February 15, 2018 / 12:56 PM / 9 months ago

BOURSE-Carrefour grimpe, UBS confiant sur le redressement

PARIS, 15 février (Reuters) - Le titre Carrefour signe jeudi l’une des plus fortes hausses du CAC 40, dopé par un relèvement du conseil des analystes d’UBS qui se montrent confiants sur le plan de redressement du géant de la distribution.

Ils ont relevé leur recommandation à “achat” sur la valeur contre “neutre” auparavant.

A 13h55, l’action Carrefour gagne 2,98% à 19,19 euros. Le CAC 40 avance alors de 1,34%.

Le rebond du jour porte à plus de 6% la progression du titre depuis le début de l’année, après une baisse de 21,19% en 2017.

Fin janvier, le PDG du groupe, Alexandre Bompard, a dévoilé un vaste plan de transformation sur cinq ans avec pour objectifs affichés de rendre au distributeur sa compétitivité en France et de le faire entrer de plain-pied dans l’ère numérique.

Pour y parvenir, Carrefour va simplifier son organisation, réduire drastiquement ses coûts, investir massivement dans le numérique et modifier en profondeur son offre alimentaire.

Pour les analystes d’UBS, il s’agit d’un plan “pragmatique et crédible”, favorable aux clients et aux actionnaires de Carrefour, écrivent-ils dans une note.

Le plan met l’accent, à juste titre selon les analystes, sur les hypermarchés, en difficultés chroniques.

“Nous pensons que le repositionnement de prix de Carrefour sera concentré sur ses hypermarchés, et plus particulièrement sur ses hypermarchés en concurrence directe avec ceux de Leclerc”, indiquent les analystes de la banque suisse.

Ils saluent la volonté de la direction de réduire la taille des hypermarchés et de multiplier les partenariats, comme avec Fnac Darty et Showroomprivé, dans le non-alimentaire.

INVESTISSEMENTS NÉCESSAIRES DANS LE NUMÉRIQUE

Les analystes d’UBS relativisent également les craintes d’une détérioration prononcée de la marque Carrefour.

“Nos données montrent qu’il y a une certaine vérité dans le fait que la marque soit abîmée auprès des clients français, mais c’est essentiellement dû à des prix trop élevés”, écrivent-ils.

“Sur des éléments tels que la qualité et la sélection des produits frais, l’environnement des magasins et le service client, Carrefour est perçu comme aussi bien voire, dans certains cas marginaux, mieux que Leclerc”.

Ils estiment par ailleurs que les investissements massifs dans le numérique - 2,8 milliards d’euros prévus d’ici à 2022 - sont nécessaires, même s’ils vont peser sur les marges.

Au contraire d’autres analystes, qui ont regretté l’absence de prévisions chiffrées dans le plan stratégique, ceux d’UBS se montrent relativement confiants.

“Nos discussions avec la direction ont confirmé que le groupe n’allait pas investir dans les prix avant que les réductions de coûts ne soient finalisées, ce qui devrait limiter le risque d’une chute des marges”, écrivent-ils.

Ils mettent aussi en avant le bon historique du partenariat entre Alexandre Bompard et le directeur financier, Matthieu Malige, qui ont déjà travaillé ensemble chez Fnac Darty.

Blandine Hénault, édité par Patrick Vignal

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below