February 8, 2018 / 3:54 PM / 8 months ago

Les banques doivent hâter leurs préparatifs du Brexit-Dombret (Bundesbank)

par Huw Jones

LONDRES, 8 février (Reuters) - Les projets de la City pour conserver un accès facile aux marchés financiers européens après le Brexit pourraient être impossibles à mettre en oeuvre et les banques feraient mieux de réclamer dès maintenant des licences dans l’Union européenne (UE) sous peine de se retrouver “le bec dans l’eau”, a déclaré jeudi un responsable de la Bundesbank.

Andreas Dombret a exprimé ses doutes sur la faisabilité d’une “reconnaissance mutuelle” par laquelle la Grande-Bretagne et l’UE accepteraient de manière réciproque leurs règles financières. Cette idée est promue par la City, le quartier des affaires à Londres.

Une telle initiative saperait le principe de souveraineté nationale en accordant des prérogatives importantes à des comités techniques de supervision chargés d’en assurer le fonctionnement, a dit ce membre du directoire de la banque centrale allemande lors d’un événement organisé par UK Finance, l’organe représentatif du secteur bancaire britannique.

“L’effort important nécessaire (...) pourrait l’emporter sur les avantages pour la société”, a dit Andreas Dombret.

A ses yeux, il est de moins en moins probable qu’un accord de libre accès soit conclu en matière de services financiers et il est temps d’affronter la réalité.

Le gouvernement britannique n’a pas encore précisé sa position sur ce sujet en vue des négociations commerciales plus larges avec l’UE.

Nicky Morgan, président de la commission parlementaire du Trésor, a exhorté jeudi le ministre de la City, John Glen, à faire connaître la position du gouvernement pour apporter aux banques une “clarté grandement nécessaire” afin qu’elles se préparent au Brexit.

Andreas Dombret a aussi mis en garde les banques tentées d’attendre la période de transition prévue après le Brexit, censé intervenir en mars 2019, pour prendre des décisions difficiles en matière de délocalisation d’activités et de personnel vers l’UE.

Même si l’UE et la Grande-Bretagne parviennent d’ici le mois prochain à un accord sur cette période de transition, il pourrait ne pas suffire à définir un cadre juridique solide dont les banques internationales ont pourtant besoin, a-t-il dit.

“La phase de transition n’est pas un filet de sécurité”, a-t-il insisté.

Les banques devraient plutôt s’efforcer d’organiser la certification de leurs activités dans l’UE de la manière la moins chaotique possible car une absence d’accord sur les services financiers est une issue réaliste, a poursuivi Andreas Dombret.

“Celles qui n’achèvent pas leurs préparatifs et ne commencent pas à les mettre en oeuvre d’ici mars de cette année risquent de se retrouver le bec dans l’eau avec le Brexit un an plus tard”, a-t-il dit, ajoutant que ce conseil s’appliquait aussi aux banques européennes désireuses de poursuivre leurs activités en Grande-Bretagne. (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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