February 21, 2018 / 11:04 AM / 9 months ago

RESUME DE L'ACTUALITE A 11H00 GMT (21/02)

BEYROUTH - Les bombardements des forces gouvernementales syriennes sur la région rebelle assiégée de la Ghouta orientale ont repris mercredi matin avec la même intensité que les jours précédents, faisant cinq morts et plus de 200 blessés, rapporte l’OSDH.

En 48h, 250 personnes ont péri sous les bombes dans ce secteur à la périphérie de la capitale Damas, ajoute l’OSDH.

L’organisation précise que c’est le plus lourd bilan en 48h dans la Ghouta depuis l’attaque chimique de 2013 qui avait fait des centaines de morts parmi la population et les combattants de cette poche tenue par les rebelles.

La France a dénoncé hier une “grave violation du droit humanitaire” dans cette région et exhorté ses partenaires aux Nations unies à agir pour imposer une trêve humanitaire. L’Onu a elle-même réclamé lundi l’instauration d’un cessez-le-feu, estimant que la situation “échappait à tout contrôle”.

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ANKARA - La Turquie a bombardé dans la nuit de mardi à mercredi l’enclave syrienne d’Afrin, où des milices pro-Assad étaient entrées quelques heures plus tôt pour prêter main-forte aux forces kurdes, rapporte l’OSDH.

L’armée turque a lancé le 20 janvier dernier une opération pour réduire cette poche contrôlée par les Kurdes du YPG. Ankara accuse les YPG d’être le prolongement syrien du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Ibrahim Kalin, le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mercredi que toute tentative des forces syriennes pour entrer dans la zone d’Afrin aurait de “graves conséquences”.

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NATIONS UNIES - Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réclamé hier, lors d’un discours devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la tenue en milieu d’année d’une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient.

Les Palestiniens, qui veulent que Jérusalem-Est soit la capitale d’un futur Etat palestinien indépendant, ne considèrent plus les Etats-Unis comme un interlocuteur fiable depuis la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, annoncée début décembre. Ils en appellent à une approche collective et multilatérale pour relancer les négociations israélo-palestiniennes.

“Il est devenu impossible aujourd’hui pour un seul pays ou Etat de régler un conflit régional ou international”, a estimé Mahmoud Abbas. “Il est essentiel d’établir un mécanisme international multilatéral émanant d’une conférence internationale.”

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WASHINGTON - Donald Trump a annoncé hier que son administration allait prendre des mesures pour interdire les “bump stocks”, mécanisme qui permet aux armes semi-automatiques de tirer des centaines de balles à la minute, en pleine polémique sur le contrôle des armes à feu après le massacre dans un lycée en Floride.

Un durcissement de la législation sur les armes marquerait une inflexion du président américain, qui s’est présenté depuis la campagne de 2016 et son entrée à la Maison blanche comme le champion du Deuxième amendement de la Constitution garantissant aux Américains le droit de porter une arme.

Donald Trump cherche à reprendre l’initiative après la fusillade qui a fait 17 morts la semaine dernière dans un lycée de Parkland, perpétrée par un jeune homme de 19 ans, Nikolas Cruz, qui avait acheté légalement son fusil d’assaut de type AR-45. La Maison blanche a indiqué que l’établissement d’un âge plancher pour pouvoir acheter de tels fusils était à l’étude.

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JERUSALEM - Un proche de Benjamin Netanyahu a accepté de témoigner en Israël dans une enquête portant sur des soupçons de corruption entre le gouvernement et le premier groupe de télécoms du pays, Bezeq Telecom, rapportent mercredi les médias.

Shlomo Filber avait été nommé par le Premier ministre israélien pour chapeauter le ministère des Télécommunications. La police le soupçonne d’avoir obtenu des avantages de la part des autorités de régulation en échange d’une couverture médiatique favorable de la politique de Benjamin Netanyahu.

En acceptant de témoigner pour le compte de l’Etat dans cette affaire, Shlomo Filber pourrait compliquer la tâche de Benjamin Netanyahu, déjà mis en cause dans d’autres dossiers de corruption.

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PARIS - Gérard Collomb devait présenter mercredi en conseil des ministres le projet de loi “pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif” appelé à raccourcir les délais de procédure et expulser plus systématiquement les déboutés.

Le projet de loi met l’accent sur une accélération de la procédure de demande d’asile, réduite à six mois, et prévoit également un allongement de la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours.

Les sensibilités humanistes de la majorité présidentielle, échaudées par une circulaire sur l’hébergement et l’adoption en l’état jeudi d’une proposition de loi durcie sur la rétention des étrangers, assurent croire à un projet de loi équilibré, grâce notamment aux débats à venir au Parlement au printemps.

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PARIS - L’ancien ministre socialiste du Budget Jérôme Cahuzac, qui avait été condamné en première instance à trois ans de prison ferme pour son compte bancaire dissimulé à l’étranger, saura le 15 mai s’il ira en prison, le principal enjeu son procès en appel.

Le parquet a requis mardi la confirmation de la peine et, après les plaidoiries de la défense, assurée notamment par le ténor du barreau Éric Dupond-Moretti, la date du délibéré a été fixée mercredi, à la fin du procès.

Si l’avocat général est suivi par la cour d’appel de Paris, Jérôme Cahuzac, dont la chute spectaculaire a entaché le début du quinquennat Hollande, n’échappera pas à la détention.

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PARIS - Air France prévoit d’assurer les trois quarts de son programme de vols jeudi, en raison d’un appel à la grève suivi selon les estimations de la compagnie par 28% du personnel.

La compagnie précise dans un communiqué publié mercredi qu’elle assurera la moitié de ses vols long-courriers au départ de Paris, 75% des moyen-courriers au départ et vers Paris-Charles de Gaulle et 85% de ses vols court-courriers.

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PARIS - Laurent Wauquiez a revendiqué hier le droit de tenir des propos décapants comme il l’a fait à huis clos devant des étudiants d’une école de commerce, sans quasiment rien renier sur le fond, tout en se défendant de prendre modèle sur Donald Trump.

Le président du parti Les Républicains, mis dans l’embarras par la diffusion d’enregistrements clandestins, a dit regretter uniquement ses déclarations concernant Nicolas Sarkozy, à qui il a présenté des excuses.

“Je viens sur ce plateau ici pour vous montrer que je suis parfaitement capable d’assumer la totalité des propos” diffusés par l’émission “Quotidien”, a-t-il déclaré lors d’un exercice d’explication de texte sur BFM TV.

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