February 14, 2018 / 2:34 PM / 5 months ago

Allemagne-Oui à une coalition pour réformer l'UE, plaide le SPD Scholz

VILSHOFEN, Allemagne, 14 février (Reuters) - Une nouvelle coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates en Allemagne est une chance unique de s’atteler à une grande réforme de l’Union européenne pour contrer la montée des populismes et de l’euroscepticisme, a déclaré mercredi le président par intérim du Parti social-démocrate (SPD), Olaf Scholz.

Les 464.000 membres du SPD doivent approuver l’accord de coalition avec l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel et l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise. Le résultat de cette consultation, qui débutera le 20 février, sera connu le 4 mars.

Olaf Scholz, nommé mardi à la présidence par intérim du SPD après le retrait de Martin Schulz, a souligné que le projet de réforme de l’UE était une bonne raison de soutenir le projet de nouvelle “grande coalition” (“GroKo”).

“C’est une occasion qui se présente à nous aujourd’hui, pas dans cinq ou dix ans. C’est maintenant qu’il faut agir”, a-t-il déclaré lors d’une réunion à Vilshofen, en Bavière.

L’accord de coalition conclu au début du mois avec le bloc CDU-CSU prévoit un renforcement de la coopération franco-allemande. Il souligne l’engagement de Berlin à l’égard des règles budgétaires strictes de l’UE mais montre aussi sa volonté de transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME) pour protéger la zone euro de nouvelles crises.

Martin Schulz a démissionné mardi de la présidence du SPD pour tenter de mettre fin aux turbulences au sein de la formation de centre gauche et Olaf Scholz assure l’intérim.

L’ancienne ministre du Travail Andrea Nahles a été choisie par la direction du parti pour succéder à Martin Schulz à la présidence, proposition qui sera soumise à un vote des adhérents le 22 avril lors d’un congrès extraordinaire à Wiesbaden (ouest).

Conservateurs et SPD ont déjà gouverné deux fois ensemble au sein d’une “grande coalition”, en 2005-2009 et 2013-2017, et à chaque fois le SPD en est sorti affaibli. Le parti a obtenu en septembre dernier son pire résultat de l’après-guerre (20,5%).

Si les membres du SPD disent “non” à une nouvelle “GroKo”, des élections sont probables, avec en perspective une possible montée en puissance du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait son entrée en force au Parlement après le scrutin de septembre.

Selon un sondage INSA publié mardi, le SPD ne recueille que 16,5% d’intentions de vote en cas d’élections anticipées, un point et demi seulement devant l’AfD. Le bloc conservateur CDU-CSU de Merkel perd un point, à 29,5%. (Ayhan Uyanik; Guy Kerivel pour le service français)

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