aux mises en garde de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui avait dit la veille dans les Echos qu’il ne “laisserait personne cracher à la figure des cheminots”.

“Personne n’a envie de cracher à la figure des cheminots”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, démentant tout bras de fer. “Si on aime la SNCF, ce qui est mon cas, il faut cette transformation”, a-t-il assuré tout en précisant que l’éventuelle reprise par l’Etat de la dette de la SNCF serait conditionnée à la mise en oeuvre de la réforme.

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PARIS - Un groupe de travail parlementaire propose de créer une nouvelle infraction, “l’outrage sexiste et sexuel”, pour punir toute une série de comportements dont sont en particulier victimes les femmes dans les lieux publics, comme la rue et les transports.

Dans un rapport commandé par la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et remis aujourd’hui au gouvernement, ces cinq députés écrivent qu’il est nécessaire “de créer un interdit clair” et proposent de dépasser le “harcèlement de rue” pour englober tout l’espace public.

Le groupe de travail propose ainsi de créer l’incrimination d’”outrage sexiste et sexuel” visant gestes et propos déplacés, humiliants ou dégradants, sifflements, remarques obscènes, le fait de suivre quelqu’un contre son gré, etc.

Au total, le groupe de travail propose 23 mesures, qui vont de l’équipement des policiers en terminaux numériques adaptés au développement d’une application permettant aux victimes de déclencher l’enregistrement de l’infraction, en passant par un meilleur traitement des mains courantes et dépôts de plainte ou la généralisation des caméras dans les transports collectifs.

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STRASBOURG - Greenpeace France et neuf de ses militants ont été condamnés, hier, pour s’être introduits le 12 octobre dernier dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), dont ils voulaient démontrer la vulnérabilité.

Deux d’entre eux, déjà impliqués par le passé dans des actions similaires, ont été condamnés à deux mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Thionville.

“C’est une première dans l’histoire de Greenpeace France”, s’est insurgé l’organisation sur son compte Twitter.

Les sept autres, dont Yannick Rousselet, chargé de campagne chez Greenpeace, qui n’avait pas pénétré sur le site mais qui était présent à l’extérieur et se voyait poursuivi pour complicité, sont condamnés à cinq mois de prison avec sursis.

Greenpeace France devra en outre verser 20.000 euros d’amende et 50.000 euros à EDF en réparation du préjudice moral.

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PARIS - Canal+ a engagé un recours devant le tribunal de commerce de Paris à l’encontre de TF1 qui lui réclame une rémunération pour pouvoir continuer à distribuer ses chaînes gratuites, a-t-on appris hier de source proche du dossier, confirmant des informations du site internet de BFM Business.

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