February 12, 2018 / 4:00 PM / 2 months ago

LEAD 1-Engie-L'Etat soutient Clamadieu pour succéder à Mestrallet

* Le Maire a rencontré Clamadieu lundi-source

* L’Etat soutiendra le patron de Solvay s’il est candidat

* Clamadieu formerait un nouveau tandem avec Isabelle Kocher (Actualisé avec contexte)

par Benjamin Mallet

PARIS, 12 février (Reuters) - Jean-Pierre Clamadieu, le patron du groupe de chimie belge Solvay, a la soutien de l’Etat français pour succéder à Gérard Mestrallet à la présidence non-exécutive d’Engie et devrait être choisi mardi, a-t-on appris de sources au fait du processus.

Le groupe énergétique a confirmé début février que sa direction resterait bicéphale et qu’il cherchait donc un successeur à Gérard Mestrallet pour le remplacer à la fin de son mandat, le 18 mai, et former un nouveau tandem avec sa directrice générale, Isabelle Kocher.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, “a rencontré M. Clamadieu ce matin et l’Etat votera en (sa) faveur s’il venait à se présenter”, a-t-on déclaré dans l’entourage du ministre, ajoutant qu’il reviendrait au conseil d’Engie de se prononcer.

De même source, Bruno Le Maire n’a pas officiellement rencontré d’autres candidats potentiels à la succession de Gérard Mestrallet.

L’Etat français a un rôle prépondérant dans la désignation du nouveau président non-exécutif d’Engie dans la mesure où il est le premier actionnaire du groupe avec 24,1% du capital et compte cinq représentants au conseil, sur un total de 19 administrateurs.

Confirmant une information du Figaro, une autre source au fait du processus a indiqué que le conseil d’administration d’Engie devrait valider le choix de Jean-Pierre Clamadieu mardi.

Engie et Solvay n’ont pas commenté ces informations, le groupe français indiquant simplement que son conseil d’administration se réunirait en effet mardi.

Jean-Pierre Clamadieu, 59 ans, est président du comité exécutif de Solvay depuis 2012. Après avoir débuté sa carrière au ministère de l’Industrie, il a rejoint Rhône-Poulenc en 1993 avant d’occuper différents postes de direction de sa branche chimie, devenue Rhodia, dont il a été nommé PDG en 2008 avant d’en assurer le redressement et de fusionner la société avec le groupe belge Solvay en 2011.

PDG d’Engie pendant huit ans, Gérard Mestrallet a cédé la direction générale du groupe en 2016 à Isabelle Kocher tout en restant pour deux ans président du conseil d’administration.

Alors qu’Isabelle Kocher, seule femme directrice générale d’une entreprise du CAC 40, a axé la stratégie d’Engie sur les renouvelables, les réseaux et les services - vendant au passage pour près de 15 milliards d’euros d’activités liées aux énergies fossiles -, la presse lui prêtait l’intention ces derniers mois de cumuler ses fonctions actuelles avec la présidence d’Engie.

Bruno Le Maire a toutefois mis fin au suspense le 21 janvier en déclarant qu’Engie maintiendrait la dissociation de la présidence et de la direction générale, saluant dans le même temps le “très bon travail” d’Isabelle Kocher.

Dans son communiqué confirmant cette dissociation, Engie soulignait de son côté que le choix du successeur de Gérard Mestrallet aurait “pour principal objectif le fonctionnement efficace des instances de gouvernance du groupe et le soutien à l’action de sa dirigeante exécutive”.

A 16h55, le titre gagnait 0,47% à 12,695 euros, sous-performant l’indice CAC 40 (1,52%)

édité par Jean-Michel Bélot

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